Monnaie de singe !
 |
Adoration du Veau d'Or par Poussin. |
Un « plan » à combien ? 838 milliards de dollars pour la relance économique ? Jusqu’à 2000 milliards de dollars pour soutenir le système bancaire et la pompe à phynance ?
De la monnaie de singe aussi pour racheter les produits toxiques…
La grande farce bat son plein !
Au lendemain du Plan Paulson, l’endettement américain se plaçait déjà à une orbite de très haute altitude :
L’agence de notation américaine « Fitch » faisait savoir le samedi 4 octobre 2008 que le plan de sauvetage massif du secteur bancaire américain – dit “Plan Paulson” qui venait d’être promulgué par le président Bush entraînerait une augmentation sans précédent de la dette américaine.
La dette publique américaine, était évaluée à 9.646 milliards de dollars au 31 août 2008 soit 67,4% du PIB américain. Et l’agence de souligner que cette dette dépasserait « sans efforts » les 10.000 milliards en 2009…
Pour l’agence « Daily FX » très certainement équipée d’une boule de cristal, la dette publique américaine devrait se percher à 11.315 milliards de dollars, soit 80% du PIB américain. Faisant grâce des « pences »…
Cerise sur le « donut » - « doughnut » si vous voulez faire chic - l’année fiscale 2008 a conclu sur un déficit budgétaire américain qui a dépassé les 500 milliards de dollars…
Peanuts ou beignets direz-vous…
Serons nous obscène si nous abordions le déficit commercial des Etats-Unis ?
Plus de 677 milliards de dollars pour 2008 dont plus de 266 milliards avec la seule Chine…
A la baisse me direz-vous, « crise » oblige…
Chercherez-vous une consolation du côté des « ménages » ?
En 2007, le taux d’endettement des « ménages » étatsuniens était de 140% : plus du double du taux d’endettement des « ménages » français.

Gloire à tous ces chiffres, véritables élixirs concoctés par la généreuse « main invisible » du marché… qui a porté l’endettement total, à savoir l’addition des dette publique, dette des ménages et dette des entreprises à plus de 400 % du PIB des Etats-Unis…
Des dollars, monnaie de singe, comme s’il en pleuvait…
Léon Areva, le 16 février 2009
Transmettre à un ami
Imprimer
Réagir
|