jeudi 09 février 2012

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Notre société ou ce qui en tient lieu est faite d’étranges troupeaux…

Il y a ceux qui sautent en scandant « L’Europe ! L’Europe ! L’euro ! L’euro ! »… Ceux qui se lancent après s’être retenus longtemps retrouvant leur voix avec «  L’OTAN ! L’OTAN ! L’OTAN ! »… Ne pas oublier le bon vieux refrain de la Chorale des adeptes de « L’ISLAM ! L’ISLAM ! L’ISLAM ! » ou « Les Arabes ! Les Arabes ! Les Arabes ! »… Charité bien ordonnée nous impose de rappeler ceux de notre famille qui chantent « Le Roi ! Le Roi ! Le Roi ! » ou «  Notre force est d’avoir raison ! Notre force est d’avoir raison !... »
Nous tâcherons de n’oublier personne… Visite au sein du troupeau des cabris de l’ euro…

Quelques rappels et « points de vue » afin de comprendre les enjeux…
Une « morale » à retirer ?

La « Clef » est dans la volonté politique autant que dans la volonté des Français de redevenir un peuple libre… Ce qui se disait en d’autres temps, un peuple « Franc », du même nom que la France donna à sa monnaie…

Pas d’indépendance sans le « battre monnaie ! »

Léon Areva, le 23 février 2009

Un bref survol…

« L’euro, facteur de récession? »

Laurent Pinsolle

Par Laurent Pinsolle. Les chiffres sont formels: la crise est plus sévère eu Europe qu'aux États-Unis. La faute à l'euro?

Les résultats du 4ème trimestre viennent de confirmer une dure réalité : la crise est plus sévère en Europe qu’aux États-Unis puisque le PIB a reculé de 1% outre-Atlantique contre une baisse de 1,5% dans la zone euro comme en Grande-Bretagne. Un paradoxe qui doit amener à se poser des questions sur l’euro.

Une zone euro asphyxiée économiquement
Lors du débat sur le traité de Maastricht, ses partisans promettaient un futur économique radieux. Aujourd’hui, ils affirment que l’euro nous protège. Pourtant, alors que la crise est partie des États-Unis, que le taux de chômage y a déjà progressé de 3 points, que des millions de ménages ont été expulsés, la récession y est moins forte qu’en Europe. En 2008, le PIB Américain a cru de 1,2% contre 0,8% en zone euro. L'Europe est entrée en récession un trimestre avant et 2009 s’y annonce encore plus mauvais.

(photo : Miala - Flickr - cc)

Pire, l’examen de l’évolution du PIB est encore plus cruel pour l’Europe en montrant une asphyxie économique progressive. Alors que la croissance était de 2,4% dans les années 80 en France et en Italie et de 2,3% en Allemagne, elle est passée à respectivement à 2%, 1,6% et 2,1% dans les années 90 puis à seulement 1,3%, 0,5% et 0,8% dans les années 2000. Dans le même temps, le Royaume-Uni, en retard dans les années 70, affiche une croissance de 2,7%, 2,5% et 1,8% sur les trois dernières décennies.

Les chiffres qui sont tombés pour le 4ème trimestre sont désastreux pour la zone euro. Alors que le PIB Américain a reculé de 3,8% en rythme annuel, il a baissé de 4,8% en France, de 6% au Royaume Uni, de 7,2% en Italie et de 8,4% en Allemagne. La situation de l’Espagne et de l’Irlande, les anciens champions de la croissance européenne, est encore plus mauvaise avec une baisse du PIB Irlandais qui pourrait atteindre 5% sur 2009 avec un déficit budgétaire de 10%.

Une monnaie unique pour une zone qui ne l’est pas
Malheureusement, on peut se demander aujourd’hui si l’euro, loin de nous protéger, n’est pas un handicap pour les économies européennes. En effet, le problème de la zone euro est son hétérogénéité. Dans les années 2000, la majeure partie (Allemagne, France, Italie), avait une croissance et une inflation faibles qui demandaient une politique monétaire accommodante. De l’autre, des pays comme l’Espagne ou l’Irlande, en forte croissance et avec une inflation supérieure, avaient besoin d’une politique monétaire plus restrictive pour éviter la formation de bulles, immobilières notamment.

