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Des « dommages collatéraux »…
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Dans ses mémoires, le colonel Rémy rapportait que son ami anglais, Kay Harrison, lui aurait déclaré – peut-être pour lui remonter le moral- pendant que l’Allemagne occupait la France qu’« un pays comme la France, qui sait fabriquer plus de deux cents sortes de fromages, ne peut pas mourir ».
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Il n’était pas alors question de faire le fier et de lui rétorquer que la France était la patrie de bien plus de fromages encore… La France a donc survécu ! Mais voilà qu’aujourd’hui nos fromages sont au plus mal… Nos maîtres fromagers sont à la peine. Conséquence de la crise du lait…

Si nos producteurs laitiers, de haute lutte, ont obtenu un sensible relèvement du prix du lait, il convient de préciser qu’il a été de 9% supérieur à ce que les producteurs des Pays-Bas ont obtenu, et de 15% supérieur au prix qui a été versé aux producteurs… allemands !
La suite ne s’est pas fait attendre : nos fromagers ont vendu pour de 2,5 milliards d’euros de fromages à l’exportation, affichant un recul de 4,3% par rapport à 2008. En volume, la baisse a enregistré une chute de 1,7%. Alors que l’Allemagne a vu ses exportations croître de 5,3%...
L’emmental français qui consomme 12 litres de lait pour 1 kilo a chuté, lui, de 10%. Les fromages « fondus » enregistrent un recul de 13%...
Et toute honte bue, la France a importé 55 000 tonnes d’emmental « étranger », importations qui ont progressé de 23%, soit l’équivalent de la production de deux usines françaises aux dires de l’Association de la transformation laitière.
Sans commentaire.
Une bien triste lecture de La Tribune du vendredi 5 mars 2010.
Léon Areva, le 11 mars 2010
Nous préciserons que chez nos amis Suisses, le fromage se porte bien : + de 1,6% à l’exportation.
http://www.switzerland-cheese.ch/fr/mediasimages/communiques-de-presse/news-detail/news/kaesebranche-trotzt-der-krise/151.html
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