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« Mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde »...
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Les mots et les maux des Mitterrand et consorts ont un sens. Lucien Samir Arezki Oulahbib le rappelle. L’état de décomposition atteint à un nom et un sens: le nihilisme.
N'ouvrent-ils pas la voie aux plus extrêmes barbaries?
« Polanski, Mitterrand: le nihilisme épinglé » A lire impérativement!
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Polanski, Mitterrand: le nihilisme épinglé
Il est assez curieux d’observer que l’autobiographie dévoilant des pratiques sexuelles peu courantes a toujours fait la une du tout m’as-tu-vu des salons où l’on cause: depuis des lustres, soutenues par des éminents écrivains, jusqu’à Gide qui aimaient les petits nord africains (dans Corydon nous dit Alain Gérard Slama sur RTL) en passant par Michel Foucault et consorts qui défendaient Roman Polanski comme je l’avais montré dans La Philosophie cannibale et avant ce livre dans Ethique et épistémologie du nihilisme .
J’avais attiré l’attention sur l’utilisation du sexe non pas seulement comme recherche extrême de désir ultime mais comme outil nihiliste de destruction dont le maniement serait mis sous la responsabilité d’un "système" ce qui déresponsabilise puisque l’on ne peut pas réfréner sa dépendance, surtout lorsqu’il articule argent et sexe, ces deux mamelles de la société marchande qui sont en même temps un moyen d’accomplir ses besoins et aussi de s’y consumer, d’y expier, ce qu’explique en gros Frédéric Mitterrand à la façon d’un Georges Bataille (et de Gabriel Matzneff) lorsqu’il dit dans son livre :
"Tous ces rituels de foire aux éphèbes, de marché aux esclaves m’excitent énormément […] On ne pourrait juger qu’un tel spectacle abominable d’un point de vue moral, mais il me plaît au-delà du raisonnable […] La profusion de jeunes garçons très attrayants et immédiatement disponibles me met dans un état de désir que je n’ai plus besoin de réfréner ou d’occulter. L’argent et le sexe, je suis au cœur de mon système, celui qui fonctionne enfin car je sais qu’on ne me refusera pas."
Polanski, et son viol anal sur mineur drogué auparavant, comme l’a souligné Daniel Cohn Bendit peu soucieux de collusion avec l’extrême droite, Mitterrand et son tourisme sexuel dévoilent qu’une tyrannie nihiliste des mœurs a remplacé la bigoterie d’antan, mais que la société civile refuse ce nouveau droit de cuissage, même si cette dénonciation emprunte des voies non exemples elles aussi de transparence, peu importe, puisque le débat peut être lancé : la notoriété suffit-elle pour pardonner l’innommable ? L’autobiographie justifie-t-elle le satisfecit vis-à-vis de mœurs jetées en pâture sans retenue aucune sinon le fait du Prince ? Autant de questions que l’on ne peut écarter avec mépris en dénonçant la collision avec " l’extrême droite" ce qui n’a rien à voir. Les ballets roses, visiblement, transcendent les divisions politiques et dénotent seulement de l'état de décomposition atteint. On peut comprendre dans ce cas ce désir impétueux de purifier la Terre de sa présence humaine par compensation.
Par Lucien S.A Oulahbib
http://www.lucien-sa-oulahbib.info/article-37164984.html
Quelques liens de « référence »...:
http://www.buzz-litteraire.com/index.php?2006/06/11/188-gabriel-matzneff-et-son-obsession-des-moins-de-16-ans |
Ce qui frappe dans cette histoire, et qui a surpris, c'est le déclenchement de l'affaire, à savoir le viol de Polanski sur mineur que Mitterrand a semblé relativiser en faisant état du grand talent de ce dernier. Est-ce le coup de l'émotion comme il a semblé l'indiquer ensuite ou n'est-ce pas là l'idée, en sourdine, que le viol au fond ne serait pas un crime comme les autres ? D'où d'ailleurs la dernière affaire en date, à savoir sa lettre de moralité concernant l'implication de son filleul pour un...viol collectif.
http://www.ouest-france.fr/actu/actuDetFdj_-Une-nouvelle-polemique-touche-Frederic-Mitterrand_39382-1103813_actu.Htm
Lisons en premier lieu ces extraits d'une conversation entre Foucault et ses amis pour commencer à réfléchir :
(Michel Foucault est mort en juin 1984. Rappelons que l'affaire Polanski date de 1977.)
« (...) D. Cooper : Dans le cas de Roman Polanski aux Etats-Unis, où il était question de sexualité orale, anale et vaginale avec une fille de treize ans, la fille ne semblait pas traumatisée, elle a téléphoné à une amie pour discuter de tout cela, mais la sœur a écouté derrière la porte, et tout ce procès contre Polanski s’est mis en route. Là il n’y a pas de blessure, le « traumatisme »
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Michel Foucault |
M. Foucault : Elle paraît avoir été consentante. Et cela me mène à la seconde question que je voulais vous poser. Le viol peut tout de même se cerner assez facilement, non seulement comme non consentement, mais comme refus physique d’accès. En revanche, tout le problème posé, aussi bien pour les garçons que pour les filles -car le viol pour les garçons, cela n’existe pas, légalement -, c’est le problème de l’enfant que l’on séduit. Ou qui commence à vous séduire. Est-ce qu’il est possible de proposer au législateur de dire : un enfant consentant, un enfant qui ne refuse pas, on peut avoir avec lui n’importe quelle forme de rapport, cela ne relève aucunement de la loi ? (...).
