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Les grands silences…
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Dans l’agitation toute médiatique de la première phase du Grenelle de l’environnement, un silence de plomb…
Qu’en est-il des carburants propres, des « agrocarburants », des « bioéthanol » et autres E85 ?
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Quelques photos qui jauniront très vite…
Se souvient-on de l’inauguration à Paris de la première pompe vouée au « nectar » E85 ? Inauguration en grande pompe par Thierry Breton, alors ministre de l’Economie, des pompes à Phynance et de l’Industrie…
Alain Prost avait présidé une commission – une commission de plus- et par sa bouche, l’Etat s’était engagé à faire installer 500 pompes miraculeuses pour la fin 2007. Nous étions dans l’euphorie d’une campagne électorale avec son lot de promesses irresponsables…
Tout juste si 200 pompes seront en service pour Noël… avec des grandes régions oubliées.
Est-ce un mal ? Si des comptables ne voyant aucun autre horizon que celui de leurs calculatrices font valoir que l’E85 coûte en moyenne 85 centimes d’euros de moins que les autres carburants grâce à sa défiscalisation, de nombreuses études mettent en doute l’efficacité environnementale de ces fameux « agrocarburants »…Dans le même temps, la FAO, l’OCDE et le FMI, mettent en garde les adorateurs de ces carburants, en attirant l’attention sur les conséquences d’une telle politique sur les cours des matières premières…
Il y a deux ans à peine les carburants « verts » étaient présentés comme la panacée pour sauver nos agriculteurs. Il y a deux ans, c’était dans un autre monde !
Le blé faisait grise mine à moins de 100 euros la tonne alors qu’aujourd’hui il brille de tout son or à 250 euros…
Et c’est dans ce temps bouleversé que nos premières usines de transformation se lancent dans la production de ce carburant qui fut présenté comme carburant miracle à plus d’un titre…
Les mauvaises nouvelles circulant en bande, la Commission européenne annonce vouloir réduire l’aide aux cultures « énergétiques », alors qu’une prime de 45 euros à l’hectare a été mise en place en 2003 pour encourager ce secteur, initialement limité à 2 millions d’hectares…Les industriels qui se sont lancés dans l’aventure grincent des dents en raison des investissements engagés – environ 200 millions d’euros par usine- alors que la surface semée en colza a baissé de 5% en raison de l’attractivité nouvelle du prix du blé…Et les agriculteurs qui avaient bloqué 30% de leurs productions en cultures énergétiques mangent leur pain noir !
Encore heureux que le prix du pétrole caracole vers les 100 euros le baril…
A l’autre bout de la chaîne, chaîne de maillons toujours plus complexes, le consommateur modifie ses comportements, assaillis de tous côtés par les hausses, tant dans son assiette que dans le réservoir de son fidèle coursier. Fidèle coursier ?
Alors que les préoccupations sécuritaires et environnementales devraient encourager le renouvellement du parc automobile, les hausses tous azimuts incitent à conserver plus longtemps sa voiture. Age moyen des véhicules en circulation ? Plus de 8 ans !
Pas de mystère à cela : la hausse des carburants, l’ombre tentaculaire des radars, l’augmentation du coût de l’entretien et la gourmandise de l’Etat en matière de taxes incite l’automobiliste à conserver son destrier et à le bichonner…
De campagnes électorales en campagnes électorales, de photographies en photographies de familles toujours recomposées pour duper le pékin d’électeur, D’Al Gore en « Hulotterie » nous sommes gouvernés par des irresponsables.
Le « système » oblige…
Portemont, le 1er novembre 2007
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