mardi 02 décembre 2008

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Rester à la pointe de la « techné »…

Ce n’est un secret pour personne. Albion entend rester en tête des pays les plus avancés dans la recherche sur les cellules souches embryonnaires… Prenant ainsi dans notre monde la place qu’occupait Dédale dans l’Antiquité afin d'atteindre à la maîtrise du monde... la création in vitro de « chimères » est autorisée, effectivement, dans le Royaume-Uni de Grande-Bretagne… La nouvelle loi britannique était examinée lundi 19 mai 2008…

Le Minotaure de Myron

Une décision qui « couve » depuis un an puisque le gouvernement britannique avait donné son autorisation le 17 mai 2007.

A des fins de recherches « scientifiques », les équipes des Docteurs Frankenstein et Folamour réunis pouvaient  « créer » des embryons hybrides humains-animaux…
Bien sûr que tout cette « ouverture » est assortie de restrictions : l’on nous dit que ces embryons ne devront pas avoir une durée de vie supérieure à 14 jours et que leur implantation dans un utérus est interdite…

Quatorze jours ? « De nombreux chercheurs, estiment qu'avant l'âge de 14 jours, l'embryon n'est pas encore un être humain à l'état d'ébauche et que toutes les manipulations de cette petite boule de cellules sont sans conséquences »…

Cette autorisation a pour but de répondre à la demande de groupes de recherche impliqués dans l'étude des cellules souches. La « Human Fertilization and Embryology Authority » souhaitait procéder à une vaste consultation populaire avant de se prononcer sur le sujet ; sa directrice générale, Angela McNab, déclarant en 2007 que « ce serait une erreur de porter un jugement immédiat sur ce problème compliqué et controversé avant d'avoir suffisamment d'éléments »

Consultés, les sujets de Sa Gracieuse Majesté se sont dits à 61% favorables à la création d’embryon-chimères à des fins scientifiques…

Mais de par le monde, des « chercheurs » n’ont pas attendu pour se livrer à de telles expériences. Aux Etats-Unis (la société américaine Advanced cell technology) et en Chine, ils ont déjà effectué des implantations du noyau d’une cellule humaine à l’intérieur d’un ovocyte animal… Toujours se drapant dans de nobles intentions : à des fins thérapeutiques !

En 2007, le professeur Axel Kahn, généticien à l'Inserm, réagissait en précisant: "La décision anglaise était attendue depuis longtemps, précédée par la recommandation du Comité de bioéthique de Nuffield. Même si la loi anglaise interdisait la recherche sur l'embryon dans d'autres buts que celui d'améliorer la fertilité, elle était, depuis quelques années, tolérée dans certains laboratoires ayant d'autres visées. Dans les autres pays européens, on n'envisage pas encore le clonage, thérapeutique ou reproductif. Mais, si les recherches effectuées chez les animaux ou, ailleurs, chez l'homme sont couronnées de succès, les législateurs seront face à une tension éthique entre l'idée qu'ils se font de l'embryon et les progrès thérapeutiques promis. Il sera important d'avoir un vrai débat démocratique et de ne pas nier les difficultés de tous ordres auxquels on sera confronté."
Mgr Elio Sgeccia, président de l'Académie pontificale pour la Vie exprimait alors la voix du Vatican en affirmant que cette décision allait à l'encontre du droit et de la justice, et rappelait que la création d'un hybride homme-animal : « représente une frontière violée dans le domaine de la nature, la plus grave, ce qui entraîne une condamnation morale totale ».

Le Minotaure

Nous sommes de plein pied dans l’Ere de toutes les barbaries et l’ « Hybris » ne connaît plus de limite… Dédale ferait figure –aujourd’hui – de gentil bricoleur.

Souvenons-nous : En avance sur son temps, Dédale ne construisit-il pas  une vache en bois afin que Pasiphaé, la femme du roi de Crète, Minos, puisse s’y glisser à l’intérieur et s'accoupler avec un taureau blanc, cadeau de Poséidon ? De cette union  naquit  le Minotaure, créature hybride monstrueuse…  et s’en suivit le labyrinthe…

 

Dédale présentant  sa « vache artificielle » à Pasiphaé : fresque romaine. Maison de Vettii, Pompéi

Ce fut aussi Dédale qui confectionna les ailes de plumes et de cire pour son fils Icare…

Nous gagnons plus que jamais à lire les grands auteurs grecs !

Hérodote nous rappelle toujours que : « le ciel rabaisse toujours ce qui dépasse la mesure. »

Après l’  « Hubris » crime contre la civilisation,  succède toujours la « Némésis »…
Et plus près de nous notre grand Rabelais nous rappelait que : « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme ».

Portemont, le 20 mai 2008

Dolly et son « Créateur » » Ian Wilmut

Création d’une chimère ?
Concrètement, l’opération consiste à produire un embryon par la technique de clonage, ce qui suppose d’introduire le noyau d’une cellule humaine dans un ovocyte vidé de son ADN. Toutefois, dans le cas de la chimère, l’ovocyte est fourni non par une femme mais par une vache, une brebis… Résultat, si la manipulation réussit: un embryon possèdera des cellules contenant des gènes humains dans leur noyau – ce sont les plus importants fonctionnellement – et des gènes animaux dans leur cytoplasme, héritage direct de l’ovocyte animal.
 
Le clonage d’embryon est déjà autorisé en Grande-Bretagne. Pourquoi alors repousser encore les frontières et demander à créer des embryons chimères par clonage? Les chercheurs ont fait valoir un argument… éthique, de poids: la technique de clonage a un très mauvais rendement chez l’homme. Pour obtenir un embryon, il faut utiliser des centaines d’ovocytes, ce qui revient à demander à des dizaines de femmes de se soumettre à un traitement hormonal lourd pour alimenter la recherche en cette précieuse matière première. L’argument,
après avoir suscité une longue polémique au sein même du gouvernement britannique, a semble-t-il, convaincu les citoyens de sa Majesté., étant entendu que ceux-ci doivent être détruits au terme de quatorze jours de développement en laboratoire.

A relire :

Ils auraient « adoré atteindre ce Saint-Graal »…

Et créer une lignée de cellules souches… Simplement, ils ne veulent pas « brûler » les étapes… La grande marche vers le clonage humain ne soulève guère de réactions. Notre ami Jean-Pierre Dickès, président de l’Association Catholique des Infirmières et Médecins, lui, ne peut pas rester silencieux.

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Ne pas baisser la garde…

Quand un « apprenti-sorcier » est touché par la grâce…
Quatre affirmations de Jan Wilmut, « père » de Dolly, qui n’ont pas échappé à notre ami le docteur Jean-Pierre Dickès…

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