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Que tout soit clair !
Monsieur Proglio n’a pas intrigué pour prendre la tête d’EDF… Le chœur gouvernemental n’a eu de cesse de clamer et déclamer : « Nous en avons besoin ! » Proglio l’Indispensable… « La vérité me commande de dire que ce n'est pas Henri Proglio qui était candidat à la présidence d'EDF. C'est le gouvernement qui l'a choisi pour accomplir cette mission. Dans ces conditions il est parfaitement normal - même si c'est la commission des rémunérations d'EDF qui prendra cette décision - que la rémunération d'Henri Proglio soit proche de celle qu'il avait dans ses fonctions précédentes » Ainsi François Fillon annonçait-il la couleur en novembre 2009… Monsieur Proglio a fait toute sa carrière chez Veolia. Il s’agit en fait d’une fort vieille maison qui portait jadis le nom de Compagnie générale des eaux, ce depuis 1857, pour devenir Vivendi en 1998, groupe qui s’est scindé en deux en 2000 : « Vivendi Environnement » et « Vivendi Universel », Vivendi environnement devenant en 2003 Veolia Environnement. Proglio à la tête d’EDF ? Le poste lui avait déjà été proposé en 2004 et il l’avait refusé… Complet ce portrait de l’homme secret ? L’homme secret qui n’a pas décoléré pendant trois jours d’avoir été en « photographie » dans Paris Match, lors de la « Nuit du Fouquet’s », tout sourire aux côtés de Rachida Dati, l’homme secret qui se défend sans cesse d’être un « Frère » de la GLNF ou autre…
Un tel homme n’est pas commun ; né hors du sérail, il témoigne aussi – tout comme son frère jumeau – de ce que fut la méritocratie française. Qu’il soit « un des meilleurs chefs d'entreprise français », nous n’en doutons pas. Oublions la valse des chiffres, des rémunérations ou des jetons de présence, des retraites dorées, oui, cette valse là nous donne le tournis, mais plus grave encore, n’est-ce pas cet acharnement à nous démontrer que seul Monsieur Proglio est à la hauteur des enjeux qui attendent EDF et qu’il est « naturel » qu’il en prenne la tête ?
Si telle était la vérité, la France serait-elle donc devenue un désert de compétences ? C’est là la véritable « indécence »… vouloir à tout prix nous en convaincre… Mais pour devenir le Numéro 1 mondial de la distribution de l’eau, ne faut-il pas aussi être un maître en eaux troubles ? Nous entrons peut-être dans le temps des grandes récompenses… Léon Areva, le 1er février 2010 |
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