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En communion de prières…

Nous pensons à Anne- Lorraine Schmitt et à toute sa famille. A ses parents, ses frères et sœurs, à son fiancée aussi. Le silence s’est fait sur sa vie volée et sur la vie brisée des siens.
Anne-Lorraine, trop porteuse d’avenir, n’est pas le bon « sujet »…
Nous lui demandons humblement, douloureusement, à genoux, de prier pour la France. Nous savons Anne-Lorraine en bonne compagnie ; Jeanne lui sourit !

En mémoire d’Anne-Lorraine
Enfants du Bidonville de Barrancabermeja

La vie volée d’une jeune femme de 23 ans qui s’apprête à retrouver les siens pour la messe dominicale. La vie volée d’une jeune femme qui croit dans la vie, chrétiennement. La vie volée d’une jeune femme qui réussit sereinement ses études, qui se passionne pour le journalisme, qui après l’Institut de Sciences Politiques de  Lille intègre le « Celsa ». La vie volée d’une jeune femme qui n’a jamais oubliée le service aux autres, cheftaine scout, dévouée à une association « Camino de Esperanza » qui œuvre dans un bidonville de Barrancabermeja en Colombie…

Tout pourrait être dit sur cette vie volée. Tout justifierait la révolte. Nous choisissons le silence « imposée » par le plan de Dieu en ce jour de deuil.

Anne-Lorraine a fait front à l’ignoble. Anne-Lorraine a vaincu.

Il y a quelques semaines, le général Dary, gouverneur militaire de Paris, dont le colonel Schmitt, père d’Anne-Lorraine, est un proche collaborateur, disait en s’adressant à de nombreux jeunes gens : « Soyez ce que vous êtes ! »

Anne-Lorraine a fait pleinement sienne ce qui aurait pu être sa devise. Anne-Lorraine a été totalement une jeune femme de France jusque dans son dernier combat. Ce combat n’appelle aucune vengeance. Il nous montre combien est grande la misère dans le royaume de France. Il nous montre combien est urgent le rétablissement de l’ordre dans la Cité. Nous ne devons pas nous aveugler et toujours garder à l’esprit que cet ordre sera toujours fragile.

Nous devons cet ordre à toutes les Filles et Fils de France. A toutes les Anne-Lorraine et aussi à toutes les Kamila, les Aïcha ou les Salima.

Portemont, le 1er décembre 2007

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