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En chanson, « La femme est l’avenir de l’homme »…
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Mais avec la « parité » et la « féminisation » de bien des noms, la femme, la femme française qui a fait rêver – et nous l’espérons fait rêver encore… - bien des continents, oui, cette femme qui a toute notre estime et notre affection, devrait se rebeller !
Merci à notre amie Anne-Lys d’appeler, - à sa manière- à la révolte…
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Un bel échange « épistolier » entre Anne-Lys et Claude T. est à l’origine de ce petit billet que nous ne manquons pas de vous faire partager.
De la « féminisation »…
Ce matin, le Figaro publie une liste des nominations dans l'ordre de la Légion d'honneur. Hélas, il respecte l'absurde réforme « féministe » de Jospin.
J'écris à la rédaction la lettre suivante et ne saurais trop conseiller à ceux qui, parmi nous, aiment la langue française, à protester également :
Je lis la promotion de la Légion d’honneur et constate avec tristesse que « le Figaro » continue à appliquer la prétendue « féminisation « des noms de profession ou de titres imposée par M. Jospin.
M. Jospin n’avait certes aucune qualité et aucun droit pour dénaturer la langue française. Or il l’a fait par cette " féminisation " sans aucun respect de la nature même de notre langue.
C’est particulièrement choquant pour les mots dont le masculin est en « -eur ». En effet, jamais, en français, ces mots n’ont fait leur féminin en « -eure »
Je rappelle sommairement de mémoire - et sauf erreur de ma part - les règles du féminin des mots en « -eur. »
Les mots en « -teur » font leur féminin en « -oresse « (doctoresse) ou en « -trice « (actrice, directrice) ; les mots en « -deur » font leur féminin en « -eresse » (venderesse, défenderesse, sans compter la « démerderesse » chère à Paul Valéry) ou en « -drice » (ambassadrice).
Les autres mots en « -eur » font leur pluriel en « -euse » (coiffeuse, vendeuse) ou n’ont pas de féminin.
D’autre part, à certains noms de profession ou de titres, correspondent des mots qui ont la forme de leur féminin mais qui ont un autre sens : ainsi la « procureuse » n’est pas une dame procureur, mais une mère maquerelle, la chancelière n’est pas une dame chancelier, mais une pantoufle pour les deux pieds ; la générale, la maréchale, l’ambassadrice ne sont pas des dames exerçant la fonction de général, de maréchal ou d’ambassadeur, mais les épouses de messieurs exerçant ces fonctions.
Les noms de titres ou de fonctions, à de rares exceptions près, sont, par nature, neutres et n’ont à proprement parler ni masculin ni féminin, même si leur forme est celle du masculin.
Pour toutes ces raisons, quand un titre n’a pas de féminin dans l’usage, il vaut mieux dire « Madame X, procureur », « Madame Y, ambassadeur », etc. et s’adresser à elles en les appelant « Madame le procureur », « Madame l’ambassadeur ». Madame Carrère d’Encausse l’a bien compris qui se fait appeler « Madame LE secrétaire perpétuel ».
Les dames de ma génération, d’ailleurs, se faisaient appeler Madame le député, Madame le conseiller d’État, Madame le Ministre, etc... ce qui évitait de les confondre avec des épouses de messieurs portant ces titres.
Au moins, prenez la peine de « peigner » les listes de promotion de ces abominables féminins en « -eure » et épargnez-nous les affreuses « professeures » et autres « proviseures ». |
De la parité…
Je regrette surtout que personne ne mette en exergue l'absurde « réforme » de la parité !
Il est en effet absolument scandaleux en matière de « promotion dans l'Ordre » (Légion d’Honneur) d'entendre dire par les commentateurs autorisés que l'on a respecté la
parité!
C'est à la fois inique et stupide: le sexe n'est ni une qualité, ni une tare et n'offre droit à aucune faveur particulière!
Que des femmes soient décorées, c'est tout naturel si elles le méritent et
cela n'est d'ailleurs pas nouveau...cela date des temps les plus anciens.
Que des femmes soient promues dans l'ordre omnipotent de la Légion d'Honneur
est de ce fait normal...à condition que comme le souligne la chancellerie
« la promotion dans l'Ordre est l'occasion d'honorer certains membres pour de
nouveaux mérites » - Il faut donc de NOUVEAUX MERITES.
Mais que l'on promeut des gens au simple motif de respecter la parité,
c'est honteux et cela dessert la réputation et le sérieux de l'institution!
On imaginera en effet très bien que telle année il y ait une majorité de
femmes, telle autre année une majorité d'homme, telle autre année, une
promotion entièrement de l'un ou l'autre sexe, mais partir de la nécessité
de respecter une parité pour donner des promotions, c'est tout simplement
odieux! (Cl. T.)
Que je suis navrée, cher Claude, de reconnaître que je suis entièrement
d' accord avec vous. Pour les raisons que vous donnez et pour une autre, que
vous connaissez sans doute : toute politique de « quotas » est humiliante pour
ceux ou celles qui en bénéficient et qui peuvent se dire (et se faire dire)
que l'emploi ou l'honneur que l'on leur donne ne l'est pas en raison de leur
valeur propre, mais pour remplir un quota !
Cela dit, il est vrai que les promotions dans la LH et dans l'ordre du
Mérite étaient souvent établies au détriment de femmes méritantes : bien
souvent, les personnes habilitées à présenter les candidatures
choisissaient, par automatisme, des hommes, négligeant les femmes aux
mérites équivalents. J'ai d'ailleurs souvent vu au CNRS des femmes de
grande valeur non décorées alors que des hommes moins brillants l'étaient...
Mais cela ne justifie aucunement une politique de quotas. |
Et belle cerise sur le gâteau…
J'ajouterais à mon propos sur la féminisation que si les noms de titres ou de fonction sont "neutres" même quand ils prennent la forme du masculin, il en est de même quand ils prennent la forme du féminin.
L'exemple que l'on cite le plus souvent est celui de la sentinelle, mais il en est de même des titres MAJESTE, EXCELLENCE, EMINENCE, ALTESSE, SAINTETE
Imagine-t-on parler de SON MAJESTE, de SON SAINTETE, demander à un roi si "SON Majesté est satisfait" ou au pape si "SON Sainteté veut bien donner sa bénédiction ?" |
Un grand merci, Chère Anne-Lys, pour ces délices…
Portemont, le 2 avril 2008
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