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Quand tout est si bien dit...
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De « Cette France qu’on oublie d’aimer » ! Des mots justes qui sonnent comme une volée de cloches coulées dans une alchimie d’airain et d’argent… Andreï Makine nous les a offerts en 2006. Peu de temps après leur beau chant a été couvert par des mots « ressemblants », des mots pillés et sans cesse détournés. Election oblige… D’autres mots, aujourd’hui encore, se déguisent et portent masque… Retrouver avec Andreï Makine la substance de « la France éternelle »…
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Remercierons-nous assez « ChristinA » pour cet indispensable rappel?
Il est urgent de lire « Cette France qu’on oublie d’aimer »
Quand Andreï Makine, envers et contre tout, chante son attachement à la France qui ne se ressemble plus, qui ne se rassemble plus…
Portemont, le 1er mai 2010
[...] “Ne dérangeons pas l’ombre de Paul Valéry, on sait déjà que les civilisations sont mortelles. Et pourtant “la France éternelle” n’est pas une hyperbole nationaliste.
Ce sentiment de pérennité se perçoit dans les échos qui, durant notre existence fugace, relient notre présent au passé lointain d’un pays, de cette France dont nous sondons alors, avec émotion, l’histoire et la densité humaine.[...]
Si “dans la France d’aujourd’hui, on ne peut plus imaginer ce cri que lança Lasource à ses bourreaux : “Je meurs au moment où les Français ont perdu leur raison, mais vous, vous mourrez le jour où ils l’auront recouvrée.”[...] c’est bien parce que la France est haïe (par les Français?) car les Français l’ont laissée se vider de sa substance, se transformer en un simple territoire de peuplement, en un petit bout d’Eurasie mondialisée.”…
Je n’écrirais pas ce livre si je ne croyais pas profondément à la vitalité de la France, à son avenir, à la capacité des Français de dire “assez ! ”
(Cette France qu’on oublie d’aimer - Andreï Makine - Flammarion - 2006) |
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