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Quand les clochers mènent à tout !
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Ils ont rythmé la vie des hommes pendant des siècles grâce à la voix de leurs cloches… Ils ont aussi offert l’heure. Depuis 1868, Bodet « campaniste » les accompagne avec un savoir-faire internationalement reconnu dans le plus grand respect du patrimoine. Cette entreprise familiale est le premier fabricant européen d’horlogerie d’édifice. Et « Bodet » ne s’est pas arrêté là…
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Des beaux clochers de France aux nouveaux « temples » que sont les stades… et plus encore.
En 1868, Paul Bodet, artisan ébéniste, installe l’horloge du clocher de l’église de Trémentines…

Installée à Trémentines non loin de Cholet, « Bodet » emploie aujourd’hui près de 600 personnes et maîtrise toutes les facettes de la mesure du temps.
La « crise » ? Après une croissance de 20% en priorité, « Bodet » devrait maintenir un chiffre d’affaires de 55 millions d’euros en 2009 et se développe à l’international. Tout récemment, « Bodet » a enlevé un beau marché : équiper 170 gymnases scolaires de panneaux d’affichage électronique au Koweït.
« C’est une commande exceptionnelle remportée de haute lutte face à un concurrent américain qui ne fait pas de cadeaux. »
Et d’autres contrats devraient être signés au Moyen-Orient…
Ces succès sont l’aboutissement du dynamisme de « Bodet » qui fabriquait dès 1968 ses premiers tableaux de chronométrage sportifs. En 1975 l’entreprise se positionnait dans l’horlogerie industrielle pour se développer dans les années 1980 dans les « outils » logiciels de gestion de temps acquérant alors une compétence d’éditeur et de services qui représentent aujourd’hui 40% du chiffre d’affaires.
Ces nouvelles percées n’ont pas détourné « Bodet » de ses origines : la restauration « campanaire » de l’église Saint-Sulpice, beau chantier de quatre ans, fait la fierté de l’entreprise familiale, tout comme la remise en état de l’équipement de la plus grosse cloche de France, celle de Montmartre !
Et toujours de poursuivre l’acquisition de nouveaux « savoir-faire », comme la biométrie dans la gestion du temps ou la gestion informatique de parcs d’horloges :
« … utiles quand vous avez de 600 à 800 horloges, dans un aéroport par exemple. »
En 2005, Bodet a fait l’acquisition de la société Osys spécialisée en suivi de temps de production…
Entreprise particulièrement « responsable », Bodet vient d’investir dans le renouvellement d’une flotte de 100 véhicules, accompagné d’un programme de formation à la conduite économique pour ses 230 salariés itinérants. Un investissement qui devrait permettre d’économiser 10% des 600 000 litres de carburant annuellement consommés !
Des clochers de France aux stades, des aéroports aux unités de production d’entreprise, partout où le temps compte, « Bodet » propose ses compétences.
Aucune solution ne lui est étrangère.
Pas même l’équipement de 24 horloges « plaqué or » pour la Grande Mosquée de La Mecque…
Résolument tourné vers l’avenir, « Bodet », entreprise toujours jeune, reste lié aux battements de cœur de nos campagnes, de nos villages et villes grâce à 22 000 des clochers de France qui sont sous sa « garde »…
Quel plus bel exemple de l’excellence française ?
Nous fleurissons l’entreprise Bodet de Lys d’Or !
Portemont, le 1er octobre 2009
(A partir d’un article « Tête d’Affiche » Les Echos du 9 septembre 2009)
Visiter :
http://www.bodet.com/

Trémentines. Face à l’église au 75 rue du Général de Gaulle il est 9h47. Au même instant, il est 3h47 à New-York et 17h47 à Tokyo. Sur le mur, près de l’accueil, la certification ISO 9001 Version 2000, obtenue en 2003, est en bonne place. Pas d’erreur possible, nous sommes bien au siège de l’entreprise Bodet, sur les lieux où commence, en 1868, une belle histoire industrielle. C’est à cette date que Paul Bodet, artisan ébéniste, installe l’horloge du clocher de l’église de Trémentines. C’est le début d’une longue expérience et d’une recherche constante de l’innovation. En 1918, son fils, Emmanuel, étend l’activité à l’Ouest de la France. En 1945 Pierre Bodet, à l’esprit innovant, relance la société avec son frère. L’entreprise connaît alors un développement rapide dans l’horlogerie d’édifices, puis sur le marché de l’horlogerie industrielle.
