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1954 trillions de dollars

De « réserve de change »...Facile comme bonjour de les compter sur les doigts. Ils ne font que 1.483.170 milliards d'euros...
Une bien belle cassette qui serait celle de la Chine. Une cassette qui se serait accrue de 5,84 milliards d'euros au premier trimestre 2009... Et dans cette cassette, les obligations du Trésor étatsunien sont en bonne place !

Dans le même temps, afin de lutter contre la « crise », la Chine au grand cœur signe des accords d'échange de devises, échange nommé en langue « anglaise » « swap »...

La Banque centrale de Chine, dans un communiqué, à mis l'accent sur ses efforts pour lutter contre la crise financière, et ce par le biais d' "une coopération active" matérialisée par la signature de six accords de crédit croisé depuis décembre 2008.
La Chine pousse ainsi sa devise qui bien que non convertible prend place sur les marchés.

Pour Zhang Taowei, professeur du centre d'études financières de l'Université Tsinghua de Pékin, ces accords de crédit croisé  permettront aux partenaires de la Chine de financer leurs achats en Chine...

De son côté, la Banque centrale de Chine fait valoir que ces accords favoriseront le commerce bilatéral et les investissements directs entre les signataires, tout en évitant les frais et les fluctuations des taux de change.

Patrick Bennett, économiste de SGCIB à Hong Kong, précise pour sa part que les autorités chinoises sont mues par le désir d'apporter leur pierre à la lutte contre la crise, en injectant de la liquidité dans le système financier.

Ces accords indiqueraient que  «  l'influence sur l'économie mondiale de la Chine est de plus en plus forte, elle est l'une des rares économies capables d'intervenir et de faire une différence ».

Pour d'autres économistes, la devise chinoise au taux de change  au taux de change strictement contrôlé et à la convertibilité bien trop limitée ne pourra pas jouer pleinement ce rôle.

« La plupart des pays qui ont conclu des accord de swaps avec la Chine ne les ont pas encore utilisés. Le yuan a pour eux peu d'intérêt en dehors du financement du commerce (...) car il ne peut pas être négocié hors de Chine » dixit Andrew Peaple, un expert-comptable collaborateur de l'agence Dow Jones Newswire.

« Le but semble bien de poser les fondations pour que le yuan devienne plus largement utilisé dans le commerce international » reconnaît-il néanmoins.
 Et si comme l'admet le professeur Zhang, le chemin est long à parcourir avant que le renminbi (nom du yuan) accède  à une convertibilité libre sur la scène mondiale, il faut bien commencer...

La Chine et l'Argentine ont signé un contrat d'échange de devises de 70 milliards de yuans (10,25 milliards de dollars – 7,72 milliards d'euros).  Il s'agit du  plus important accord signé entre la Chine et un pays de l'Amérique latine.

 L'Argentine est le cinquième pays après la Corée du Sud, la Malaisie, la Biélorussie et de l'Indonésie à signer un tel accord sur l'échange de devises avec la Chine.

Au total, ces accords de crédit croisé conclus avec la Corée du Sud, Hong Kong, la Malaisie, le Bélarus, l'Indonésie et l'Argentine, représentent 650 milliards de yuans (71,7 milliards d'euros).

Face à la « crise », la Chine a « grand « cœur »...

Léon Areva, le 25 avril 2009

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