Le premier qui craquera… une allumette ?
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Après les employés de « New Fabris », ceux de « Nortel » menacent eux aussi de faire sauter leur usine… Des usines installées dans des villes portant beau nom : Châtellerault, Châteaufort…
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Chez « New Fabris », « on est à bout » confiait un syndicaliste CGT, rajoutant :
« Beaucoup de personnes travaillent depuis 25, 35 ans. Beaucoup ont donné leur vie à l'entreprise ». Une entreprise qui employait 366 personnes « New Fabris » qui travaillait à près de 90% de sa production pour PSA et Renault, est en liquidation judiciaire depuis un mois…
Les salariés entendent obtenir 30 000 euros d’indemnités par salarié et ce auprès de PSA et Renault…
La réponse de Renault était toute trouvée : « Ce n'est pas au client de payer les indemnités conventionnelles des employés d'un fournisseur »…
Pour les grévistes de Nortel (équipementier télécoms canadien installé à Châteaufort dans les Yvelines), la mise en batterie de bouteilles de gaz serait la dernière solution… version « dernière cartouche ».

Un syndicaliste CFTC va même jusqu’à dire :
« On est des cadres trop gentils, il faut passer à la vitesse supérieure… Pour l’instant, on mène ces actions pour qu’on nous prenne en considération… Mais il est tout à fait possible que les salariés fassent exploser les bonbonnes de gaz »
Nous rappellerons que « Nortel France S.A. » filiale du canadien, a été placé en liquidation judiciaire le 28 mai 2009, décision assortie d’une continuation d’activité en vue d’une revente, avec une date butoir pour le dépôt des offres de reprise : le 19 août 2009. Le tout étayé par un « plan social » qui prévoit la suppression de 480 des 680 emplois…
Il n’est pas faux de dire que dans les relations « employés - entreprises en difficulté », il y a de l’eau dans le gaz…
Espérons que ne s’y glissera pas une allumette…
Léon Areva, le 15 juillet 2009
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