Chez les « grands » émergents aussi…
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Le Numéro 4 indien des services informatiques au cœur d’un scandale.
Un petit goût d’ « Enron »?
Le titre de « Satyam » a perdu il y a peu 78% de sa valeur. Aveu d’un tripatouillage des comptes de l’entreprise ces dernières années…
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« Satyam » n’est pas une « SSII » qui valait une poignée de roupies de sansonnet…
Près de 53 000 employés dans 66 pays du monde. Des clients prestigieux comme Nestlé ou General Electric.
Aux dires de son président-fondateur Ramalinga Raju: « Ce qui a commencé comme un écart marginal entre le bénéfice opérationnel réel et celui reflété par les livres de comptes, n'a cessé de croître au fil des années. Il a atteint des proportions ingérables au fur et à mesure de la croissance de la compagnie »
En clair, au début il ne devait s’agir que d’une manipulation de petite envergure…
Avec le temps…

Le troisième trimestre 2008, la marge opérationnelle s’affichait à 24% alors qu’elle n’était réellement que de 3%…
Ainsi le bilan au 30 septembre 2008 faisait apparaître un « excédent de cash » de 50,4 milliards de roupies indiennes soit 750 millions d’euros.
Du virtuel qui ne valait pas même une roupie (De sansonnet…)
Ramalingua Raju a bien tenté d’effacer ces milliards. Il annonçait en décembre 2008 le rachat par « Satyam » de deux entreprises du BTP pour 1,6 milliard de dollars, faisant valoir dans le même temps une diversification de ses activités…
Mais le « monde » est petit: la vertueuse communauté des investisseurs et des financiers s’apercevait que ces deux entreprises appartenaient à la famille du malchanceux Raju…
Libérant sa conscience, il avouait:
« Il s'agissait de la dernière tentative pour remplacer des actifs fictifs par des vrais »
Après avoir présenté des excuses à ses employés et actionnaires, Monsieur Raju s'est dit: « prêt à faire face à la justice et à en assumer les conséquences ».
L’image des entreprises indiennes risquerait de s’en ressentir…
Et une fois de plus les ronchons vont s’interroger sur la fiabilité des « modestes » commissaires aux comptes comme « PricewaterhouseCoopers »…
« Satyam » en sanscrit veut dire « vérité »…
Léon Areva, le 6 février 2009
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