A l’unanimité ! Un jugement, donc, exemplaire…
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Un jugement rendu par la Cour de Strasbourg, lequel, s’il n’est pas sans appel… donne le ton de la véritable Europe des Lumières ! « L’Etat doit s’abstenir d’imposer des croyances dans les lieux où les personnes sont dépendantes de lui. » En clair, pas de crucifix dans les écoles publiques italiennes… Une « affaire » qui durait depuis 2002 !
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La juridiction du Conseil de l'Europe a donné raison à Madame Soile Lautsi, Italienne d'origine finlandaise, qui avait demandé en 2002 le retrait des croix de l'école – une école à Abano Terme dans le nord de l’Italie - que fréquentaient ses deux enfants âgés de 11 et 13 ans. Dans cette école, toutes les classes étaient ornées d’un crucifix…
Dans un premier temps la plaignante avait estimé la présence de ces crucifix contraire au principe de laïcité et fait valoir sa position auprès de l’école de ses chérubins, s’appuyant sur un arrêt de la Cour de Cassation qui avait jugé la présence de crucifix dans les bureaux de vote contraire au principe de laïcité de l'Etat.
L’affaire avait retenu toute l’attention de l’Italie. L’école maintint sa position soutenue par le ministère de l’Instruction Publique qui avait adressé une lettre en ce sens à tous les établissements scolaires.
Tant la Cour constitutionnelle que le Conseil d’Etat déboutèrent Madame Lautsi.
Le crucifix était « tant à la fois le symbole de l'histoire et de la culture italienne et par conséquent de l'identité italienne ». Dans un arrêt du 13 février 2006, le Conseil d’Etat fit valoir que la croix était devenue une des valeurs laïques de la Constitution italienne et représentait les valeurs de la vie civile.
L’affaire allait-elle en rester là ?
C’était sans compter sur les « grands prêtres » du « Temple » de Strasbourg…
La présence d’un crucifix, tenez vous le pour dit, peut être perturbante pour des élèves d'autres religions ou athées… en particulier s’ils appartiennent à des minorités religieuses.
La Cour de Strasbourg est allée dans sa grande clairvoyance jusqu’ à allouer 5000 euros à Madame Lautsi pour dommage moral.
Plusieurs membres du gouvernement italien ont fait part de leur mécontentement, qualifiant un tel jugement de « honteux », « insultant », « absurde », « inacceptable »…
Le ministre italien des Affaires Etrangères Franco Frattini, est allé jusqu’à déclarer que la Cour avait « porté un coup mortel à une Europe des valeurs et des droits ».
Ses « collègues » n’ont pas voulu être en reste : « La présence du crucifix dans les classes ne signifie pas une adhésion au catholicisme, mais c’est un symbole de notre tradition. L’histoire d’Italie passe aussi à travers des symboles: en les supprimant on supprime une partie de nous-mêmes. Dans notre pays, personne ne veut imposer la religion catholique”. “Personne, et encore moins une cour européenne idéologique, ne réussira à supprimer notre identité. Notre Constitution reconnaît en outre, justement, une valeur particulière à la religion catholique » Mariastella Gelmini, ministre de l’Education.
«… un jugement affreux qui doit être rejeté avec fermeté… L’Italie a sa culture, ses traditions et son histoire. Ceux qui viennent parmi nous doivent comprendre et accepter cette culture et cette histoire». Rocco Buttiglione, ancien ministre de la Culture.
Au sein même de l'opposition, Paola Binetti, membre du Parti démocrate et fervente catholique, a plaidé en faveur de la « défense de la tradition », et donc du crucifix dans les écoles.
Sortez vos mouchoirs !
Du côté du Saint-Siège, la décision des juges européens a été reçue « avec choc et tristesse » « mauvaise » et « à courte vue ».
La puissante conférence des évêques d'Italie a également dit sa « tristesse » et son « grand étonnement ».
L’Italie, patrie tant de Don Camillo que de Pépone, pourrait faire sourire dans son indignation, bonne fille de l’Union qu’elle est…
Mais nous devrions y réfléchir à deux fois.
A Choisy-le-Roi, en Val-de-Marne bien de chez nous, les crucifix ont aussi été montrés du doigt… Ils étaient pourtant bien chez eux !