Résultat, la politique monétaire de la BCE a été une cote mal taillée, une politique trop accommodante pour les pays en forte expansion et trop restrictive pour les pays qui restaient dans une croissance molle. Pire, cette inadéquation a renforcé les écarts entre les pays puisque la politique de la BCE a alors renforcé l’expansion espagnole et irlandaise tout en maintenant l’Allemagne, la France et l’Italie dans cette croissance molle. La même politique était à la fois trop restrictive pour certains et trop laxiste pour d’autres.

Et aujourd’hui, le bilan est encore plus mauvais puisque l’on constate que la croissance de l’Espagne et de l’Irlande était artificiellement soutenue par des taux d’intérêts trop faibles. Résultat, ces pays se réveillent avec une terrible gueule de bois, un effondrement économique qui fait s’envoler le chômage (déjà 14% en Espagne !) alors que les pays qui ont subi une croissance molle pendant les années 2000 souffrent davantage que les États-Unis dans cette crise. Tout le monde semble perdre avec l’euro.

Pourquoi l’euro est un facteur de récession ?

Pire, le principal bénéfice de l’euro, la réduction des écarts de taux, a été annihilé par la crise puisque la Grèce emprunte 2,4 points plus cher que l’Allemagne. En outre, la BCE ne peut pas racheter des emprunts d’État pour baisser leur taux, contrairement à ce que font la Fed ou la Banque d’Angleterre. Encore pire, la rigidité induite par la monnaie unique pousse à un nivellement par le bas des salaires (ce que fait l’Allemagne depuis 10 ans) et de la fiscalité, qui a un profond effet dépressif sur les pays les plus riches.

Enfin, le biais globalement restrictif de la BCE provoque une surévaluation de l’euro dévastatrice pour les entreprises exportatrices, ce qui explique que l’Europe soit entrée en récession un trimestre avant les Etats-Unis l’an dernier. Michel Aglietta a calculé que la parité normale de l’euro est 1,07 dollars. Même sous les 1,3 dollars aujourd’hui, l’euro est encore surévalué de 20%, ce qui explique le choix d’Airbus de confier une partie du fuselage de l’A350 à un fournisseur Américain pour l’assembler… en Europe !

La zone euro n’est pas une zone géographique adaptée au partage d’une même monnaie. De nombreux économistes le soutiennent. Résultat, la politique de la BCE asphyxie les uns (France, Allemagne, Italie) et dope artificiellement les autres (Espagne, Irlande) avant un très dur réveil…

Mercredi 18 Février 2009 - 12:14
Laurent Pinsolle

Le débat, toujours occulté, entre monnaie unique ou monnaie commune, ou le rappel des fondamentaux touchant à la monnaie, tant dans ses dimensions « techniques » que « symboliques » ne date pas de l’ avant crise…

Laurent Pinsolle

Trémeau Bernard - mercredi 20 juin 2007

Economie, euro
Le 13 mars 1979, date de la création du Système Monétaire européen (SME), au 1er janvier 1999, date de naissance de l’euro, une parité fixe a relié les monnaies de onze pays européens.

Malgré toutes les contraintes européennes décidées et acceptées par les pays candidats pour obtenir une évolution identique de la valeur des onze monnaies, dix réajustements monétaires ont eu lieu pendant ces vingt années de préparation de la monnaie commune. Un
« réajustement » pratiquement tous les deux ans… Le mark allemand ou le florin hollandais étaient en général réévalués, alors que le franc français ou la lire italienne étaient dévalués.

Depuis des siècles, les gouvernements français ont pris l’habitude d’utiliser l’inflation comme moyen de gouverner. La République n’a pas changé les habitudes des rois ou des empereurs. Alors que, depuis la folle inflation de 1929 qui a mis Hitler au pouvoir en 1933, les gouvernements allemands ont pris l’habitude de gouverner en ayant recours le moins possible à l’inflation.

Les gouvernements français ont décidé, en 1979, de faire avancer le Marché commun européen vers une monnaie commune. Cette décision aurait dû les pousser à remplacer les contraintes économiques ou fiscales pesant sur leurs entreprises par des contraintes ne pesant pas sur elles. C’est tout à fait possible (la TVA sociale peut remplacer par exemple les charges sociales).

