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De « l'expression de la démocratie directe »...
Un « NON », expression de la « votation populaire », à la suite d’une élection provoquée par une initiative populaire telle que prévue par la Constitution helvétique et qui devrait présenter dans l’article 72 de la Constitution, article portant sur les relations entre l’Etat et les religions, l’interdiction de la construction de minarets, mesure « propre à maintenir la paix entre les membres des diverses communautés religieuses ». Avant que d’aborder les multiples facettes de ce résultat et ses potentielles conséquences, il importe d’apprécier les relations entre le gouvernement - Conseil fédéral- et les « citoyens » suisses…
Lancée par des membres de l'Union démocratique du centre (UDC, droite populiste) et de l'Union démocratique fédérale (UDF, droite chrétienne), l'initiative "contre la construction de minarets" avait été déposée en juillet 2008 avec plus de 113.000 signatures valables.
Sans entrer plus avant dans les considérations chères aux spécialistes de droit constitutionnel, aux « politologues » et autres « experts », la votation du dimanche 29 novembre 2009 découle des dispositions du :
Véritable « Arlésienne », promis par François Mitterrand dans sa lettre aux Français en 1988 : « Le référendum d’initiative populaire est une aspiration profonde des Français,… je vais saisir le légiste » !, par Valéry Giscard-D’Estaing dans son livre « Deux Français sur trois » en 1992, par Jacques Chirac en 2002, le référendum d'initiative populaire toujours promis aux Français, s'il a été voté dans le cadre de la réforme constitutionnelle du 21 juillet 2008, n'a, depuis, pas été validé par une loi organique [loi complétant la Constitution], et ne pourra pas entrer en vigueur tant qu’une loi de ce type ne sera pas votée. Il y a peu, la question du statut de « La Poste » a remis le référendum d’initiative populaire au goût du jour après la « votation » organisée par les syndicats… Il est bon de rappeler que la réforme constitutionnelle citée ci-dessus, prévoit pour l'organisation d'un référendum d'initiative populaire un nombre de conditions drastiques qui seront difficiles à réunir... Obtenir le soutien d'1/5 des membres du Parlement (soit un peu moins de 200 parlementaires) ainsi que la signature de 10% des électeurs inscrits, soit environ 4,5 millions de Français… Autant dire que la France n’est pas prête d’être un peu « Suisse »… Et ce n’est peut-être pas un mal… Mais nous avons à redécouvrir une véritable représentation « populaire »…alors qu’après le référendum de 2005 les Français ont été bafoués. Portemont, le 30 novembre 2009 |
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