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Entre « bouc émissaire » et « tête de turc »…
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Tel est le sort des « Traders ». La « crise » ? C’est eux ! Soupoudrez de quelques pincées de « Paradis fiscaux » et le tour joué… Stratégie médiocre qui s’appuie sur l’hypocrisie, le mensonge, mais qui fait toujours recette… De l’urgence de rappeler quelques vérités…
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« Trader » ? Une activité méconnue dont le nom est dans toutes les bouches, les naïves comme les fielleuses. Un nom à chuchoter sous le manteau en rasant les murs ; un nom entouré de faux mystères et faux secrets.
Une armée maléfique qui jouerait à la roulette enchaînant par de folles parties de Monopoly ?
La réalité est autre.
Si jeu il y a, en sont-ils les inventeurs ? Les « traders » n’ont pas inventé les prêts « subprime » à taux variable. Ils n’ont pas développé le marché des prêts permettant l’accession à la propriété à des ménages qui auraient été considérés comme insolvable dans un marché « raisonnable », des ménages parfois sans emploi…

Les « traders » sont-ils les « titrisateurs » qui ont réalisé le diabolique montage qui a permis à ces « prêts-créances-plombées » de devenir des créances négociables sur les marchés toujours en mal d’appétits ?
Les « traders » sont-ils les distributeurs de tous ces produits ? Les « traders » sont-ils des gérants de fonds ou de fortune toujours en mal de performances, se livrant une guerre acharnée ?
Les « traders » ont-ils un lien avec les autorités dites de tutelle qui étaient censées avoir l’œil sur tous ces marchés ?
A toutes ses questions il convient de répondre : non !
Certains traders gagnent-ils beaucoup d’argent ? Oui, certains.

Certains « traders » ont-ils transgressé les règles élémentaires de la profession ? Oui. Toute profession a son lot de brebis galeuses. Et les salles de marché n’en comptent pas plus que les autres, voire moins !
Les « traders » ne sont pas des chevaux fous caracolant sur les marchés. La profession est surveillée, réglementée. Gagnent-ils beaucoup d’argent ? Certains. Et ils font gagner beaucoup d’argent à leurs employeurs. Les sommes jetées en pâture dans les médias ne reflètent pas la réalité. Elles occultent les sommes engrangées par les banques.
Si initialement les « traders » effectuaient des « expertises » pour le compte des clients de la banque, la banque s’est mise à spéculer pour son propre compte… spéculation d’autant plus profitable en raison de la volatilité grandissante des actifs financiers.
Jeu d’autant plus excitant qu’il a pour terrain la planète dans ses moindres recoins…et que tout est « jouable » des taux de change aux matières premières en passant par les titres boursiers ou les taux de crédits…
Les rémunérations sont à la hauteur des gains générés et ces gains ne sont pas obtenus par le simple « flair » ou de géniales intuitions. Les « traders » sont gens de compétences, maîtrisant l’ensemble des méthodes mathématiques de la finance ou les modélisations des phénomènes réels tel que la couverture des produits dérivées, la gestion de portefeuille et la gestion des risques… Nous sommes loin du simple calcul actuariel.
Les « vulgum pecus » que nous sommes ignorons les travaux de Black et Scoles ou de Merton. Pas les grands « traders »…
Les traders sont payés pour prendre des risques, dans des limites strictement définies, et dans le respect de la réglementation, conformément à la mission que leur confie leur employeur. A de très rares exceptions, ils sont tout sauf des irresponsables…
Pourquoi donc un tel acharnement ?
Cet acharnement permet de masquer les véritables causes de la « crise » et de ne pas toucher à ses fondements…
Corriger les excès de certaines rémunérations qui heurtent le vieux fond égalitaire cher aux Français, ce même fond qui a conduit et conduit souvent encore à des excès tout aussi néfastes… ne présente aucun problème au grand nombre des « traders ».
Bonus garantis, primes versées sans que les résultats confirment le bien- fondé de certains « choix » spéculatifs sont corrigeables sans difficultés. Modifier la fiscalité sur certains revenus aussi.
