Du futur emprunt national…
 |
Tout à un prix… Trois économistes de Natixis nous le rappellent. Jean-Christophe Caffet, Jean-François Robin et Thomas Julien se sont livrés à un « petit » exercice…
Retenant une fourchette haute pour l’emprunt à venir, soit 80 à 100 milliards d’euros, quelles conséquences sont envisagées…
|
Un accroissement « spontané » de 5,1 points du PIB de la dette publique… et pour un emprunt de 100 milliards, à l’horizon 2010, la dette publique s’évaluerait à 90% du PIB !
Retenant un taux « générique » de 4%, la charge d’intérêt annuelle serait de 4 milliards. Nul besoin d’être un grand matheux…
De quoi alimenter le débat jusqu’à la « rentrée » et faire passer au deuxième plan d’autres réalités douloureuses !
Les beaux esprits iront bon train avec un déficit public qui jouera au pendule entre 7 et 7,5% du PIB, soit plus du double autorisé par la déesse « Bruxelles »…
Pour se lancer dans une telle aventure, peut-être allez-vous penser qu’un tel emprunt rapporterait « gros » à l’Etat ?
Que nenni !
Pour vous en convaincre, il suffit d’apprécier les derniers grands emprunts dits d’Etat…
L’emprunt « Barre » a coûté 50% de sa récolte et a fait pâle figure en regard de l’emprunt « Giscard » qui lui a coûté dix fois que sa moisson !
La grande geste nationale à laquelle le président Sarkozy appelle les Français est avant tout motivée par des considérations politiciennes : arrimer un peu plus les Français à sa politique…
Il convient de ne pas oublier l’air gourmand du candidat Sarkozy quand il déclarait être fier d’être appelé « Sarko l’Américain ».
Alors que le déficit public des Etats-Unis atteint des montants abyssaux, le chef de l’Etat ne veut pas se laisser distancer et entend mériter plus que jamais d’être appelé :
« Sarko l’Américain »
Qu’on se le dise…
Léon Areva, le 18 juillet 2009
 |
France |
 |
Etats-Unis |
Transmettre à un ami
Imprimer
Réagir
|