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Comprendre la France, un pays de pays…

Notre France à tous, qui tire  son identité de sa diversité  unique, et dont l’unité  s’est édifiée  sur la richesse  et la complémentarité  de ses différences…
Un homme de savoir nous y aide à travers ses ouvrages de belle érudition : Daniel Schweitz.
Son dernier travail sur l’identité traditionnelle du Vendômois devrait « parler » à plus d’un d’entre nous, nous qui chantons souvent : Vendôme !

Le prince Jean Duc de Vendôme, le clocher de Vendôme et Daniel Schweitz.

Docteur en anthropologie historique, bibliothécaire de la Société archéologique de Touraine, Vendômois de cœur depuis quarante ans, Daniel Schweitz a notamment publié des études concernant la construction de l’identité traditionnelle de la Touraine, du Vendômois et du Val de Loire. Il participe, depuis 1993, aux travaux du séminaire : L’espace français. Construction et représentations (XVIe-XXe siècle), à l’École des hautes études en sciences sociales.

Son dernier ouvrage ? Les ouvrages à lire ?

De belles découvertes à faire !

Portemont, le 25 avril 2008

L’identité traditionnelle du Vendômois.
Des travaux d’érudition locale à la reconnaissance
d’un pays de la Vieille France (fin XVIIIe-XXe siècle).

Vendôme, Vallée du Loir, Vaux du Loir,
Perche vendômois, Petite Beauce, Gâtine tourangelle, pays de Ronsard…

Il s’agit d’un ouvrage de 264 p. (format 17x23 cm), couverture en quadrichromie, nombreuses illustrations NB, bibliographie de plus de 300 titres, préface de Daniel Roche, professeur émérite au Collège de France.

20€ (plus 3,5 € de frais de port).

Règlement par chèque (avec vos noms et adresse) aux Édition du Cherche-Lune, 14 rue Honoré de Balzac, 41100 – Vendôme.

Résumé

Avec l’effacement de certains des repères de notre identité profonde, concernant notamment notre rapport à l’espace local et au temps long, il n’est pas inutile de chercher à saisir ce qu’ils peuvent avoir à nous dire. Ce livre se propose donc de répondre à certaines des interrogations concernant le Vendômois :

- comment le territoire dominé par Vendôme, comté puis duché, élection d’Ancien Régime puis arrondissement républicain est-il peu à peu devenu un pays traditionnel?

- comment l’exploration du territoire vendômois depuis les années 1840, l’étude de son patrimoine historique par des érudits bientôt regroupés au sein d’une très active société archéologique (1862), ont-elles mené à l’émergence d’une nouvelle identité locale, d’un imaginaire, bientôt perçus comme un véritable patrimoine culturel ?

- en quoi ce Vendômois traditionnel apparaît-il comme un exemple de ces pays historiques qui, de concert avec les petites régions naturelles, ont contribué à faire de la France : « un pays de pays [...] tirant son identité de sa diversité unique, et construisant son unité sur la richesse et la complémentarité de ses différences » ?

Et ne pas hésiter à lire aussi, de Daniel Schweitz, pour les bâtisseurs en herbes, et les gourmands… tous les amoureux de la belle France, longue histoire charnelle…

Châteaux et forteresses du Moyen Âge en Val de Loire

Touraine, Anjou, Berry, Orléanais, Vendômois, marche bretonne,
Tours, éd. CLD (diffuseur SODIS), 2006,192 p., nombreuses Illustrations couleurs, 30 €

Après avoir visité plusieurs des châteaux bâtis autour du Val de Loire au Moyen Âge on pourrait « tout savoir » des évènements historiques dont ils ont été le théâtre, tout en méconnaissant les défenses qui en faisaient des résidences fortifiées et parfois même de véritables forteresses. En ce domaine, devant des ruines souvent difficiles à comprendre ou des monuments partiellement reconstruits, le visiteur est trop souvent livré à ses seules connaissances historiques et archéologiques. Ce livre se propose de remédier à cette lacune, permettant ainsi à l’amateur averti de « vieilles pierres », comme au simple curieux, de profiter plus pleinement de ses visites. Ils y trouveront un aperçu du contexte historique et des quelques principes qui guidaient les bâtisseurs, des clés pour chercher à mieux saisir les plans, les élévations et les systèmes défensifs des châteaux et places fortes du Moyen Âge, dans une région particulièrement riche en ce domaine.


Cuisiner et vivre autour de l’âtre en Val de Loire (XIXe-début XXe siècle)
Saint-Cyr-sur-Loire, Éd. Alan Sutton, 2003, 128 p., 113 illustrations NB, prix : 20 €.

