Des dures réalités…
 |
Tout le monde des affaires scrute le ciel en quête d’hirondelles annonçant le printemps ! Mais pour quelques municipalités le ciel est sombre. Très sombre. Quelles communes ne sont pas endettées ? Et quand elles sont rattrapées par les suites de la « crise », les réveils sont douloureux…
|
Claude Bartolone, Maurice Vincent
|
Au palmarès, la municipalité de Saint-Étienne. De quoi être « vert » de rage pour Maurice Vincent son premier magistrat. Il devrait assigner la Deutsche Bank devant le TGI de Paris…
Dans le but de faire annuler un « emprunt toxique » de 20 millions d’euros.
Les encours de la dette stéphanoise s’élèveront à 400 millions d’euros…
La municipalité a souscrit auprès de la première banque allemande un produit financier dénommé « swap » qui est adossé à la parité de la livre sterling sur le franc suisse…
Et le premier magistrat de se réveiller :
« L’effondrement de la monnaie britannique portera à partir d’avril 2010 à 24% le taux d’intérêt, contre 4,3% actuellement pour cet emprunt qui court jusqu’en 2022… »
Pour aller à l’essentiel, le maintien en l’état de ce beau montage conduirait à une augmentation des impôts locaux, de 4%, faisant suite à une augmentation de 7,5% pour l’année en cours…
Nous apprenons aussi, toujours par le quotidien Les Echos du 27 octobre 2009, que le département de la Seine-Saint-Denis serait quant à lui au bord de l’asphyxie… le manque d’air viendrait de la dette du département constituée pour 97% d’emprunts toxiques…
Le président du Conseil général de la Seine-Saint-Denis, Claude Bartolone est donc monté sur ses grands chevaux après avoir fait appel aux cabinets « Fidal » et « Global Financial Services ».
Il a demandé par courrier à cinq établissements bancaires : « Dexia », la « Société Générale »e, le « Crédit Agricole-Calyon », la « Caisse d’Épargne-Natixis » et l’allemand « Depfa Bank », de revoir leurs copies…
Les expertises juridiques demandées par le Conseil général permettraient à Monsieur Bartolone d’affirmer : « Je suis prêt à démontrer que ces banques nous ont trompés et ont a failli à leur devoir d’information à un client non initié. Le département est en droit de demander des dommages et intérêts et l’annulation des contrats en cours. Si aucune révision ne nous est proposée, je déposerai plainte. »
Nos temps sont vraiment difficiles.
Rappelons que Monsieur Claude Bartolone a été ministre délégué à la ville du gouvernement de Lionel Jospin…
Si quelques municipalités « socialistes » se distinguent dans cette galère, il faut préciser que les dommages collatéraux de la « crise » ne font pas de distinction.
L’encours de dettes des collectivités locales s’élèverait à près de 120 milliards d’euros. Pas loin de 10% de l’encours total porteraient sur des produits toxiques… Mais comme il est vrai que nous ne sommes pas égaux, il en est de même pour les collectivités de France… Certaines sont « intoxiquées » à 90%...
Temps difficiles ne cessons nous pas de répéter !
Léon Areva, le 1er novembre 2009
Transmettre à un ami
Imprimer
Réagir
|