Malheureusement, ils n’ont pas diminué les contraintes économiques pesant sur les entreprises françaises, ce qu’ils auraient impérativement dû faire. Mais ils les ont, au contraire, régulièrement aggravées. Et en 2006, elles ont encore augmenté, une fois de plus, bien que le gouvernement ait proclamé, depuis des années, qu’elles allaient baisser…

http://www.les4verites.com/Il-faut-sortir-de-l-euro-et-devaluer-1554.html


AXA IM - commentaire hebdomadaire - Sortir de l'Euro ?

11/02/2009 - 17:06 - (Bolsamania) - Par les analystes de AXA Investment Managers

Sortir de l’euro ?

Malgré sa jeunesse, ou peut-être à cause d’elle, l’éventuel éclatement de la zone euro a maintes fois déjà été évoqué.

Aujourd’hui, face à l’une des crises les plus graves qu’ait connue l’économie mondiale et dix ans après la création de l’euro, la sortie d’un ou de plusieurs des pays membres de l’Union monétaire européenne redevient un sujet de préoccupation. Les marchés financiers s’inquiètent des répercussions de la crise bancaire et économique sur les finances publiques des états membres. Ainsi, depuis le début de cette année, les agences de notation financière ont dégradé tour à tour les notes souveraines de la Grèce, de l’Espagne et du Portugal. Après plusieurs années de convergence des taux d’intérêt nominaux, les conditions d’emprunts se sont mises à diverger : au plus fort de la crise, l’État allemand payait un taux de 3,2% sur ses obligations à 10 ans (Bund), quand la France devait acquitter 3,66%, l’Espagne 4,39%, l’Irlande 5,79% et la Grèce 6,01% (au 05/02/09).

Depuis, les tensions se sont quelque peu apaisées, mais nous revenons ici sur les raisons de ces inquiétudes et discutons l’hypothèse d’un démantèlement de la zone euro….

Pourquoi autant de craintes ?...

http://pagesperso-orange.fr/claude.rochet/EU/euro/euro.html

Intervention prononcée par Jean-Luc Gréau, Economiste, auteur de L'Avenir du capitalisme (Gallimard, 2005), au colloque du 18 février 2008, Quel gouvernement économique de la zone euro ?

Il me reste à répondre à la question :
Pourrait-on sortir de la zone euro ? (Horrible hypothèse !)
Techniquement oui, politiquement non.
Je vais contribuer par cette réponse au syndrome d’impuissance politique qui nous afflige tous….

Donc, si nous restons dans la zone euro, nous allons rentrer dans une zone dont la régulation de la politique monétaire sera largement décidée à Washington et par les marchés financiers internationaux.
Merci de votre attention.

Tout lire ?

http://www.fondation-res-publica.org/Peut-on-sortir-de-l-euro-_a285.html

Sortir de l’Euro, une fausse bonne idée

Sébastien Julian

Sébastien Julian -  17/11/2008

Retrouver une politique monétaire autonome pour réagir plus vite contre la crise... Sortir de la zone euro est théoriquement possible mais le prix a payer serait trop élevé.

Les perspectives de croissance en Europe ont été fortement révisées à la baisse ces derniers mois. Face à l’ampleur de la crise, certains pays pourraient – en théorie - être tentés de quitter l’Union monétaire. D’abord pour profiter d’une dévaluation de la monnaie. En effet, celle-ci permettrait de stimuler les exportations au moment où la demande intérieure se dérobe.

Quitter la zone euro permettrait également au pays sécessionniste de reprendre les manettes de la politique monétaire. Un avantage de taille : la BCE décide du niveau des taux d’intérêt pour l’ensemble de la zone. Sa politique monétaire n’est donc pas aussi réactive que celle du Royaume-Uni par exemple. Le risque pour certains pays de la zone euro ? Que le loyer de l’argent reflue moins vite que l’inflation. Les taux d’intérêt réels resteraient trop élevés, gênant la reprise. Quitter la zone euro permettrait – en théorie encore - d’éviter ce problème.
Sur un plan technique, la sortie paraît possible à gérer : chaque pays a gardé une banque centrale qui continue de gérer le système bancaire et les réserves de change. Par ailleurs, les pièces et les billets sont toujours émis par les banques centrales nationales et non pas par la BCE. Mais dans ces conditions, qu’attend donc par exemple l’Italie pour quitter la zone euro ?...
Simple, nous disent les économistes. Le coût de sortie de la zone euro est encore plus élevé que le coût du maintien dans la zone !

http://www.lexpansion.com/economie/actualite-economique/sortir-de-l-euro-une-fausse-bonne-idee_167956.html

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