C’est la rentrée !
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Les « tout petit », pour leur première rentrée, ne vont pas manquer d’ouvrir de grands yeux. Pour leurs aînés, un nombre croissant va devoir ouvrir tout grand les porte-monnaie… Le succès des grandes écoles ne se dément pas !
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Les écoles d’ingénieurs ont augmenté le nombre de places à leurs concours de 34% depuis le début des années 2000.
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Pierre Tapie |
De leurs côtés, les écoles de commerce ont augmenté de 14% leurs nombres de places, ces deux dernières années.
Ces hausses ne sont pas dues à l’accroissement de la population estudiantine du « supérieur » qui apparaît somme toute stable : 2 209 000 étudiants inscrits à la rentrée de 2002 pour 2 320 000 étudiants inscrits lors de la rentrée 2008.
Et Pierre Tapie, président de la Conférence des grandes écoles (CGE) qui compte 215 établissement de se frotte les mains : « Ces écoles connaissent un succès croissant sur le marché du travail et les entreprises internationales se mettent à recruter plus facilement chez nous ».
Il est vrai que l’optimisme est de mise : en 2009, le taux d’emploi des diplômés était de 83,7% un an après l’obtention de leur diplôme, taux qui atteint 94,5% deux ans après.
Succès croissant donc : en dix ans le nombre de candidats aux « grandes écoles » est passé de 220 000 à 315 000, ce malgré des frais de scolarité élevé pouvant atteindre plus de 12 000 euros par an…
Succès qui modifierait, à terme, le profil de nos étudiants « nationaux » ? Mettons un bémol…

Nos « grandes écoles » chassent l’étudiant « étranger » : « Ce qui compte maintenant, c’est de convaincre un Singapourien, un Chinois ou un Africain de venir étudier en France » dixit le directeur de « Sciences Po Paris », le médiatique Richard Descoings dont l’école « vit » à ce jour avec 40% d’étudiants étrangers…
Et toutes nos belles et grandes écoles de lorgner avec gourmandise sur les 200 millions d’étudiants prévus en 2015 de par le monde…
Des nouvelles « fractures » se dessinent…
Portemont, le 29 août 2010
(Source : Les Echos du 11 août 2010)
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