mardi 02 décembre 2008

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Geste symbolique d’une grande nation…

La Cour suprême russe « réhabilite » le dernier tsar Nicolas II et sa famille, estimant qu'ils avaient été victimes de la répression politique des bolcheviks… Les Russes ont compris que l'histoire d'une nation est un tout, un continuum… Et nous ?...

Louis XVII par Catherine Cairn. Icône représentant le tsarévitch Alexis, âgé de 13 ans lorsqu'il fut abattu ce 17 juillet 1918.

Pavel Odintsov, porte-parole de la cour, a précisé que le présidium de la Cour suprême avait accepté les appels des descendants Romanov à « réhabiliter » la famille du tsar. Il a estimé qu'elle avait été victime d'une « répression sans fondement ».
Rappelons que Nicolas II qui avait abdiqué en 1917, avait été arrêté avec sa famille, son épouse Alexandra, leur fils et leurs quatre filles. Tous  avaient été abattus pas un escadron bolchevique le 17 juillet 1918 à Ekaterinbourg, dans la région de l'Oural. Sans autre forme de procès…

Cette décision de justice fait suite à une campagne des sympathisants monarchistes et des descendants de la dynastie des Romanov pour que leurs ancêtres soient reconnus comme victimes de crimes.

Il y a un an, la Cour suprême avait estimé que la réhabilitation des membres de la famille royale russe était rendue impossible par un point technique de droit : les Romanov n'ayant jamais été accusés de crimes, ils ne pouvaient être recevables à demander une réhabilitation…

Le présent jugement rendu en appel, casse cette décision.
« Le présidium de la Cour suprême a établi que (le tsar Nicolas et sa famille) avaient été exécutés sans fondement et qu'ils devaient être réhabilités. La décision est définitive »

Pour Alexander Zakatov, représentant des héritiers de la dynastie Romanov, c'est « avant tout une décision symbolique », rajoutant : « Il est très important pour notre société qu'un crime commis il y a 90 ans soit condamné et que les accusations injustes contre le tsar et sa famille, selon lesquelles ils étaient les ennemis du peuple, soient effacées ».

Vingt mille fidèles ont rendu hommage jeudi au dernier tsar, exécuté il y a quatre-vingt-dix ans et devenu aujourd'hui, par la grâce de l'Église orthodoxe, saint Nicolas II.

Le jour n'est pas encore levé et déjà des psaumes s'élèvent sous la statue monumentale de Lénine, sur l'avenue du même nom. Un fleuve de femmes coiffées de foulards, précédées d'un bataillon de popes en tenue de cérémonie brandissant des icônes, traverse d'un pas alerte Ekaterinbourg, la métropole de l'Oural. À la barbe du vieux chef bolchevique, le petit peuple fête la résurrection de la Sainte Russie. Quelque vingt mille fervents orthodoxes ont défilé jeudi matin pour célébrer le quatre-vingt-dixième anniversaire de l'exécution du dernier tsar, Nicolas II, et de la famille impériale.

Dans un autre télescopage de l'histoire, la procession vient de passer devant un monument soviétique, un bouquet de flammes stylisées en acier rouge. Une plaque y célèbre encore la cité héroïque de Sverdlosk. Ainsi fut rebaptisée Ekaterinbourg à l'époque communiste, en hommage au jeune dirigeant bolchevique Iakov Sverdlov. Selon certains historiens, c'est l'homme qui donna l'ordre d'exécuter Nicolas II, la tsarine Alexandra, leurs quatre filles et le tsarévitch Alexis. Le massacre eut lieu dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918, dans le sous-sol de la villa Ipatiev. Le dernier lieu de détention de la famille impériale, dans le centre d'Ekaterinbourg, a été rasé en 1977, sur ordre du KGB.
À sa place, depuis cinq ans, se dresse la Cathédrale-du-Sang-Versé, monument néobyzantin en marbre blanc et en malachite de l'Oural. Les pèlerins venus de Moscou ou de Sibérie y ont prié toute la nuit. On se presse pour baiser les icônes modernes à l'effigie de la sainte famille, canonisée sous Boris Eltsine. «C'est une grande joie», commente devant l'église Maria Vladimirovna Romanova, petite par la taille mais grande-duchesse par le sang. Cette élégante, coiffée d'une mantille noire rappelant son Espagne natale, tranche au milieu des babouchkas dans leurs modestes jupes longues. La «chef de la Maison impériale» répond aux journalistes dans un anglais impeccable appris à Oxford. Son ancêtre commun avec Nicolas II est le grand-père de ce dernier, Alexandre II, dont elle est l'arrière-arrière-petite-fille.

