Ne jamais délaisser trop longtemps les réflexions de Manuel de Diéguez…
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Elles sont revigorantes et nous stimulent dans nos propres réflexions !
Tout particulièrement celles qu’il développe dans : « Le paysan du Danube et le roi de France ». Un « paysan » qui a des lettres…
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« Sire, votre sceptre a la charge d'assurer le libre exercice des droits que le peuple français a placés sous la souveraine protection d'une justice de légende, celle de Saint Louis sous son chêne. Protégez le royaume contre l'arbitraire de vos propres agents, hissez la balance de votre Justice au-dessus de votre propre tête et de celle de la monarchie, ne laissez pas vos sujets dans l'incapacité d'ester en justice sitôt que la lubie d'un Parquet soustrait Thémis au premier devoir d'une royauté éclairée, tenez d'une main ferme les rênes d'Incitatus, le cheval fou que Caligula avait nommé Consul. »

Pour en comprendre sens et richesses, il n’est pas inutile de prendre le temps de lire :
Le 15 décembre 2008 j'ai mis sur mon site un texte intitulé « La France et sa justice » qui démontrait mon ahurissement de ce qu'en province, la décentralisation administrative inaugurée par la gauche en 1981 a conduit les Parquets et les Parquets généraux de la République à cautionner des huissiers délinquants et à s'en rendre les complices en pleine connaissance de cause, afin de renforcer en toute illégalité le poids politique des corporatismes locaux. Cette subversion concertée de l'unité de la nation et de la cohérence de son appareil de la justice exige une provincialisation intensive du Ministère public de la France. Ce triste constat est d'ores et déjà devenu national, puisque, dès le 10 juillet 2008, la Cour européenne de justice a fait valoir que le titre de magistrat devait se trouver purement et simplement retiré aux titulaires actuels de la fonction de procureurs de la Ve République, et cela non seulement en raison de la soumission du Ministère public au pouvoir exécutif du moment, qui les a réduits au rang de "préfets judiciaires", mais également en matière de lutte contre la délinquance.
Lire : La France et sa justice »
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Manuel de Diéguez a le talent de nous « déranger », mais aussi de raffermir !
Il n’est pas nécessaire d’être en accord sur tout pour ne pas reconnaître les dangers qui nous guettent…
Portemont, le 1er octobre 2009
Extraits choisis dans le dessein de vous inciter à visiter :
http://www.dieguez-philosophe.com/
La sacralisation des idéalités de la démocratie
Qu'il soit permis à un indigne serviteur de Votre Majesté d'attirer ses regards sur la dialectique peu chrétienne et même sur l'impiété éhontée qui a permis à la Cour de justice susnommée de falsifier un point de droit pourtant élucidé depuis la loi des XII tables. Sachez donc, Sire, que la logique juridique des Romains vous donne une occasion en or de démontrer aux démocraties des bravades qui encerclent le trône de France que le débat se trouve d'avance et arbitrairement faussé au détriment de la monarchie. Quel est le tissu de présupposés peu orthodoxes et même contraires à l'enseignement de l'Eglise qui enveloppe leurs dires? L'étoffe qui permet à tout le Vieux Continent de fonder sa jurisprudence sur le postulat extraordinaire selon lequel les magistrats civils des démocraties et eux seuls se trouveraient intronisés d'office dans le royaume de la justice par une autorité immanente aux idéalités séraphiques de 1789, de sorte que leur statut para-théologique les habiliterait à défendre les libertés civiles de vos sujets au nom du ciel et de la grâce des Républiques modernes.

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