M. Foucault : Le problème des enfants, voilà la question. Il y a des enfants qui à dix ans se jettent sur un adulte –alors ? Il y a les enfants qui consentent, ravis.
M.-O. Faye : Les enfants entre eux : on ferme les yeux. Qu’un adulte entre en jeu, il n’y a plus d’égalité ou de balance des découvertes et des responsabilités. Il y a une inégalité...difficile à définir.
M. Foucault : Je serais tenté de dire : du moment que l’enfant ne refuse pas, il n’y a aucune raison de sanctionner quoi que ce soit. Mais ce qui m’a frappé, c’est qu’hier on en parlait avec des membres du Syndicat de la magistrature. L’un d’eux avait des positions très radicales : c’est celui qui disait justement que le viol n’avait pas à être pénalisé comme viol, que c’est tout simplement une violence. A propos des enfants, il a commencé par prendre une position également très radicale. Mais, à un moment donné, il a sursauté, et il a dit : ah, je dois dire, si je voyais quelqu’un qui s’en prenait à mes enfants !
En outre, on trouve le cas de l’adulte qui a, par rapport à l’enfant, une relation d’autorité. Soit comme parent, soit comme tuteur, ou comme professeur, comme médecin. Là encore, on serait tenté de dire : ce n’est pas vrai qu’on peut obtenir d’un enfant ce qu’il ne veut pas réellement, par l’effet d’autorité. Et pourtant, il y a le problème important des parents, du beau-père surtout, qui est fréquent. (...).
M. Zecca : (...) si l’on renverse le problème -au sujet des enfants- si l’on considère le viol comme un coup de poing dans la gueule, est-ce qu’il serait possible d’envisager les choses sous l’angle du « préjudice moral »?
J.P. Faye : On revient à la responsabilité civile.
M. Foucault : ...dommages et intérêts, pretium doloris : il existe bien des catégories de cet ordre. Qu’est-ce que cela signifie, si l’on dit : on ne mettra plus le violeur en prison, cela n’a aucun sens -on lui demandera cent mille francs de dommages et intérêts? Est-ce qu’on peut dire cela ? (...)
In Enfermement, psychiatrie, prison, entretien de M. Foucault avec D. Cooper, J.P.Faye, M. Zecca, Change, N°22-23 : La Folie encerclée, 1977, pp. 76-110 ; repris dans Dits et écrits, (209), t. III, Gallimard, 1977, pp. 355 et suivantes.
Lire la suite ? :
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Lire aussi:
Les meurtriers du sens : Bataille, par Lucien-Samir Oulahbib

Accéder au compte-rendu de Juan Asensio /
http://stalker.hautetfort.com/archive/2009/03/03/les-meurtriers-du-sens-bataille-par-lucien-samir-oulahbib.html
Les meurtriers du sens : Bataille, par Lucien-Samir Oulahbib
Extraits :
Le nihilisme étudié ici ne prétend donc pas créer de nouvelles valeurs à partir d’une «table rase» de ce qui, dans l’Histoire, réduit la valeur à la mesure, comme le reprochaient Jünger et Heidegger à la suite de Nietzsche et de Marx.
Il veut briser toute table et à l’intérieur même des consciences pour empêcher non seulement la critique mais aussi le jugement, la mesure.
La destruction de la notion même de valeur s’active donc non pas en vue de revenir dans le temps, ou de fonder plus originellement le sens des choses et de la vie en société, mais, uniquement, en vue de s’en servir pour manipuler le désespoir, le renoncement, afin de détruire tout ce qui élève. |
« Stalker », toujours à ne pas tenir trop éloigné...
http://stalker.hautetfort.com/about.html
Lucien Samir Arezki Oulahbib :
2007 : Habilitation à diriger des recherches obtenue en sciences politique à Lyon III:sous la direction de M. le professeur Jean Paul Joubert, Lyon III. Membres du jury : Messieurs Jean-Louis Martres, professeur de Science politique à l'Université Montesquieu-Bordeaux IV, -Président-, Michel Bergès, professeur de Science politique à l'Université Montesquieu-Bordeaux IV, Yves Roucaute, Professeur de Science politique à l'Université Paris X-Nanterre.
1997 : Doctorat Paris IV, Sorbonne « Les meurtriers de l’Homme ». Sous la direction de M. le professeur Jean Baechler (Jury : M. le professeur Raymond Boudon, Paris IV, M. le professeur Jacques Lautman, Aix-Marseille 1, M. le professeur Bernard Valade, Paris V).
1987 : DEA de sociologie politique, Paris X- Paris IV, avec MM les professeurs Baechler, Bourricaud, Besançon, dont le mémoire « La critique de G.Bataille par J.P Sartre » sous la direction d'Alain Besançon.
1984 : Maîtrise de sociologie économique « Le développement des Nouvelles Techniques de l’Information et de la Communication dans le grand public » et " La notion de valeur dans la condition dite "postmoderne" " sous la direction de M.Jean Baudrillard, Paris X.
http://lucien.samir.free.fr/biographie/index.html |
Lire ou relire :
A propos de « l'islamophobie »...
Le 11 juin 2009
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D'une dérive aussi... Réflexions au « fond » de Lucien Samir Oulahbib. Pas nécessaire d'être en accord sur tout pour apprécier la pertinence de bien de ses réflexions...
Et ne jamais perdre de vue les fondements philosophiques du nihilisme...
Dure est la quête du Bien commun...
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Portemont, le 12 octobre 2009
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