Mais toutes les mesures évoquées, mesures qui entraîneront des parades pour motiver les plus brillants intervenants du monde de la finance, ne corrigeront pas les injustices que subissent bien des peuples…
S’attaquera-t-on aussi aux rémunérations de certains grands sportifs ou acteurs ? Ils n’ont que le mérite, dans le meilleur des cas, de nous distraire…
La « Banque », avec ses pratiques, nous dérange et nous heurte. Mais elle participe aussi à notre enrichissement… Réguler, pondérer certaines de ses activités, la « moraliser », sont des objectifs louables. Ils ne peuvent être mis en œuvre que par des autorités politiques dont la légitimité ne saurait être contestée…
C’est loin d’être le cas. Très loin…
Mise à l’index des « traders », chasse aux « Paradis fiscaux » ?
De beaux écrans de fumées…
Léon Areva, le 24 septembre 2009
« Trader » ?
Lire :
http://www.fimarkets.com/pages/metier_trader.htm

Selon une enquête du cabinet de recrutement Robert Half, un trader parisien confirmé ou un vendeur en salle de marché peut actuellement espérer toucher un salaire fixe brut annuel compris entre 55.000 et 150.000 euros selon son expérience, auquel il faut rajouter des bonus qui démarrent à partir 30% à 50% du salaire fixe.
L'industrie de la gestion alternative (hedge funds), pourtant fortement malmenée par la crise, offre aussi encore de belles rémunérations. Un analyste-gérant de fonds avec plus de 5 ans d'expérience pourra prétendre à un salaire fixe brut annuel de 100.000 euros avec des primes de 80.000 à130.000 pour les personnes ayant plus de 15 ans d'expérience.
Un ingénieur quantitatif, chargé de développer et modéliser de nouveaux produits financiers destinés à être vendus par les traders, percevra, lui, 80.000 à 100.000 euros brut avec 5 à 7 ans d'expérience et un bonus minimum de 30% de cette somme.
Moins bien rémunérés, les métiers de contrôleur financier, contrôleur de risques, d'auditeur interne sont payés entre 45.000 et 90.000 euros brut avec des bonus allant de 10 à 30%. Ils peuvent atteindre jusqu'à 70% du fixe pour les contrôleurs de risques de marché.
Quand les bonus montaient jusqu'au ciel
Ces montants restent toujours très attractifs pour les traders qui commencent à voir des signes de reprise sur le marché de l'emploi. Mais ils sont encore faibles par rapport aux années précédentes.
"Jusqu'au début de la crise, les bonus distribués allaient bien au-delà de 100% du salaire fixé. On pouvait voir des bonus de l'ordre de 500% du fixe", confie Emmanuelle Rivez-Domont, avocate au cabinet Jones Day. "On a assisté à une surenchère d'année en année qui venait surtout des banques américaines, les banques européennes se devant de faire de même pour rester dans la course. Les banques ont arrosé leurs employés de bonus, de façon non proportionné par rapport à leurs résultats, sous prétexte de garder les meilleurs éléments", ajoute-t-elle.
Mais la contrepartie de ces rémunérations très élevées a été, et reste une très forte pression, un turn-over rapide des équipes et bien sûr un cash élevé que rapportent les traders aux banques. "C'est un métier où l'on peut être rapidement mis à la porte. On ne pardonne pas les erreurs", explique Thierry Iochem, responsable de « FinancialCareers France », un site d'offre d'emplois dans le secteur de la finance. "Et avec la pression, on ne dure pas très longtemps dans ce métier", ajoute t-il.
La banque de détail
Les salles de marché des banques offrent parmi les plus belles rémunérations du secteur. A côté, la banque traditionnelle de détail fait figure de petit poucet. Elle offre des rémunérations nettement moins élevées mais recrute bien davantage.