Bac 2009 : ces crucifix qui influencent les élèves
3 juillet 2009
Chaque année, les épreuves du bac ont leur lot de psychodrames. Quand les examens ont lieu dans des établissements catholiques, il se trouve toujours des victimes de l’obscurantisme religieux pour se plaindre d’atteintes à la laïcité. Cette année, c’est à Choisy-le-Roi (Val-de-Marne) que les crucifix dans les salles de classe ont frappé.
Comme chacun sait, la vue d’une croix peut perturber la tranquillité d’un élève élevé dans la laïcité républicaine. En l’espèce, ce ne sont pas des élèves, mais deux examinatrices à l'oral du baccalauréat de français convoquées dans des salles d'examen du lycée privé Saint-André de Choisy-le-Roi (Val-de-Marne), qui se sont élevées contre la provocation religieuse, « a-t-on appris lundi 6 juillet de sources concordantes » affirme l’AFP.
« Deux professeurs ont demandé à retirer les croix mais c'est chose impossible car il n'y a pas de raison de le faire, comme me l'a indiqué le directeur de la maison des examens d'Arcueil (SIEC) », a déclaré à l'AFP Gérard Meunier, le proviseur de ce lycée catholique.
M. Meunier ne cache pas son étonnement, son établissement est un centre d'examen depuis une dizaine d'années, et les crucifix n’ont jamais troublé personne.
Dans un esprit d’apaisement, un compromis a été trouvé : les deux examinatrices ont été remplacées pour cette épreuve, selon le SNES-FSU de Créteil. Plus précisément, les deux dames ne se sont pas représentées au lycée.
Mais l’affaire ne pouvait en rester là. Dans un communiqué, le syndicat des deux enseignantes a déploré « l'attitude de la direction du SIEC qui préfère le remplacement des enseignants à l'application de la loi républicaine et de ses principes laïcs ». Il appelle à « une mise au point officielle ».
Le secrétaire général-adjoint du syndicat, Dominique Chauvin, en appelle au « bon sens » (sic) : « Tous les candidats doivent avoir les mêmes conditions d'examen et la consigne de bon sens est de tout retirer des murs d'une salle d'examen pour ne pas influencer les candidats. »
Concernant la présence de croix dans les salles de classe, le directeur du centre d’examen avoue avoir « de vrais doutes sur la gêne occasionnée pour les candidats ». Mais puisque selon le SNES-FSU, c’est « l’égalité » des élèves sous le regard du crucifix qui est menacée, puisque certains peuvent être « influencés », la direction des affaires juridiques sera saisie. Faut-il penser que le syndicat croit donc tant que cela à la puissance de la croix ?
http://www.libertepolitique.com/actualite/55-france/5457-bac-2009--ces-crucifix-qui-influencent-les-eleves |
Chez eux, tout comme à la clinique catholique de Saint-Vincent de Paul à Bourgoin-Jallieu.
Cela se passe en France en juin 2008. Un musulman vient faire soigner sa fille dans la clinique catholique Saint-Vincent de Paul à Bourgoin-Jallieu dans l’Isère. Bien. Si c’est son choix pourquoi pas. La fille en question vient subir une intervention chirurgicale qui est programmée. Ce n’est donc pas une admission subite et inattendue aux urgences. Mais le musulman exige néanmoins de façon véhémente que soit retiré le crucifix fixé au mur dans la chambre de sa fille malade. Rien que ça.
Pendant un quart d'heure le père musulman en présence de madame son épouse s'emporte verbalement - exigeant que le crucifix soit décroché. Il obtient gain de cause. Voilà. La directrice de la clinique - Madame Marie-Thérèse Besson - déclare que cette demande est surprenante de la part d'une famille qui choisit librement son établissement catholique.
Quand les gens choisissent d'être soignés dans son établissement ils savent qu'ils sont dans une maternité catholique. C’est l’opinion de Madame Marie-Thérèse Besson. Cependant le personnel de cette clinique catholique cède à l’exigence du père de famille musulman.
http://www.drzz.info/article-20739582-6.html
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L’Europe et ses juges ?
En sortir au plus vite !
Portemont, le 7 novembre 2009
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