La passion du savoir faire
Depuis la création de la société Bodet, la restauration et l’électrification des cloches sont associées au respect du patrimoine. «La technique est au service du patrimoine» souligne-t-on depuis toujours aux établissements Bodet.
En effet, de très nombreux clochers de la France entière témoignent de ce respect des traditions et des témoins de notre Histoire. Les cathédrales de Reims, Chartres, Bourges, Montpellier, Limoges, Nice, Evry, pour ne citer qu’elles, sonnent grâce à ce savoir-faire, tout comme le Sacré Cœur de Paris et quelques 15 000 autres clochers.
Ainsi, grâce aux techniciens qui travaillent sur la restauration des cloches dans le respect de la tradition, la valeur historique ou sentimentale est totalement préservée. Ce qui donne une dimension unique à la notoriété de l’entreprise. Cette activité d’horlogerie d’édifices génère de multiples interventions spécialisées à l’exemple de la fabrication sur mesure de beffrois, éléments des structures qui soutiennent les cloches ou la restauration des cloches anciennes. Aujourd’hui ce savoir faire est inégalé en Europe et s’étend à tout l’environnement des clochers qui s’élèvent dans nos campagnes et au cœur des villes, à savoir les carillons, les cadrans et aussi les paratonnerres.
Partenaire du sport
L’activité chronométrage et affichage sportif est certainement la plus connue. Il est vrai que les panneaux sont incontournables dans le cadre de nombreuses manifestations sportives. La société Bodet a démarré cette activité en 1968 en équipant la Jeune France de Cholet puis Cholet Basket. Depuis cette date, la majorité des clubs du basket français s’est équipée de tableaux
Bodet. Et au-delà des salles de basket, ces tableaux ont désormais une place privilégiée dans les enceintes sportives, tant en France qu’à l’étranger. A noter qu’un partenariat avec la ville de Cholet a permis à la société Bodet de développer un nouveau logiciel de réservations des bâtiments sportifs. D’autres systèmes sécurisent les accès des sites sportifs, d’autres encore assurent un suivi rigoureux de l’éclairage et du chauffage afin d’optimiser la gestion des coûts des salles de sports. Ces différentes approches de gestion permettent aux collectivités, qui ont en charge ces structures, de suivre au plus près leur utilisation et de faire face rapidement à toute anomalie.
Défier le temps
Que ce soit l’horlogerie d’édifices et l’électrification des clochers, le chronométrage et l’affichage sportif, l’horlogerie industrielle et la distribution de l’heure à chaque instant, partout dans le monde, dans les gares, les métros, les aéroports, le dénominateur commun est le temps. Cette gestion du temps est un défi. Chaque heure, chaque minute, chaque seconde, voire chaque dixième, centième de secondes comptent. C’est en relevant ce défi que la société Bodet s’est diversifiée et est devenue une référence jusqu’à l’aéroport et au métro de Taïwan, en passant par Madrid, Bilbao, Le Caire, Montréal...
Près de 500 collaborateurs, dont 60 en recherche et développement dans les locaux hi-tech du Cormier à Cholet, contribuent chaque jour, dans 46 pays, à la notoriété du nom de Bodet. Pour eux, aujourd’hui c’est déjà demain, avec des innovations et des nouveautés pour mieux apprivoiser ce temps qui passe.
L'horloge de la gare de Lyon
A l’Est de la capitale, l’horloge de la gare de Lyon est considérée comme l’un des plus beaux monuments de Paris. Elle constitue un repère majestueux pour les voyageurs qui partent de Paris vers le sud de la France ou l’Italie. En panne depuis cinq ans, suite à la tempête de décembre 1999 qui avait endommagé son mécanisme, l’horloge de la gare de Lyon a été remise en marche le 15 février dernier, à 12 h 30 exactement. La tour d’horloge, haute de 67 mètres, au sommet de laquelle on accède par un escalier de 400 marches, a été construite en même temps que la gare, à l’occasion de l’Exposition Universelle de 1900. «Les quatre cadrans de l’horloge fonctionnent depuis 1902» précise Jacques Burel, directeur commercial. Cet édifice comprend en fait quatre horloges, situées chacune sur les quatre faces de la tour imposante de la gare. Les huit aiguilles, d’un poids de près de 45 kg pour les plus grandes, ont été décapées, redressées, puis repeintes d’un bleu saphir. Les mécanismes et les aiguilles ont été testés pendant un mois à Trémentines. La restauration à l’identique des cadrans a cependant fait une concession à la modernité. La partie électrique des mouvements a été remplacée par des minuteries électroniques et le contrôle de la position des aiguilles est désormais synchronisé sur la fréquence des ondes radio...en l’occurrence celles de France Inter. Les changements d’horaires, d’hiver et d’été, se font donc automatiquement. Il est loin le temps où les tourneurs de manivelles, qui, tous les huit jours, grimpaient jusqu’à l’horloge afin de la mettre à l’heure. Quand vous passerez par la gare de Lyon, prenez quelques instants pour admirer le résultat d’un travail bien fait. Dites-vous que quelque part en province, du côté de
Cholet, à Trémentines, des hommes et des femmes ont œuvré afin de restaurer à l’identique et remettre à l’heure cette horloge hors normes aux cadrans de sept mètres de diamètre.