Minijupes et décolletés
Mercredi, le parquet de Moscou a de nouveau confirmé, expertises génétiques à l'appui, que les restes trouvés il y a un an dans la forêt de Ganina Yama, à la sortie de la ville, sont bien ceux d'Alexis, le petit prince hémophile exécuté à l'âge de 13 ans, et de sa sœur Maria. La famille impériale serait ainsi au complet. La science et la justice ont mis fin aux mythes populaires de la survie clandestine d'Alexis ou d'Anastasia. La grande-duchesse Maria est prudente sur les conclusions des généticiens. «J'aimerais que ce soit vrai, mais les spécialistes peuvent se tromper, j'attends que tout le monde soit d'accord.» Tout le monde, en l'occurrence l'Église, qui ne s'est pas encore prononcée.
Galina, une babouchka toute frêle, tremble d'émotion en admirant la grande-duchesse : «C'est Dieu qui me l'envoie.» Une majorité de Russes se déclarent croyants mais les pratiquants restent minoritaires. À quelques pas de la cathédrale, la troisième ville du pays  4 millions d'habitants poursuit dans l'indifférence et malgré la canicule son rythme trépidant. Minijupes et maillots décolletés, bien peu orthodoxes, sont de sortie.

«Le peuple tout entier est responsable du péché. Il doit se repentir», répètent les pèlerins, avec un regard oblique sur les femmes journalistes en pantalon.
Portés par leur foi, les marcheurs ont parcouru à pas rapide les trente kilomètres menant à Ganina Yama. C'est ici, dans un puits de mine de cuivre, que les bolcheviques jetèrent les cadavres impériaux après les avoir aspergés d'acide puis brûlés. Les chapelles en bois se multiplient dans ce lieu de mémoire, autour de la fosse plantée de lys blancs odorants qui poussent en un désordre poétique.

Le Tsar devance Staline en popularité
Barbe grise fournie, l'archiprêtre Andreï visite Ganina Yama pour la première fois. Âgé de 55 ans, Andreï est pope depuis vingt ans. «La famille impériale est chère à mon cœur. À l'époque communiste, j'étais prof d'histoire, raconte-t-il avec émotion. On n'enseignait que des mensonges, Marx, le parti, les congrès, c'était terrible. On parlait de la famille du tsar sans détail, juste pour dire que c'était bien de l'avoir fusillée.» Chassé de l'université pour ses idées, Andreï a été en Sibérie dans les années 1980 : «On ne déportait plus, on recommandait de partir», sourit le religieux. «Aucun pays au monde n'a autant détruit son histoire», déplore-t-il.
L'actualité des Romanov vient de propulser Nicolas II à la première place du classement provisoire du concours du plus illustre des Russes, lancé par la télévision publique Rossia. Fort de plus de 400 000 votes téléphoniques, le Tsar devance… Joseph Staline. La justice russe refuse la réhabilitation des Romanov au motif qu'ils n'ont pas été «victimes de représailles politiques» mais d'un crime de droit commun. Peu importe, dans le cortège de pèlerins, Valeri est confiant. Ce grand gaillard défile dans son uniforme noir à revers bleus de cosaque, comme sa vingtaine de camarades venus de Stavropol, dans le Sud. «Nous attendons la restauration de la monarchie. Beaucoup de prophéties de saints l'annoncent. La Russie va renaître.»