Les publications concernant l’équipement de la cheminée, les ustensiles et les pratiques traditionnels de la cuisine à l’âtre en Val de Loire (Touraine, Berry, Orléanais, Anjou, fin XVIIIe-début XXe siècle) sont peu nombreuses et elles restent surtout méconnues. La cuisine à l’âtre constituait pourtant, il y encore un peu plus d’un siècle, une réalité essentielle de la vie domestique dans les campagnes ligériennes. Elle avait pour cadre une cheminée regardée comme le cœur de l’espace domestique, plus tard comme un symbole fort de la civilisation rurale préindustrielle. Depuis quarante ans, plusieurs recherches ont fait progresser notre connaissance en ce domaine. Elle peut être illustrée par les objets exposés dans certains des musées ligériens, parfois dans le cadre d’une reconstitution d’intérieur traditionnel mis en scène autour de son foyer, comme c’est le cas à Beaugency, Châteauroux, Chinon ou Vendôme. C’est cette documentation méconnue qu’il convenait de rassembler et de porter à la connaissance d’un plus large public, intéressé par l’équipement et les savoir-faire de la vie domestique traditionnelle, ou tout simplement séduit par le charme et les saveurs rustiques de la cuisine à l’âtre.


La coiffe et son imaginaire dans le folklore de la Touraine

Saint-Cyr-sur-Loire, Éd. Alan Sutton, 2002, 96 p., 66 illustrations NB, prix : 16 €

Depuis le début du XXe siècle, la Tourangelle en bonnet brodé est donnée à voir comme le symbole de la Touraine traditionnelle, rurale et populaire. À l’imaginaire des villageoises tourangelles, qui portent encore la coiffe traditionnelle vers 1900, répond bientôt un autre imaginaire, celui que les folkloristes, les régionalistes et les acteurs du tourisme local vont progressivement mettre en place au cours du siècle. C’est l’émergence de cette perception de la Tradition tourangelle, et son instrumentalisation pour les besoins du tourisme naissant, à travers l’exemple de la coiffe et de son imaginaire, que le lecteur est ici invité à découvrir. Elle participe de ce qu’il faut regarder comme une véritable invention de l’identité traditionnelle de la Touraine, à partir de la fin du XIXe siècle.


Histoire des identités de pays en Touraine
(XVIe-XXe siècle)
Préface de Daniel NORDMAN, Directeur de recherche au CNRS
Paris, L’Harmattan, 2001, 463 p.-XXVII p. de pl., prix : 36,60 €

Une Touraine à l’image de la France.  Les fondements de l’identité traditionnelle de la Touraine sont principalement d’ordre historique et culturel. Sa personnalité proprement géographique a été longtemps négligée. A bien y regarder pourtant, l’espace rural tourangeau est remarquable par la diversité de ses petites régions naturelles, comme par la forte identité des pays que la tradition y a reconnue. Cette diversité, tout à la fois géographique et culturelle, s'imposait naguère encore à l'observateur, en des contrastes souvent bien marqués dans les paysages et les genres de vie. La Touraine se prête donc tout particulièrement à une étude de cas contribuant à la connaissance de l'émergence historique et du contenu de la notion de pays. Tout autant que dans d'autres domaines, elle paraît ici à l'image de la France.

Du plat pays aux nouveaux pays. En Touraine, comme ailleurs, la reconnaissance de la diversité de l'espace rural, dont l'apparition des noms de pays est la marque la plus évidente, a été à l'origine de l'émergence des identités de pays. Elle s’inscrit dans un processus qui va de la découverte du plat pays (XVIe siècle) à l’invention des pays véritables (XVIIe au XVIIIe siècle), puis à leur instrumentalisation par les géographes et les agronomes, comme aujourd’hui par les acteurs de la politique des pays (XIXe au XXe siècle). C'est l'histoire de cette laborieuse reconnaissance de la diversité, et plus encore de l’identité géographique et culturelle de ce que les observateurs du XVIIe siècle se bornaient encore à qualifier de plat pays, que le lecteur est invité à découvrir à travers cet ouvrage.

D’abord un outil pour le géographe. Dans une étude qui s’attachera plus à la durée qu’à l’espace, on s’efforcera notamment de souligner l’apport particulier des auteurs et des publications, mais aussi des mouvements d’idées, qui ont le plus contribué à la définition des identités de pays depuis le XVIe siècle. On portera attention au fait que ces identités traditionnelles illustrent d’abord la diversité des terroirs et des paysages, qu’elles sont parfois marquées par des productions dominantes ou par un genre de vie particulier, voire par des traditions reconnaissant la spécificité anthropologique d’une population (Véron). Le lecteur percevra qu’elles résultent moins de la perception intime des terroirs par les populations autochtones, que de la nécessité pour les observateurs savants de disposer des outils géographiques nécessaires à une prise en compte de l’espace rural dans toute son extension et sa diversité.

Entre Touraine, Berry et Vendômois. L’essentiel de cette étude porte sur les pays de la Touraine, mais la Brenne et la Gâtine permettront de l’élargir à ses confins berrichons et vendômois. On s’efforcera toujours d’inscrire le cas tourangeau dans la démarche scientifique et culturelle qui mène, notamment avec la géographie vidalienne, à l’invention de la France des pays.

 

 
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