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Comme un « malentendu » ?…
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Averroès, Abu'l-Walid Muhammad ibn Rushd, de Cordoue, philosophe, mathématicien, médecin, a t-il ou n’a-t-il pas été condamné, en tant que théologien musulman par les oulémas de son temps ? C’est « sous son nom » que le premier lycée privé musulman sera sous contrat d’association avec l’Etat à la prochaine rentrée scolaire. A Lille…
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« Averroès » |
Il n’est pas ici dans nos intentions de dénigrer le savant Averroès, homme de grande culture, fin connaisseur d’Aristote, qui pourrions-nous dire, a mieux réussi sa postérité dans l’Occident chrétien qu’en terre d’islam…
La pensée d’Averroès aurait-elle une postérité vraiment cachée ? Quels musulmans s’en réclament ?
Ceux qui ont la charge du lycée qui porte son nom, lycée établit au deuxième étage de la mosquée qui l’accueille ?
Le nom d’Averroès va-t-il être « loué » dans toutes les mosquées de France ?
Nous cacherait-on une si bonne nouvelle ?
Quelques informations à méditer…sans autre recherche qu’une belle « disputio » ! |
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Et que « Mansour ibn Sarjoun » (Victorieux, fils de Serge) nous inspire !
Vous avez, bien sûr, reconnu Jean Damascène…
Portemont, le 19 juin 2008
Averroès : 1er lycée privé musulman sous contrat avec l'Etat
Ouvert en 2003, le lycée Averroès de Lille est le second établissement privé musulman français à passer un engagement avec l'Etat, le premier étant une école primaire située à Saint-Denis de la Réunion, La Medersa Taalim oul-Islam, sous contrat d'association depuis 1990. Le principal changement concernera le recrutement et le paiement des professeurs par le ministère de l'Education nationale dès la prochaine rentrée scolaire, à l'automne 2008.
A l’occasion de sa sixième rentrée scolaire, le lycée Averroès de Lille sera le premier lycée privé musulman de France à être sous contrat d'association avec l’Etat. « C’est une reconnaissance implicite de l’enseignement privé musulman dans notre pays. On entre dans une nouvelle ère. C’est un pas vers l’intégration du culte musulman en France » a déclaré à Saphirnews, Amar Lasfar, président de l’association Averroès qui gère le lycée et la Ligue islamique du nord.
Le contrat d’association avec l’Etat doit être signé d’ici la fin juillet entre l’établissement et le préfet « i[Dès le début [depuis la rentrée scolaire de 2003, ndlr], nous nous sommes mis dans les conditions de programme de l’Education Nationale. A partir du moment où les conditions ont été respectées, c'est-à-dire, les résultats scolaires et les critères techniques, ce contrat n'est qu'une formalité ! ]i».
Selon le ministère de l’Education nationale, les premières conditions à remplir au moment du démarrage de l’établissement privé sont « le diplôme du directeur, les règles de sécurité et le financement par des fonds privés ». Au bout de cinq ans de fonctionnement, tout établissement privé peut faire une requête. L’Académie concernée – celle du Nord pour le lycée Averroès - procède ensuite à une inspection détaillée de l’établissement. Selon le rectorat de Lille, un avis favorable a également été délivré par le Commission de l'enseignement – chargé d’examiner les établissements privés qui veulent passer sous contrat- mais la décision finale est revenue au recteur.
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Le deuxième étage de la mosquée de Lille-sud accueille depuis 2003 le lycée Averroès. |
Des professeurs titulaires recrutés et payés par l'Etat
« Nous allons avoir droit au financement des enseignants, payés jusqu’à présent par le lycée » explique Amar Lasfar. « Nous avons une année de mise en place du contrat, une année d’expérimentation. Nous avons recruté il y a cinq ans. Aujourd’hui, nos enseignants vont être recrutés par l’Education Nationale. Le rectorat va nous envoyer une liste d'enseignants titulaires. Il s’agira pour le directeur de l’Etablissement de veiller à ce que cette nouvelle donne n’affecte pas le lycée ».
Le chef d'établissement a déjà eu connaissance des candidatures et a émis un avis sur chaque enseignant potentiel, tout en espérant conserver l'équipe pédagogique actuelle - du moins en partie. Hier, mercredi 11 juin, avait lieu la commission académique qui devait décider du choix des professeurs. Mais la procédure de recrutement pourra se poursuivre jusqu'à la mi-juillet si besoin.
« Le fait d’être sous contrat avec l’Etat est aussi un soulagement financier en matière de fonctionnement du lycée. Nous allons pouvoir dégager des fonds pour celui-ci, notamment pour construire » conclut-il. Ce qui ne sera pas du luxe puisque depuis 2003, le Lycée Averroès occupe toujours le deuxième étage de la mosquée de Lille-Sud. L'établissement compte au total six classes pour quatre-vingt-dix élèves.
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Une autre « affaire »…
Les mères voilées devraient pouvoir accompagner les sorties scolaires
Accompagner son enfant ainsi que la classe de ce dernier à l'occasion d'une sortie scolaire est somme toute un acte banal, normal. Pourtant, c'est aussi un acte interdit jusqu'à présent aux mères musulmanes voilées. Et c'est sur ce problème que s'est penchée la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité.
Le fait de refuser à une femme musulmane voilée d'accompagner la classe de son enfant en sortie est « contraire aux dispositions interdisant les discriminations fondées sur la religion ». C'est-ce qu'a estimé la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (HALDE), qui s'est penchée sur le problème.
« Dans les huit affaires dont est ici saisie la haute autorité, les réclamantes se sont vu refuser leur participation à des sorties scolaires et/ou à des activités éducatives par les directions d'école » parce qu'elles portaient un foulard, peut-on lire sur le site de la HALDE. « La loi du 17 mars 2004 relative au port de signes religieux à l'école ne concernant pas les parents d'élèves et le port du foulard ne constituant pas par lui-même un acte de pression et de prosélytisme selon le Conseil d'Etat », précise par ailleurs la HALDE.
Et la conclusion de la HALDE est claire. Considérant que les parents « apportent leur concours aux établissements scolaires pour des tâches qui ne relèvent pas des missions d'enseignement, au sens strict, mais uniquement à l'occasion de sorties et/ou d'activités annexes », la Haute autorité a considéré que « ni le principe de laïcité, ni celui de neutralité du service public ne s'opposent a priori à ce que des mères d'élèves portant le foulard collaborent au service public de l'enseignement ».
« Par ailleurs, si le recours à des parents d'élèves en qualité d'intervenants extérieurs est facultatif, le choix du directeur de l'établissement scolaire ne peut être contraire au principe de non discrimination » précise la délibération.
Deux recommandations sont par ailleurs énoncées par la HALDE, qui demande aux conseils d'école de « respecter le principe de non-discrimination religieuse dans la participation des parents à la vie de l'école », et au ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, de « prendre toute mesure nécessaire afin d'assurer, selon les mêmes modalités sur l'ensemble du territoire, le respect du principe de non-discrimination ».
Vendredi 08 Juin 2007
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