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Dans un monde de « Brutes » et de « Barbares »…
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Ne jamais négliger d’avoir pour compagne l’éternelle poésie…
Une occasion bien venue de découvrir l’œuvre d’Athanase Vantchev de Thracy…
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Trésors de la langue française, orfèvrerie précieuse qui se révèle dans nombre de traductions, Athanase Vantchev de Thracy est aussi un passeur de mémoires. A découvrir…
Né le 3 janvier 1940 à Haskovo en Bulgarie, homme d'immense culture, parlant plusieurs langues, Athanase est un « chasseur » de lumière toujours à l’écoute du « Nafas rahmâni » : « « soupir de la compassion divine »… Tisseur de toiles aussi, sur lesquelles se peignent des amitiés hors du « commun »…
Une grande quête menée pendant de nombreuses années au sein de prestigieuses universités, l’a mené à une connaissance sensible du patrimoine poétique.
Auteur de 28 recueils de poésies (en vers classiques et en vers libres) couvrant presque tous les spectres de la prosodie : épopées, odes, sonnets, bucoliques, idylles, pastorales, motets, ballades, élégies, rondeaux, épodes, satires, hymnes, thrènes, lais, épigrammes, épitaphes, virelais, etc. Athanase Vantchev est aussi un traducteur orfèvre des grands poètes arabes autant que des écrivains russes ou bulgares… porté par une connaissance intime des langues.
Une place « à part » dans la poésie française, mais une grande place « visitée » par près de 3000 lecteurs chaque mois grâce aux sites :
http://www.athanase.org/
http://www.athanase.org/ouvrages.htm#histoire%20de%20lart
http://dethracy.blogspot.com/search?updated-min=2009-01-01T00%3A00%3A00-08%3A00&updated-max=2010-01-01T00%3A00%3A00-08%3A00&max-results=26
A découvrir pour tisser une armure contre toutes les « Barbaries »…
Portemont, le 3 mars 2009
Quand la vie ne sera plus nous,
Je ne pourrai plus couvrir tes joues roses
Des neumes de mes baisers
Ni assister,
Assis à l’ombre des majestueux sycomores,
Aux secrets conciles des mésanges.
De là où je serai,
Je rêverai aux riches voiles violets de la nuit
Sur ton tendre corps étendus.
Supporterai-je l’emmêlement inextricable de mes pensées
Et la kénose,
Cette mort à soi-même selon l’intraitable saint Paul ? »
Ainsi, parfois, je me parle en moi-même,
Du haut de ma pauvreté
Libre, volontaire, intégrale.
La pauvreté !...
Une longue route unit en un seul poème nos pas,
Sachant tous les deux que sans les mots,
Nous sommes deux orphelins sans patrie.
Et ce poème est une mosaïque vivante de feu pur !
II.
Septembre, septembre,
La vigne est rouge, et rouges sont ses feuilles,
Parée comme une princesse avant de mourir !
Septembre, septembre,
Pourquoi cette tristesse ?
III.
Oh non ! Je veux encore vibrer, rêver, respirer,
Vivre dans mon corps la pureté des Brahmanes
Et la haute miséricorde des Jaïns !
Comme eux je veux
Saisir l’invisible beauté qui dort
Dans chaque pli du temps !
Je veux
Entendre marcher dans ma main,
Sous le halo du silence ténébreux,
Le petit insecte bleu,
Appartenant à la même branche
De vie que moi.
Je veux
Apprendre à lire tout le destin de l’univers,
Dans la chute que fait la feuille jaune
De la branche fragile
A la terre attentive à la mort !
IV.
Ah, je veux,
Comme le grain de blé nu dans la terre,
Croire que je serai bientôt
Face à face avec le printemps !
Que demain, ah demain,
Tout sera lumière,
Lumière, lumière !
Ah ! Lumière !
Athanase Vantchev de Thracy
Paris, le 20 janvier 2009 |
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