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Combien de décades d’illusions ?
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Depuis combien d’années perdons nous des emplois industriels ? Depuis combien d’années notre croissance économique était-elle à la baisse ? Comment a-t-on pu soutenir la demande des « ménages » ?
A-t-on mesuré l’endettement croissant de ces mêmes « ménages » ?
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Des questions… Encore et toujours des questions…
Quel nom donner à la « crise » ?
Crise financière ? Crise bancaire ? Crise du capitalisme financier ?
Qui a imposé le dogme : « la mondialisation est toujours facteur de prospérité » ? Qui a fait croire que « la concurrence doit toujours être encouragée » ?
Au nom de quelle révélation a-t-on pu faire croire que « l’industrie va disparaître au profit des services » ?
Depuis quand les pouvoirs politiques ont-ils oublié le vieil adage : « Gouverner c’est prévoir… » ?
Depuis quand ont-ils cessé de « gouverner » ?
Pourquoi se content-ils depuis des lustres d’ « administrer » nos passions les plus obscures, de les caresser dans le sens du poil et de la plume ?...
Osera-t-on rappeler les penchants des hommes ?
Argent, richesse, pouvoir…
Pourquoi la France n’a-t-elle pas sursauté comme un seul « homme » quand
en février 2007, Nicolas Sarkozy remettait la Légion d’honneur à Stéphane Richard, un ancien conseiller de Dominique Strauss-Kahn qui a fait fortune dans l’immobilier avant de diriger Veolia Transport. Le futur président de la République évoquait alors les signes extérieurs de richesse de son hôte, « poétisant » longuement sur son appartement… Et achevant son discours en s’exclamant : « Toi, tu as fait fortune, la mienne viendra peut-être un jour ! »
Quelques mois plus tard, en octobre, il remettait les insignes de grand-croix de la Légion d’honneur à son « ami » Antoine Bernheim, l’emblématique patron du groupe d’assurances Generali, en appelant la France à « régler ses comptes vis-à-vis de l’argent pour régler enfin son problème vis-à-vis de la réussite ».
Pourquoi la France est-elle restée aussi muette ?
Quand les Français ont-ils contracté le virus de l’endettement ?
Les Français ont rarement été aussi endettés. A fin 2005, 52,6% des ménages détenaient au moins un crédit immobilier ou un crédit à la consommation, voire les deux. Surtout, la progression a été très rapide puisque en 2004, ils n'étaient que de 50,2%. En valeur, l'endettement total des Français représente 56,6% de leur revenu disponible, l'un des niveaux les plus élevés depuis 20 ans. Le phénomène est encore plus marqué chez les jeunes. 58% des moins de 30 ans ont contracté au moins un crédit, un taux record historique qui en fait les plus endettés de la population. Plus nombreux à contracter un prêt immobilier pour acheter un premier logement, ils font aussi souvent un prêt à la consommation pour l'équiper.
Mais cette montée de l'endettement n'est pas seulement due à l'engouement pour l'immobilier. Car toutes les formes de crédits sont concernées, y compris le découvert bancaire, beaucoup plus largement utilisé depuis deux ans. Un Français sur quatre a recours au découvert bancaire, un des taux les plus élevés jamais observés. Alors que le gouvernement veut réformer le crédit hypothécaire pour pousser les Français à consommer davantage, plus d'un ménages sur trois (34,5%) a déjà un crédit à la consommation en cours, un taux et surtout une des progressions les plus élevées jamais observés. Des crédits contractés pour réaliser des projets précis mais de plus en plus, également, pour faire face aux dépenses courantes. Car parallèlement, la part des ménages endettés dont la situation financière s'est dégradée a rapidement progressé depuis deux ans, pour atteindre 35% l'an dernier. Si 51,4% des ménages considèrent que leur charge de remboursement est supportable ou très supportable, cette proportion se réduit au profit de celle des ménages qui la jugent élevée ou trop élevée.
http://www.lexpansion.com/economie/actualite-economique/les-francais-contractent-le-virus-de-l-endettement_114374.html |
Le niveau d'endettement des ménages français a atteint un niveau historique en 2005, avec une dette qui a représenté 64% du revenu disponible brut, affirme la Banque de France."Ce niveau est le plus élevé jamais observé en France", souligne la Banque.La dette des ménages a représenté en 2005 près de 435% de l'épargne brute, dépassant largement son niveau des années quatre-vingt, période caractérisée aussi par le dynamisme des prêts à l'habitat et une envolée des prix immobiliers. L'endettement s'accélère, en augmentant de 10,5%, contre 9,9% en 2004.
http://tf1.lci.fr/infos/economie/0,,3303944,00-endettement-francais-plus-haut-.html |
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EN-COURS D'ENDETTEMENT DES MÉNAGES (BASE 100 EN 1995) |

Le malheur des uns n’a jamais fait le bonheur des autres… Affaire de temps long…
La France fait bonne figure en comparaison avec ses voisins…


Réagir…Nous avons à régler des comptes, oui !
Avec les illusions que sèment à tout vent les manipulateurs de tout bord qui feignent de « gouverner » en rêvant à haute voix :
« Toi, tu as fait fortune, la mienne viendra peut-être un jour ! »…
Réagir et redécouvrir le « Politique »… Chasser les manipulateurs de tout bord…
Portemont, le 6 avril 2009
Liste non exhaustive…



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