L'enquête du cabinet Robert Half estime qu'un directeur d'agence de banque peut percevoir entre 40.000 et 55.000 euros de salaire fixe pour une agence de plus de 7 personnes avec une prime pouvant aller jusqu'à 10.000 euros. Un directeur de groupe d'agence sera rémunéré à partir de 50.000 euros pour son fixe.
Enfin, votre banquier chargé de la clientèle grand public peut espérer entre 24.000 et 32.000 euros avec une prime de 3.000 euros. Un chargé de clientèle pour des services haut de gamme débutera à 30.000 euros et pourra toucher jusqu'à 38.000 euros. Les mieux payés, les chargés de clientèle "grande entreprise" recevront entre 50.000 et 70.000 euros de fixe avec un variable maximum de 15.000 euros.
Haro sur les banquiers et leur bonus. L'Elysée, le Ministère des Finances ou encore le président de la BCE ont tous cette semaine pointé du doigt les bonus des banquiers. Nicolas Sarkozy a reçu les dirigeants des six grandes banques françaises, mercredi 21 janvier à l'Elysée, et leur a demandé de renoncer à leur bonus annuel en contrepartie de la deuxième tranche de 10,5 milliards d'euros accordées par l'Etat à leurs établissements.
Mais à combien devaient se monter ces bonus? Michel Pébereau, le président de BNP Paribas et Baudouin Prot, le directeur général avaient, par exemple, respectivement touché 875.000 et 2,27 millions d'euros de bonus en 2007 au titre de l'année 2006. Pour George Pauget, le directeur général du Crédit Agricole, sa part variable du salaire a atteint son maximum soit 957.100 euros. Plafonné par le Comité de rémunération de la banque, ce bonus, soumis à des conditions de performances, représente dans ce cas 120% du salaire fixe (920.000 euros).
Voici un classement récent des 10 traders les plus profitables. Le premier a 33 ans. Il s'appelle John Arnold. Son terrain de jeu ? L'énergie. Il a gagné en 2006 entre 1,5 et 2 milliards de dollars ! Une vraie multinationale à lui tout seul...
Si vous vous demandez où part votre argent quand vous perdez sur les marchés, il y a fort à parier qu'un de ces hedge funds se trouvent en face de vous en train de gagner et d'encaisser vos erreurs... Le deuxième top trader mondial est le fondateur de Renaissance Technologies, un hedge fund spécialisé dans l'arbitrage depuis de très nombreuses années et grand amateur de mathématiciens devant l'éternel. Gain net pour James Simons âgé de 68 ans ? Autour de 1,5 milliards de dollars... Excusez du peu !
Le classement
Le tableau ci-dessous vous propose les 10 meilleurs mondiaux pour 2006. Les revenus, sont leurs revenus personnels liés à leur intéressement à la performance des fonds qu'ils gèrent. Vous remarquerez qu'il n'y a pas un seul européen dans ce "top ten", le premier apparait à la 14ème place, il s'agit d'un belge travaillant à la city de Londres et qui a empoché 500 millions de dollars tout de même l'an dernier...
| Nom |
Ville |
Société |
Age |
Revenus 2006 ($) |
John Arnold |
Houston |
Centaurus Energy |
33 ans |
1,5 à 2 milliards |
James Simons |
New York |
Renaissance Technologies Corp. |
68 ans |
1,5 milliard |
Eddie Lampert |
Greenwich |
ESL Investments |
44 ans |
1 à 1,5 milliard |
T. Boone Pickens |
Dallas |
BP capital |
78 ans |
1 à 1,5 milliard |
Stevie Cohen |
Stamford |
SAC Capital Advisors |
50 ans |
1 milliard |
Stephen Feinberg |
New York |
Cerberus Capital |
47 ans |
800-900 millions |
Paul Tudor Jones |
Greenwich |
Tudor Investment Corp. |
53 ans |
700-800 millions |
Bruce Kovner |
New York |
Caxton Associates |
62 ans |
700-800 millions |
Israel Englander |
New York |
Millennium Management |
58 ans |
600-700 millions |
David Shaw |
New York |
D.E. Shaw & Co. |
55 ans |
600-700 millions |
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