Au secours !
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Madame Laurence Parisot ne s’est pas souvenue de la bonne vieille maxime qui nous invite à ne jamais dire : « Fontaine je ne boirais jamais de ton eau… »
Alors qu’elle dénonçait fin août, lors de l’université du Medef « l’échec de l’Etat providence », Laurence Parisot en appelle l’Etat à « Aider les PME à passer le cap difficile »…
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Et d’énumérer seize dispositions afin d’aider les PME à traverser la crise financière.
« Accélérer les mandatements, « assouplir les procédures administratives de paiement », augmenter les avances », « étendre les révisions de prix », appelant également l’établissement public Oséo à élargir ses missions d’aide à l’innovation, et à augmenter ses garanties de concours bancaires ou de financement en partenariat…
Et d’attendre aussi du gouvernement des meilleurs délais de remboursement de la TVA, une extension du taux réduit de l’impôt sur les sociétés et quelques autres petites mesures…
Pour traverser la « crise », sollicitons l’Etat…
Devant l’inquiétude des Français pour ce qui reste de leurs bas de laine, le premier ministre François Fillon parait au plus pressé :
« Les banques françaises ne sont pas à l'abri de difficultés si une grande banque européenne défaillait. C'est pour cela que nous assurons les Français de la garantie absolue de l'Etat sur le système bancaire français… Nous sommes totalement mobilisés (...) Nous ne nous interdisons aucune solution. Si une banque française a des difficultés, l'Etat peut faciliter son adossement, prendre une participation comme nous l'avons fait avec Alstom et hier avec Dexia. Nous nous donnerons les moyens d'empêcher un sinistre financier majeur. Il n'y aura pas de faillite »
Et le ministre du Budget, Eric Woerth, d’en rajouter :
« … aucun euro déposé sur un compte en banque ou une assurance vie ne [pouvait] être touché en France. »
Pour aider donc les PME à traverser cette « crise » ?
Pourquoi pas « taper » dans les excédents de récolte du fameux Livret A dont les fonds s’élevaient à plus de 128 milliards d’euros offrant un excédant évalué à 45 millions d’euros ?
Vous pourrez toujours faire valoir que cet excédant, en principe, avait pour vocation de servir à financer les logements sociaux, lesquels comme nous le savons tous se portent à merveille…
Mais il est bon de rappeler qu’initialement les fonds récoltés sur les Codevi étaient prévus initialement pour financer les entreprises et qu’ils sont aujourd’hui affectés au « développement durable »…
Quoiqu’il en soit, lors des grandes crises, ce sont toujours les économies du bon peuple qui sont appelées à la rescousse…
Il serait temps que le bon peuple se dote d’un authentique et légitime Etat !
Mais pour cela il faudrait changer de régime…
Portemont, le 6 octobre 2008
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