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Quand des « feuilles » sont tournées...
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L'américain « Republic » tenait depuis l'an 2000 les papiers à cigarettes« JOB », « OCB », « Zig-Zag », après avoir racheté l'usine de Perpignan qui appartenait à Vincent et Pierre-Yves Bolloré...
Restaient deux sites « Bolloré » dont l'activité s'exerçait toujours dans le papier à cigarettes et les impressions dites minces, à savoir le fameux papier « Bible »... papier si cher aux Editions de la Pléiade...
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Suite et fin: l'américain « Republic » devient propriétaire du « reliquat » de l'activité historique de Bolloré...
Se souvient-on encore de la création, en 1822, de l'entreprise Bolloré à Ergué-Gabéric près de Quimper?
Une entreprise qui fut très vite spécialisée dans les papiers « spéciaux » dont le célèbre papier à cigarette « Odet-Cascadec-Bolloré » OCB pour les fumeurs.
Un papier à la gloire des Bolloré, gloire qui fut même mise en chanson par Cathy Claret et qui accéda à la célébrité grâce à une version de Raimundo Amador et B.B. King: « Bollore te quita las penas » « bollore pa toda la vida »

Autres temps autres icônes... Vincent Bolloré, l'ami du Président, l'ami de Sarko l'américain s'est mis lui aussi à l'heure américaine. Une heure qui s'appelle « Republic ».
Tout un programme...
Il se dit que pour l'instant « Republic » n'envisage pas de restructuration au sein des sites industriels de Thonon-les-Bains et de Laval-sur-Valogne qui emploient 440 salariés...
Léon Areva, le 5 août 2009
Cathy Claret

Comment t´est venue l´idée d´écrire une chanson ("Bollore") sur le papier à cigarette OCB ?
- Quand Raimundo et Rafael Amador (Pata negra) venaient avec moi à Paris, ils ramenaient des caisses entières de papier à rouler OCB, et quand je rentrais moi aussi en Espagne, je leur apportais également les provisions de papier OCB, simplement parce qu'à l'époque, en Espagne, le papier à rouler était plus épais. Le meilleur, c'était OCB. J'étais donc le fournisseur de papier à Séville [rires]. D'ailleurs, quand j´arrivais avec le papier, on aurait dit que j´amenais de l´or [rires]. Dans la trame du papier, il y avait écrit "Bollore" ; personne ne savait que c´était le nom d´un homme, et j´ai eu l´idée de faire une chanson qui disait : "Bollore te quita las penas / Bollore pa toda la vida / Bollore nos vuelve locos / Bollore !! que papel !!" (3). C´était donc un genre d´hymne à la légalisation, mais crypté, car il était impossible de savoir de quoi la chanson parlait exactement. J'ai enregistré la chanson sur mon disque Soleil y locura, puis Raimundo, qui l'aimait beaucoup, l'a reprise ; il l'a ensuite réenregistrée avec B.B. King, si bien que cette chanson est devenue un hymne en Espagne. C'est une chanson très, très populaire et j´ai vu des places de toros entières reprendre en choeur "Bollore te quita las penas...". C'est très impressionnant. "Bollore" a même été classée dans les meilleures chansons de toute l´histoire d´Espagne... Je suis assez contente, d´autant plus que le Crépuscule m´avait dit que c´était la chanson la plus laide que j´aie jamais faite. Mais ils continuent de toucher de l'argent grâce à elle puisqu'ils en sont l'éditeur... Depuis le papier a été importé en Espagne, grâce à la chanson : au début les paroles étaient même inscrites dessus. Cette chanson fait maintenant le tour du monde grâce à B.B. King qui l'a mise dans ses compilations. La rencontre entre Raimundo et cette chanson leur a permis d'accéder à la popularité que tous les deux connaissent aujourd'hui.
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