 BLOG - Echos de Russie
http://www.lefigaro.fr/international/2008/07/18/01003-20080718ARTFIG00002-les-russes-renouent-avec-leur-passe-imperial-.php


 

Voici un complément en images à l'article paru dans Le Figaro de vendredi 18 juillet sur la commémoration à Ekaterinbourg du 90e anniversaire de l'exécution de la famille impériale.

Devant la cathédrale du Sang versé, achevée en 2003 sur le lieu même de l'assassinat de Nicolas II, de son épouse l'impératrice et de leurs cinq enfants, mercredi 16 juillet, les pèlerins se pressaient devant les icônes. La famille impériale a été canonisée en 2000. Ici, une femme baise une icône représentant le tsarévitch Alexis, âgé de 13 ans lorsqu'il fut abattu ce 17 juillet 1918.

Dans le musée qui occupe une salle adjacente à la crypte de la cathédrale, voici la pièce que j'ai trouvée la plus émouvante (ci-dessus): un dessin au crayon daté du 31 mars 1917 (la famille impériale était alors retenue à Tobolsk en Sibérie, avant d'être transférée en avril 1918 à Ekaterinbourg) et attribué à Alexis. Le garçon a dessiné un garde, comme pourraient le faire tant d'enfants d'aujourd'hui. Sauf que lui était gardé comme prisonnier dans une maison dont il ne devait pas sortir. Il a écrit "tchassovoï", "sentinelle", en russe. 

Une vingtaine de cosaques, ouvertement monarchistes, ont fait le voyage depuis Stavropol, dans le sud du pays.

A la sortie de la métropole de Ekaterinbourg, après un parcours de plus de 25 km que les pèlerins ont parcouru à pied, ils sont venus se recueillir à Ganina Yama, le site d'une ancienne mine de cuivre où les corps de la famille impériale furent plongés dans de l'acide et brûlés avant d'être jetés dans une fosse. C'est ici, où poussent de beaux lys blancs que furent découverts en 1991 les restes de Nicolas II, de l'impératrice et de trois de leurs filles. 

Devant la cathédrale sur-le-sang-versé de Ekaterinbourg, les photos de la famille impériale, ici les quatre grandes-duchesses Olga (née en 1895), Tatiana (née en 1897), Maria (née en 1899) et Anastasia (née en 1901), dont la mort fut longtemps contestée par certains historiens et Russes blancs.

http://blog.lefigaro.fr/russie/2008/07/nicolas-ii-90-ans-apres.html

Lentement, mais sûrement, la Russie recouvre sa mémoire.

Soixante-dix-huit ans après son décès, l’Impératrice Maria Fiodorovna rejoint son époux le Tsar Alexandre III…

Lire : http://www.lesmanantsduroi.com/articles/article27121.php

Le Général-lieutenant Vladimir Oskarovich Kappel

Samedi 13 janvier 2007, les derniers honneurs étaient rendus au général Vladimir Kappel, au monastère Donskoï, à Moscou.

Lire : http://www.lesmanantsduroi.com/articles/article35254.php

Et nous que faisons nous de la nôtre ?

Un enfant, un enfant roi-martyr est le symbole de bien des crimes…

Quand recouvrerons nous notre mémoire ?

PETITION LOUIS XVII
À petits pas, aidés par une légère brise, nous avançons, tous ensemble !… Lire plus…
Signez notre pétition en ligne en cliquant sur ce lien : pétition

 

Lire : http://www.lesmanantsduroi.com/articles/article3164.php

Et d’autres projets sont en cours… A la Chapelle Basse Mer, des statues de Marie Antoinette, reine de France et de Louis XVII, l'enfant-roi mort au Temple seront érigées. Chacun peut participer à cette action en prenant contact avec Reynald Secher, courriel : reynald.secher@laposte.net

Portemont, le 2 octobre 2008

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