mardi 02 décembre 2008

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Un des tout derniers…

Un des tout derniers ébénistes d’art qui emploie 22 personnes. « Les Frères Allot », à Loudéac dans les Côtes-d’Armor. De l’obstination pour maintenir tradition et savoir-faire.

Sept générations de « Allot » et depuis peu, Ronan, fils de René Allot qui partage la propriété de l’entreprise avec son frère Michel, le tapissier « Maison »… Ronan, titulaire d’un mastère de commerce international, et qui vient à la rescousse pour développer « l’international »…

Sans oublier, comme il se doit, la règle d’or édictée au début du XIXe siècle par le Duc de la Rochefoucauld-Liancourt lorsqu’il créa les Ecoles d’Art & Métiers, règle que la famille Allot a fait sienne : « Le travail bien fait et bien fait jusqu’au bout ».
Un parcours exemplaire, une relation forte avec le bois qui a permis aux « Allot » de s’exprimer tant dans l’art du tonnelier que celui du « carrossier »…

Et aujourd’hui le savoir-faire « Allot » s’exprime dans la fabrication de copies de meubles anciens. Travail ingrat et exigeant.

De 100 à 2000 heures de travail selon le modèle et la complexité. Huit corps de métier qui se succèdent parfois : menuisiers, ébénistes, marqueteurs, sculpteurs, laqueurs, vernisseurs, garnisseurs et teinturiers… Comme si le vieux faubourg Saint Antoine parisien des anciens temps, avait déménagé par enchantement pour prendre ses quartiers dans l’atelier de 4000 m2 des Frères Allot…

Diplomé de l’ « Ecole Boulle » et architecte, René Allot caresse la feuille blanche et dessine les modèles. La main du maître…

Si près du quart du chiffre d’affaires  - 1,5 million d’euros -  se concrétise à l’étranger, il faut encore aller de l’avant.

Un constat : « Notre clientèle est essentiellement formée de particuliers qui souhaitent de beaux meubles. L’avenir de l’entreprise passe par des marchés à l’étranger, car la France laisse peu de place aux réalisations traditionnelles. »
Et René Allot de déplorer l’absence de commande publique…

Travaillant à la commande à partir d’un modèle quasi unique, la Maison Allot ne peut pas avoir de distributeurs…

Mais le « bouche à oreille » récompense le travail…

Et de nombreuses délégations visitent l’Atelier de Loudéac…

De la Corée lointaine, chaque année, une commande vingt « pièces »…

Puisse le « sang » neuf de Ronan, un sang « neuf » Allot, permettre à l’Atelier de porter son savoir-faire au-delà des mers et des océans, et transmettre ce goût du «  travail bien fait et bien fait jusqu’au bout » !

En souvenir aussi des sept frères Allot mobilisés pour la Grande Guerre et  de Victor qui fut le seul encore vivant au matin du 11 Novembre…

Prendre le temps de visiter :
http://www.freres-allot.com/

Portemont, le 14 juillet 2008

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