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De quoi se plaindre…
Jean-Pierre Hugues, PDG du groupe GSE ne parle pas la langue de bois : GSE est spécialisée dans la construction clés en main de bâtiments logistiques, industriels et de services. Basée en Avignon, la société réalise un chiffre d’affaires e près de 500 millions d’euros. « Toutes les catégories. Mais en industrialisant le processus de construction, nous avons réussi à diviser par trois le nombre d’ouvriers nécessaires sur un chantier. En revanche, nous ne trouvons pas de solution pour l’encadrement. Nous sommes en permanence en limite de rupture d’ingénieurs. » Comment expliquez-vous cette pénurie ? « La France forme le même nombre d’ingénieurs depuis trente à cinquante ans. Les besoins ont pourtant considérablement augmenté, notamment en raison de la reprise de la construction de logements. Nous sommes en relation avec les écoles d’ingénieurs, nous leur faisons remonter l’information sur cette pénurie, mais rien ne bouge. Pourtant faire passer les promotions de 300 à 600 personnes ne ferait pas baisser le niveau. Le corporatisme et l’élitisme font que les écoles conservent un numeris clausus réduit. Les filières universitaires pourraient compenser, mais elles négligent le BTP. » Et Jean-Pierre Hugues de préciser que le BTP est dans la même impasse chez nos voisins européens, soulignant que les pays de l’Est disposent de très bons ingénieurs mais que quand GSE les embauche, c’est pour les faire généralement travailler dans leur pays d’origine… N’y a-t-il pas là, pour nos universités, un beau défi à relever? Léon Areva, le 13 juin 2008 Visitez : |
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