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Les « trésors » d'un « Journal»...

Il y eut l'incompris « Rien » d'un 14 juillet. Il fallut longtemps pour que la vérité prévalût... Tout chasseur connaît la bredouille... Mais ce « Rien » servit de sombres causes. Aujourd'hui, Dame Providence nous offre un autre « Journal ». Un cadeau qui serait resté lettres mortes sans le travail obstiné de notre ami Philippe Delorme. « Journal (1846-1883) - Henri comte de Chambord »

Le « Journal » d'un roi, roi de quelques jours, dont la force morale jamais ne faiblit. Henri V, dans le cœur de bien des Français qui lui restèrent fidèles jusqu'à sa mort.
Bien après son dernier souffle, ne chantait-on pas dans le fidèle Languedoc:

« S’Enri V deman venié !
A! quinto festo !
A ! quinto festo !
S’Enri V deman venié !
A ! quinto festo acô sarié!

I' anarian tôuti !
I' anarian tôuti !
E menarian nostis enfant !
Nosti journado
Sarien pagado
Rén que de pèço de vint franc ! »

« Si Henri V demain venait
ah ! quelle fête !
Ah ! quelle fête !
si Henri V demain venait !
Ah ! quelle fête ce serait !

« Nous irions tous,
nous irions tous,
et nous mènerions nos, enfants,
Nos journées,
seraient payées
toutes en pièces de vingt francs ! »

Et les "Bleus" devenus bien "rouges" avec le temps... de railler le dernier couplet... "toutes en pièces de fer blanc"...
Le temps a fait son oeuvre déroulant ses temps difficiles. Mais ce "Journal" garde aujourd'hui encore tout son intérêt.
Il n'est pas "réservé" à quelques érudits chamailleurs qui fourbiront toujours plus leurs armes pour livrer des combats contre les moulins à vent.

"A-t-il dit? Il n' a pas dit!"

Le Prince nous livre beaucoup plus!

Une vie d'exil où pas un jour n' a pas son souci de la France. D'une France charnelle qui connait heurs et malheurs...

Une vie porteuse d'espérances...

Les "émissaires" se croisent, parfois se toisent... porteurs de nouvelles.  A  Froshdorf ou en voyage, son coeur bat toujours à une heure française.

Et le Prince tient son journal...

Avec application...

Raison garder... Lire et relire... Et affronter la réalité: il faut choisir...
Notre ami Philippe n'avait pas le choix...

Il nous guide donc dans ce « Journal », éclairant nos pas dans les pas du Prince. Nous découvrons la permanence de ses pensées confrontées aux réalités qui déchirent la France, l'Europe...

Des « notes », toujours judicieuses -Merci Philippe – situent les visiteurs, les fidèles... Retrouver en quelques lignes le bel esprit du « Cicéron légitimiste » « Berryer fils » (Pierre-Antoine Berryer), modèle de fidélité!
(note 41, page 150)
En quelque « coin » du monde où un Français se trouve, le Prince suit les temps difficiles de ce temps...
« 11 janvier 1867... En Corée, l'amiral Roze détruit avec une escadre française les établissements publics de Kang- hoa... pour venger la mort des missionnaires... » (page 412)
Le prince comprend-il les évènements de son temps? L'empreinte des Montmorency, Rivière,  Damas, tous animés des meilleures intentions l'ont depuis longtemps coupé des « clefs » nécessaires à l'entendement du monde qui bouillonne...

Exil long, très long... Le temps et les évènements défilent, les jeux et les enjeux politiciens... Toujours le Prince maintient! Un principe incarné dans un Prince... qui chaque jour s'éloigne un peu plus de l'espérance des Français...

Un « Journal » qui vous tient. Le referme-t-on sans avoir « marqué » la page?
Qu'importe! L'ouvrir, le fermer, l'ouvrir...

Le « terrible » choix qu’a dû faire Philippe Delorme s'avère de page en page cohérent, dessinant la personnalité du Prince, sans occulter ses travers propres à son temps et partagés par beaucoup sans distinction de rang...

Nous suivons le Prince, les fatales années 1871 et suivantes...
Temps long, Clemenceau fait ses débuts dans l'histoire... Le prince s'en éloigne un peu plus...

Un « Journal » dont on tourne les pages un peu comme celles d'un livre d'heures...
A garder à portée de main sans porter de jugement. Il nous impose dans ses certitudes bien des réflexions...

Portemont, le 26 octobre 2009

Nous vous en présenterons quelques extraits au fil de nos temps difficiles.

Octobre 1848
Le 28...
« … On reçoit des lettres de Froshdorf. On bombardait Vienne le 26. On se battait fortement. Nous allons jouer aux quilles. On est très préoccupé des nouvelles de Vienne... »

Octobre 1873
Le 28...
« … Mr Barrande arrive de France. L'embrouillage devient tel et l'idée que j'ai adopté le drapeau tricolore se répand tellement que je suis obligé d'écrire une lettre à Mr Chesnelong que je fais publier pour rétablir les faits, et maintenir toutes mes déclarations précédentes en faisant l'éloge des princes d'Orléans, du maréchal Mac-Mahon et de la loyauté de Chesnelong. »

Faire mémoire d'un autre « Journal »...

Un 14 juillet...
Rien

Un « Journal » dans lequel le Roi Louis XVI faisait le compte-rendu de ses journées de chasse et de quelques évènements auquel il prenait part... non sans détachement.
Et comme à son habitude, le Roi  portait ses notes quotidiennes, dans son « Journal », le mois précédent!
Rien. Ecrit en août 1789. Rappel d'une chasse bredouille...

La chasse aurait-elle été bonne?

Le Roi aurait pu écrire: « chasse au Butard-pris 8 cerfs-souper. »

« Journal » de Louis XVI.


Transcription du journal- mai 1770-

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