De la tradition aux logiciels en 10 langues
Au-delà de cet aspect visible et spectaculaire, l’entreprise Bodet va de l’avant. Pour renforcer sa position et ajouter des cordes à son arc dans un monde en perpétuel mouvement, il convient de s’adapter, voire anticiper.
De son origine industrielle, Bodet a gardé la passion des produits bien conçus et bien construits. C’est avec cette même rigueur que Bodet aborde son métier d’éditeur de logiciels du temps de travail et des activités depuis 1987.
Avec plus de 25 000 clients, Bodet est aujourd’hui le numéro un incontesté de la gestion du temps (gestion des temps de présence et d’absence, des 35 heures, planification des horaires, suivi des temps de production...). Avec des logiciels en dix langues et une présence en Grande-
Bretagne, Belgique, Suisse, Espagne et Portugal grâce à cinq filiales, Bodet est devenu un partenaire très apprécié des entreprises et collectivités.
C’est dans ce contexte de développement que les établissements Bodet ont récemment fait l’acquisition de la société Orga Système située à Changé en Mayenne. «Son offre est différente de la nôtre mais très complémentaire pour les industriels. Ainsi nous ajoutons le suivi de la production à celui du temps de présence» résume Jean-Pierre Bodet, PDG du groupe.
En deux décennies, l’entreprise est passée du métier d’industriel à celui d’éditeur de progiciels. Un véritable bond en avant qui propulse l’entreprise dans le XXIè siècle.
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Entretien avec…
Jean-Pierre Bodet, PDG de Bodet S.A.
Bodet fait partie de l’histoire de Trémentines et du Choletais. La notion de territoire semble importante pour vous ?
Il est vrai qu’à une certaine période, la question s’est posée d’aller implanter ailleurs notre activité «logiciels » Nous avons hésité entre Nantes et le Choletais. Finalement, nous avons privilégié l’esprit d’entreprise et un environnement favorable. Ici, les gens sont travailleurs et aiment rester au pays. C’est ce qui fait d’ailleurs une de ses principales forces et un atout incontestable.
Justement, quels sont vos principaux atouts ?
De toute évidence, notre expérience, notre savoir-faire, notre esprit novateur, voire notre audace, sont des atouts majeurs. En effet, nous cherchons sans cesse à innover afin d’être les premiers sur un marché où, parfois, nous sommes dans la situation d’une course contre la montre.
C’est-à-dire ?
En quelque sorte il faut gérer notre approche d’un problème, puis gérer nos efforts pour trouver la solution optimale afin de satisfaire nos clients et enlever de nouveaux marchés et ceci dans des délais souvent minimes. Nous sommes résolument tournés vers l’avenir tout en valorisant notre métier d’origine pour lequel nous sommes fiers. D’autant plus fiers dans la mesure où nous mettons notre savoir-faire au service de notre patrimoine national. L’exemple de la restauration de la tour de la Gare de Lyon en est la plus récente
illustration.
Petit lexique
Clocher : construction élevée au-dessus d’une église qui soutient et abrite les cloches.
Beffroi : charpente bâtie à l’intérieur d’un clocher qui porte la cloche.
Battant : marteau métallique à l’intérieur de la cloche.
Mouton : pièce en bois ou métallique qui permet les mouvements de la cloche sur le beffroi.
