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Tous les « Picsou » sautent-ils de joie?
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Parlons clair: « les banques centrales injectent tellement de liquidités dans le système financier que les investisseurs craignent que les monnaies ne valent bientôt plus rien. » Que reste-t-il donc?
Comme au bon « vieux » temps, l'or?...
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L'or retrouve la côte... Comme bien souvent à chaque crise...


Quelques avis...
L'or, qui a toujours joué le rôle de valeur refuge par le passé, intéresse une certaine catégorie d'investisseurs américains, qui achètent des lingots et des pièces d'or. Certains pensent que les mesures monétaires prises contre la déflation (argent à taux zéro) vont provoquer une forte inflation dans l'avenir, ce qui entraînera une hausse mécanique des cours de l'or. D'autres imaginent que l'effondrement du dollar pourrait provoquer une forte hausse des cours de l'or... Quoi qu'il en soit, l'or a frôlé récemment la barre des 1000 dollars, avant de redescendre à des cours plus proches des 900 dollars.
http://www.sacra-moneta.com/or/FAUT-IL-ACHETER-DE-L-OR.html |
La très bonne tenue du cours de l’once d’or depuis le début de la crise est venue rappeler aux
investisseurs, qu’ils soient particuliers ou institutionnels, que l’or est une classe d’actifs à part
entière, significativement décorrélée des autres classes d’actifs. Quelles en sont les raisons ?
Est-il trop tard pour profiter de cette thématique ? Quel est le meilleur moyen d’en bénéficier ?
La suite...
http://medianet.lcf-rothschild.fr/LCFEDRB/PDF/EdmonddeRothschildAMLOr5mars2009359.pdf |
Le prix de l’or flirte actuellement avec la barre symbolique des 1000 dollars l’once après avoir battu son record en mars 2008, à 1032,70 dollars. Une tendance lourde, et bien que les rebonds du marché action fassent baisser le cours sporadiquement, le précieux métal jaune a vu son prix quasi quadrupler sur la dernière décennie
La crise favorable à la hausse du prix
(Rédaction internationale) - Comme pour tout marché, l’or est soumis à des facteurs conjoncturels et structurels. Et, il joue plus que jamais son rôle de valeur refuge en cette période de crise comme ne témoigne son cours à près de 1,000 dollars l'once.
La chute des cours boursiers et notamment le cours du dollar, la crise immobilière - l’immobilier a perdu un quart de sa valeur dans les pays développés -, la crise des subprimes, la crise bancaire avec un secteur qui n’annonce toujours pas le chiffre réel de ses pertes, sont autant de facteurs qui poussent le marché à la hausse.
Il faut ajouter à cela la crainte d'une crise monétaire car en injectant massivement de l’argent dans le système économique pour ne pas qu’il s’effondre, les planches à billets tournent à plein régime et l’endettement des Etats explose. Du coup la monnaie fiduciaire se déprécie et les investisseurs se détournent même des obligations d'Etat américaines et japonaises pourtant considérées comme sures. Seules valeurs refuges : les matières premières dont la principale et emblématique pépite, qui quoi qu’il arrive ne se dépréciera pas. De fait, le cours de l'or s’envole tant en euros qu’en dollars.
Parallèlement, la demande en or, notamment dans le secteur de la bijouterie qui représente 70% à 80% du marché de l'or physique, est à la hausse. Et l'or reste un actif extraordinairement bon marché malgré son cours au plus haut. Cela grâce à l'utilisation de nouvelles techniques d'exploitation qui compensent la baisse de la production et de la rentabilité des mines affectées par les coûts de l’énergie, des produits chimiques et de la main d’œuvre.
1200 dollars en 2009 ?
Certains facteurs laissent penser à une baisse du cours pour les prochaines années. "Le dollar se tient mieux et pourrait demeurer stable dans la mesure où la Fed ne peut plus baisser ses taux et seule la BCE dispose encore d'une marge de manœuvre. La bijouterie-joaillerie, voit fléchir sa demande en début d'année" explique Anne Ruffin, responsable de la gestion Actions Thématique Monde de Crédit agricole Asset Management (CAAM).
Mais le scénario inflationniste convainc de nombreux économistes qui avancent un chiffre entre 1200 à 1300 dollars l’once d’ici les 2/3 ans à venir. Un encart de Xin Kuaibao, magazine de presse économique chinois, annonçait récemment que la banque centrale chinoise souhaiterait porter ses réserves d'or à 4 000 tonnes, ce qui pourrait propulser les cours de l'or jusqu'à 3 000 dollars l'once, selon un économiste chinois. Ce chiffre est aussi cité par l’Américain "Forbes"…
LG. (www.lepetitjournal.com) vendredi 13 mars 2009
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L'or, valeur refuge ou spéculative ?
