La Belle Commission…
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Le mercredi 28 mai 2008, la Commission européenne a proposé d’autoriser la commercialisation des poulets du Bushland, poulets désinfectés dans une solution chlorée.
Les dits poulets avaient été interdits en 1997…
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Rappelons que ces poulets qui grandissent sous la bannière étoilée sont trempés, avant que d’être mis sur le marché, dans une solution comprenant de la dioxyde de chlore, du chlorure de sodium acidifié, du phosphate trisodique, des acides peroxydés… au choix ou en coquetel…
Ce afin de détruire les bactéries qui auraient pu se développer chez les gallinacés…
Précisons que ce bain serait assez efficace pour lutter contre les salmonelles et les campylobacters, bêtes noires des élevages…
Chez nous, nous procédons pour lutter contre ces intrus néfastes, par des contrôles sanitaires tout au long de la chaîne de vie de nos gauloises cocottes…
Il y a tout lieu de déduire que nos moyens de luttes sont nettement plus onéreux que ceux retenus par les « yankees »…
Vous êtes en droit de vous poser une question essentielle. Mais pourquoi la Commission fait-elle cette proposition ?
C’est simple comme bonjour : Pour tenir une promesse qu’elle avait faite à DoubleVoyou Bush, promesse qu’elle voudrait honorer avant le 10 juin 2008, date du sommet Union Européenne- Etats-Unis qui se tiendra en Slovénie !
Une deuxième question devrait nous venir à l’esprit, à tous, et nous devrions sans tarder la poser par écrit, par téléphone, par courriel à la Commission : Combien de propositions de cette nature, la Commission va-t-elle nous sortir de son poulailler ?
Combien de promesses ont-elles été faites à l’Empire du Poulet Chloré à notre insu ?
Pouvons nous nous rassurer du simple fait que la plupart des ministres européens de l’agriculture ont fait connaître leur désaccord ?
Serons nous assez dupes, si de tels poulets prennent ergot sur nos étals, pour accepter les mesures que l’on nous présente comme draconiennes : Ces poulets auront été trempé dans une solution à base d’un produit unique, solution respectant une concentration maximale, puis ils auront été rincés à l’eau potable après leur bain purificateur et les étiquettes nous permettront de les identifier… Et ils auront un permis de séjour provisoire pour deux ans…
Et confiante la Commission de préciser : « Ce sera au consommateur de choisir ».
Merci. Je suis pris d’un doute : la Commission aurait-elle pensé dans une de ses folles promesses, de nous obliger à les acheter ? Ou de prévoir des quotas dans nos cantines ?
Combien de temps encore accepterons nous d’être « gouvernés » par ces olibrius de la Commission, à genou en direction du Bushland ?
Combien de temps accepterons nous d’être, à toutes les sauces, les dindons de la farce ?
Trop, c’est trop…
Léon Areva, le 2 juin 2008
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