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De « La défense de la francophonie au Nouveau-Brunswick »…

Un bel appel de notre amie de « cœur », Guéganne Doucet : La seule province officiellement bilingue du Canada va-t-elle éliminer les programmes d’immersion précoce en français ?
Son appel frappe aux carreaux de nos fenêtres comme un rayon de soleil !

Sous peu, Guéganne Doucet nous présentera l’histoire et la vie des Indiens Métis francophones du Nouveau-Brunswick. Nous vous avons présenté son frère, Archie Martin dans notre article :

Nous n’entendons pas jeter du pétrole sur le feu…

Au prix du baril… Mais rappeler simplement quelques vérités… Qui se souvient de Louis Riel ? Chef métis (d’ascendance canadienne-française et amérindienne-sioux), victime des Orangistes fanatiques, exécuté le 16 novembre 1885 pour avoir défendu son Peuple !

Lire la suite...

Défendons la langue qui nous unit, trésor en partage !

Merci Guéganne.

Portemont, le 16 avril 2008

À la défense de la francophonie au Nouveau-Brunswick

Le Nouveau-Brunswick veut abolir les programmes d'immersion française en bas âge dans les écoles de la province. Ça ne fait pas de maudit bon sens, la seule province officiellement bilingue du Canada va éliminer les programmes d'immersion précoce en français.

Cette réforme annoncée à la mi-mars par le ministre de l'Éducation, Kelly Lamrock, effacera à compter de septembre les programmes d'immersion française en bas âge dans les écoles de la province.

Les élèves déjà inscrits en immersion pourront poursuivre jusqu'à la fin du primaire. Mais on n'en accueillera plus de nouveaux. D’ici cinq ans, le programme d'immersion précoce qui existe partout ailleurs au Canada sera mort et enterré au Nouveau-Brunswick.

Kelly Lamrock : « Effacer les programmes d’immersion précoce française en français ? Et avec le sourire… »

Annoncée à toute vapeur trois semaines après la publication d'un rapport très critique à l’égard de l'immersion précoce, la réforme a pris les parents de court. Au Nouveau-Brunswick, c’est près d’un enfant anglophone sur trois qui s’inscrit en immersion française.

Plus que ça: le français, qui est aujourd'hui enseigné dès la première année dans les classes régulières, ne fera son apparition qu’en cinquième, avec un bain linguistique de cinq mois.

Les élèves anglophones du Nouveau-Brunswick commenceront à apprendre le français en 5e année grâce à un programme universel intensif. Après la 5e année, les parents pourront, selon le rendement de leur enfant, choisir un programme d'immersion en français ou un programme de français post-intensif au début de la 6e année. Selon le ministre de l'Éducation, Kelly Lamrock, cela permettra à tous les élèves d’obtenir de meilleures notes en alphabétisation, en mathématiques et en sciences.

Un plan sera établi pour remplacer le temps épargné en éliminant le français de base à l’élémentaire par des occasions d’enrichissement en arts, en musique et en éducation physique.

La crise a rebondi à la législature de la province où l’opposition est déchaînée. « Vous êtes en train de détruire le Nouveau-Brunswick », a martelé le député Percy Mockler.

L’ancien premier ministre du Nouveau-Brunswick Bernard Lord et l’ombudsman de la province, Monsieur Bernard Leblanc sont mis de la partie. Monsieur Lord est aujourd'hui conseiller auprès du gouvernement fédéral en matière de bilinguisme, il  a émis des réserves sur la réforme. Monsieur Leblanc, l’ombudsman de la province décrète une enquête sur la manière dont le gouvernement a procédé pour décréter sa réforme.

Également, monsieur, Joseph Dicks, directeur de l’Institut des langues secondes à l’Université du Nouveau-Brunswick, affirme que la réforme "défie le bon sens". Un regroupement de professeurs d'université évoque une erreur gigantesque et le commissaire aux langues officielles, Graham Fraser, s'inquiète de l’impact qu’elle pourrait avoir sur d'autres provinces canadiennes.

Les journaux locaux débordent de lettres de citoyens en colère et d’opinions de spécialistes qui contestent la logique de la réforme.

Mais le ministre Lamrock persiste et signe: il va aller de l'avant, peu importe les critiques.
Je crois que, Monsieur le premier ministre, Shawn Graham,  doit se demander s’il  est prêt à perdre la prochaine élection sur cette question ?

Bref, nous les Métis francophones du Nouveau-Brunswick souhaitons que la crise va dépasser les frontières du Nouveau-Brunswick et surtout se rendre aux frontières de  la France.

Guéganne Doucet
Artiste  visuel-peintre et sculpteur

Guéganne Doucet

Découvrez les revendications des Premières nations :

Vue de la :

http://indianclaims.ca/

Visitez le site :

http://www.autochtones.ca/portal/fr/ArticleView.php?article_id=357

Visitez  le site des patriotes :

http://www.patriotes.cc/portal/fr/Default.php

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