- 24/02/2009 17:32:00 - L'Expansion.com
Le cours du métal jaune est à son plus haut depuis un an. Cette ruée vers l'or reflète les inquiétudes des investisseurs face à la crise et au risque d'une poussée de l'inflation. Jusqu'où va grossir cette bulle spéculative ?
L'or est en fort rebond ces dernières semaines : son cours a atteint 999,1 dollars l'once vendredi 20 février, un plus haut depuis près d'un an. Il n'avait pas repassé ce seuil depuis le 18 mars 2008, jour qui avait suivi son record historique à 1.032,70 dollars. Cette envolée du métal jaune est inattendue et reflète principalement les craintes des investisseurs face à la crise.
Contrairement à la mécanique habituelle, cette hausse de l'or ne correspond pas à un retour de l'inflation. Celle-ci est au contraire nettement orientée à la baisse à la fois aux Etats-Unis et dans la zone euro. Contrairement à son envolée en 2008, la hausse actuelle de l'or n'est pas non plus alimentée par la faiblesse du dollar, monnaie dans laquelle est libellée la majorité des matières premières dont les cours sont également orientés à la baisse.
La hausse du cours de l'or ne reflète pas non plus la réalité d'un déséquilibre entre l'offre et la demande : l'industrie joaillière représente en temps normal environ 70% de la demande mondiale d'or. Or cette demande a reculé de 11% en 2008, ce qui aurait dû conduire à une détente des cours plutôt qu'à un regain de tension.
La demande d'or est purement spéculative
Alors qu'au cours de ces trente dernières années l'or n'avait plus réagi à aucune crise internationale, qu'elle soit d'ordre économique ou politique, tout semble indiquer le contraire aujourd'hui. Dans un contexte de craintes persistantes sur l'économie mondiale, l'or a retrouvé sa couronne de reine des valeurs refuge.
« D'un point de vue historique et psychologique, il y a toujours eu une forte attraction pour ce métal rare, explique Marc Touati, directeur général de Global Equities. L'or est à la base de la richesse des nations. En cette période de crise, les investisseurs reviennent paradoxalement à la genèse du capitalisme : l'or. » Plus concrètement, explique l'économiste auteur du livre « Krach, boom... et demain ? », l'or est la contrepartie, avec les devises et les titres, de la création de masse monétaire des banques centrales.
L'or est donc perçu par les investisseurs comme une valeur sûre, tangible, une garantie contre l'incertitude qui pèse sur la valeur des monnaies. « Les investisseurs misent sur l'or pour deux raisons, explique Robin Bahr, analyste métaux chez Calyon : parce qu'il a un très bon taux de préservation de capital et parce que c'est une valeur protectrice face aux risques de poussée de l'inflation. » La ruée vers l'or s'accompagne en effet, selon l'analyste, d'une frénésie des investisseurs à sortir des actifs traditionnels, comme les actions, les obligations et les devises.
Une valeur refuge face au risque d'inflation
« Les investisseurs aux Etats-Unis n'ont plus qu'une peur, renchérit Evariste Lefeuvre, responsable des recherches marchés chez Natixis : la « fiat money », c'est-à-dire la monnaie fiduciaire qui n'est pas garantie par des biens physiques, l'or notamment. En clair : les banques centrales injectent tellement de liquidités dans le système financier que les investisseurs craignent que les monnaies ne valent bientôt plus rien. »
Paradoxalement, au lieu de redonner confiance, les plans de relance et de soutien des banques des Etats inquiètent les investisseurs qui anticipent une poussée de l'inflation, donc une érosion de la valeur des devises nationales et internationales. « Si elle n'est pas tangente aujourd'hui, la hausse de l'inflation est une donnée acquise pour les investisseurs, que ce soit dans six mois ou un an, explique Robin Bahr. Pour financer les plans de relance, les Etats augmentent leur base monétaire. Ce faisant, ils poussent à la dépréciation de leur monnaie, ce qui à terme leur permettra de réduire la valeur de leur dette. »
Face à l'incertitude grandissante des investisseurs quant à l'issue de la crise, jusqu'à quel sommet le cours de l'or peut-il grimper ? Toutes les hypothèses sont envisageables. Jusqu'à 2.000 dollars l'once, selon Evariste Lefeuvre, 1.100 dollars selon Robin Bahr.
Ce qui est certain, c'est qu'une « bulle spéculative est en train de se constituer autour de l'or, estime Marc Touati. Dès que la reprise économique s'amorcera aux Etats-Unis, dès l'été 2009 selon moi, les investisseurs retrouveront confiance dans les marchés et le cours de l'or s'effondrera. L'investissement dans l'or répond à une vision de court terme, alors que la finance exige une vision de moyen voire long terme. » |
Portemont, le 5 avril 2009
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