Minuterie : partie d’un mouvement d’horlogerie, électrique ou mécanique, qui dirige les aiguilles.
http://www.agglo-choletais.fr
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Déjà en 2001…
L'horloger Bodet à l'heure de l'intranet
« C´était au départ une petite initiative collective. C´est maintenant devenu un mode de travail. Chez Bodet, l´intranet est arrivé doucement, mais sûrement. Il y a trois ans, à l´occasion d´une diversification de son activité, la Société d´horlogerie Bodet, basée à Trémentines (Maine-et-Loire), créait un nouveau département. Ce qui donnait naissance à un autre site de 150 personnes, à Cholet, distant d´environ 20 kilomètres du premier.
"Nous avions tous Outlook Express sur nos PC", raconte Fabrice Chausserais (photo), le responsable marketing de ce nouveau service. "Nous avons commencé, comme ça, un jour, à communiquer entre deux ordinateurs. Puis trois. Puis quatre... Mais cela a rapidement montré ses limites. Nous avons alors basculé sur la version professionnelle d´Outlook, et bidouillé ici et là quelques sharewares et autres versions light (FrontPage, Webexpert, Dreamweaver, etc) ou betas pour éditer nos quelques pages HTML".
Intranet sauvage
La moyenne d´âge du service gestion des temps et contrôle d´accès de l´entreprise Bodet n´étant que de trente ans, l´aspiration à foncer dans les nouvelles technologies n´eut rien d´illégitime. »
Lire la suite :
http://www.indexel.net/article/l-horloger-bodet-a-l-heure-de-l-intranet.html |
Muret. Les treize cloches de l'église Saint-Jacques
Patrimoine. Révision annuelle du carillon et de l'horloge. Huit cloches sont électrifiées.
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Après avoir grimpé dans le clocher de l'église Saint-Jacques, Michel Navarro, de l'entreprise Bodet, vérifie le bon fonctionnement du carillon. Photo DDM, R.C. |
Le « Se canto » à 10 heures du matin au carillon de l'église Saint-Jacques voilà qui attire l'oreille et le regard vers le clocher. Il s'agissait en fait du travail de révision d'un campaniste. Venu pour remettre à l'heure le cadran de façade qui retardait de 8 minutes, Michel Navarro en profitait pour réviser les mécanismes des cloches.
Voici neuf ans que cet employé effectue ce travail pour l'entreprise Bodet. On connaît la réputation de cette entreprise née dans le Maine et Loire. Outre son activité campanaire historique (installation, maintenance, mise aux normes, électrification des cloches) elle installe aussi les paratonnerres et sonorise les églises. Sa signature se trouve également sur les panneaux d'affichage sportifs, l'horlogerie et l'affichage industriels (gares, écoles, hôpitaux) et sur des logiciels de gestion de temps et contrôle des accès.
Mélodies
Lampe sur le front, Michel Navarro a donc emprunté l'escalier de briques en colimaçon plutôt obscur et souillé de fientes de pigeons pour atteindre, à mi-hauteur du clocher, le carillon formé de 13 cloches.
Huit sont électrifiées (un marteau vient taper pour donner le tintement) ; parmi elles, deux balancent à la volée. Cinq restent donc muettes ; auparavant un système de tringles permettait par un clavier manuel d'actionner leur battant intérieur.
« Avec 13 cloches branchées, on pourrait programmer plus de 200 mélodies explique le campaniste. Aujourd'hui, il n'y a que quatre airs (dont le Se canto et Il est né le divin enfant). Certaines communes ont un large programme comprenant la Marseillaise ou le Chant des Partisans. Que l'on peut déclencher avec une télécommande, depuis le cimetière par exemple. Tout comme on peut télécommander l'ouverture du portail ou celle du chauffage ».
« Aujourd'hui, les sonneries des cloches ont moins leur côté religieux mais restent un repère dans le rythme de vie, en particulier dans les villages. Ainsi ce pépé content de la réparation que je venais d'effectuer dans son village ariégeois car « la nuit quand on se réveille on ne sait pas quelle heure il est… » ou cet autre qui disposait pourtant d'une montre gousset mais qui se fiait aux cloches pour quitter son jardin ». « C’est un patrimoine auquel on tient, cela fait partie de notre histoire locale. D'ailleurs, les communes, qui ont la charge de l'entretien, y restent fidèles en souscrivant des contrats de maintenance ». Michel Navarro a vérifié que les jeux au niveau des mécanismes n'étaient pas trop importants et que les vieux moteurs fonctionnaient toujours. Cela tiendra, jusqu'au prochain passage, une fois l'an.
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