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Le « parler » Bush…
Un discours, aux dires des « experts » et « spécialistes » qui aurait été écrit par un nommé Michael Girson, discours qui aurait été revu 22 fois… Dans ce discours, G.W. Bush annonçait aux Américains que leur nation avait une mission sacrée et leur demandait au nom de la sécurité de l’Etat, de soutenir cette mission cœurs et âmes… Des phrases qui en disaient long, mais aussi: « Nous allons de l’avant, avec une totale confiance dans le triomphe final de la Liberté. Non parce que l’histoire est sur les rails de l’inévitable ; c’est le choix des hommes qui fait se mouvoir les événements. » « Notre pays a accepté des obligations difficiles à accomplir et qu’il serait déshonorant d’abandonner. » Pour éclairer le sens de ces phrases, faut-il peut-être se rappeler que Richard Lamb, président de la Commission sur l’éthique et la liberté religieuse de la Convention baptiste du Sud, affirmait que, lors de la campagne électorale, Bush lui avait dit : « Je crois que Dieu veut que je sois président. Mais si ça ne se réalise pas, c’est d’accord. »
Mais le « parler Bush » est antérieur à G.W. Bush… A la fin de la Seconde Guerre mondiale, Henry Luce, propriétaire d’une vaste chaîne d’entreprises dans les médias – Time, Life, Fortune – ne déclara-t-il pas que le siècle à venir serait : « Le siècle américain » ? Que la victoire à la guerre conférait aux Etats-Unis le droit « d’exercer sur le monde entier le plein impact de notre influence, dans les buts et par les moyens qui semblent le mieux nous convenir » ? Salutaire rappel sur : http://www.michelcollon.info Mieux encore, sur ce même lien nous sont rappelés les propos du secrétaire à la Guerre, Elihu Root qui, en 1899, déclarait : « Le soldat américain est différent de tous les soldats de tous les autres pays depuis que le monde est monde. Il est l’avant-garde de la liberté et de la justice, de la loi et de l’ordre, de la paix et du bonheur. » A l’époque où il prononçait ces paroles, les soldats américains aux Philippines lançaient un bain de sang qui allait coûter la vie à 600.000 Philippins. Mais revenons au « parler Bush »… " I just want you to know that, when we talk about war, we're really talking about peace. " (Je veux simplement que vous compreniez que lorsque nous parlons de guerre, nous parlons vraiment de paix) - Le 18 juin 2002 à Washington, D.C. " Oh no, we're not going to have any casualties. " (Oh non, nous n'aurons aucune victime) - lors d'une discussion sur l'Irak avec Pat Robertson du « Christian Coalition Founder » " The most important thing is for us to find Osama bin Laden. It is our number one priority and we will note rest until we find him " (Le plus important est de retrouver Oussama Ben Laden. C'est notre priorité numéro 1 et nous ne nous reposerons pas avant de l'avoir retrouvé) - Le 13 septembre 2001 à Washington, D.C. Puis, le 13 mars 2002, toujours à Washington D.C. " I don't know where bin Laden is. I have no idea and really don't care. It's not that important. It's not our priority " (Je ne sais pas où se cache Ben Laden. Je n'en ai aucune idée et m'en fiche carrément. Ce n'est pas si important, ce n'est pas notre priorité). “See, free nations are peaceful nations. Free nations don't attack each other. Free nations don't develop weapons off mass destruction" (Les nations libres sont des nations pacifiques. Les nations libres ne s'attaquent pas aux autres pays. Les nations libres ne développent pas d'arme de destruction massive) - Le 3 octobre 2003 à Milwaukee, Wisconsin. (http://www.revoltes.org/anectodes-citations-bush.htm) Les Américains forment un peuple libre, qui sait que la liberté est le droit inné de chaque être humain et l’avenir de toute nation. La liberté que nous chérissons n’est pas le don de l’Amérique au monde, c’est le don de Dieu à l’humanité. (État de l’Union, 29 janvier 2002) Comme je l’ai dit à mes compatriotes, la liberté et la peur sont en guerre. Nous faisons face à des ennemis qui haïssent non pas notre politique, mais notre existence, la tolérance de l’ouverture au monde extérieur et la culture créative qui nous caractérise. Toutefois, l’issue de ce conflit est certaine. On observe un courant dans l’histoire du monde, et ce courant va vers la liberté. Nos ennemis le rejettent, mais les rêves de l’humanité sont définis par la liberté, par le droit naturel de créer, de bâtir, de prier et de vivre dans la dignité. Lorsque les hommes et les femmes sont libérés de l’oppression et de l’isolement, ils ont un sentiment de plénitude et d’espoir et ils sont des millions à sortir de la pauvreté. Nous défendons les espoirs permanents de l’humanité, et on ne peut pas refuser ces espoirs. (Nations unies, 10 novembre 2001) L’attaque lancée contre la liberté dans notre monde a réaffirmé notre confiance dans le pouvoir qu’a la liberté de changer le monde. (État de l’Union, 2 février 2005) Lire l’intégralité de : Les langages du politique : « Le mal existe ». Religion et néoconservatisme dans le discours de George W. Bush « Le discours de George W. Bush est marqué, dans son contenu, par l’influence de la philosophie politique dite néoconservatrice, attribuée à Léo Strauss. Mais contrairement à la conception straussienne du rapport ésotérique/exotérique, le religieux n’y mobilise pas le politique. L’effet du discours de G. W. Bush, finalement plus schmittien que straussien, contredit son contenu apparent. Il témoigne, malgré le recours au religieux, d’un politique immanent. »
"Maintenant, le monde doit soutenir la liberté en Géorgie" (s'adressant à des soldats vétérans à Orlando, en Floride) Un aperçu, un simple aperçu de la pensée politique de G.W. Bush… Une pensée qui explique bien des désordres de nos temps difficiles. Portemont, le 26 août 2008 |
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