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Se mettre en conformité…
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Alors que les autorités françaises veillent de moins en moins à faire respecter la France et son patrimoine, le « marché », lui,veille en France à répondre aux principe de la finance islamique : De la finance « Charia compatible »…
Naissance du « Premier comité de conformité francophone de la finance islamique », le 1er décembre 2008…
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Faire-part annoncé par l'Association d'Innovation pour le Développement Economique et Immobilier.(AIDIMM)
Ce comité a pris le nom de « Audit, conformité, éthique et recherche en finance islamique » (ACERFI) et selon Boubkeur Ajdir, secrétaire général d'AIDIMM, sa vocation sera « de travailler avec les institutions francophones et les acteurs de la finance sur le développement de la finance islamique en France… et d’apporter son expertise en droit musulman et son savoir-faire sur les produits financiers dits Charia-compatibles ».
ACERFI a été créé à l'initiative de l'association AIDIMM qui, depuis un certain temps "réfléchit à la mise en place d'un comité d'éthique qui puisse valider les produits en conformité avec les principes de la finance islamique".
C’est la création des premiers produits de finance islamique sur l'île de la Réunion en février 2008 qui a permis à l'AIDIMM de se rapprocher des savants de l'île. Dans le même temps, l'association a consulté régulièrement au cours de ses travaux d'autres savants francophones. L'opportunité s'est donc présentée d'elle-même de créer ce comité de conformité, une structure qui regroupe toutes les écoles juridiques musulmanes.
Selon Boubkeur Ajdir, ACERFI reste une structure indépendante quant à ses décisions et ses avis, l’association AIDIMM en assure le rôle de « plate-forme administrative ».
Aux dires de Monsieur Adjir, ce premier comité de conformité francophone comblera un réel manque.
Les opérateurs financiers ont besoin d'un comité comme ACERFI et d'experts en droit musulman afin de valider la conformité des produits qu'ils souhaiteraient proposer.
De même les « savants » moyen-orientaux s'intéressant à ce sujet ne connaissent pas vraiment le contexte français. Or ACERFI s’est attaché la collaboration d’hommes censés maîtriser notre « contexte » :
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Cheikh Zakaria Seddiki |
Cheikh Zakaria Seddiki, Diplômé d'Al Azhar -premier de sa promotion- doctorant à la Sorbonne (notions du martyr en islam), membre du conseil mondial des oulémas, qui présidera le comité, dirige la Maison des Savoirs.
Le Moufti Louqman Ingar, diplômé en Sciences de Gestion à l’Université de la Réunion, en Chariah et en Fiqh de l’Université Islamique Azaadville – Johannesburg – Afrique du Sud, est imâm et enseignant à la Grande Mosquée de Saint-Denis.
Cheikh Mouhammad Patel, diplômé en Chariah de l’Université Islamique Zakariya de Johannesburg – Afrique du Sud, est imâm et enseignant à la Mosquée de Saint-Pierre.
Moufti Fayzal Valy, diplômé en Chariah et en Fiqh de l’Université Islamique Zakariya de Johannesburg, Imam et enseignant à la Mosquée de Saint-Pierre,
Sans dévoiler tous ses projets, Monsieur Adjir aurait un « projet de validation d'un produit » de finance islamique pour la France.
A plus long terme, le comité devrait mettre à la disposition du grand public des outils de compréhension de la finance islamique.
S’il n'existe pas encore d'estimation chiffrée concernant la finance islamique en France, alors qu’elle est estimée à 700 milliards d'euros au niveau mondial, les banques d'investissements souhaiteraient attirer en France100 milliards de dollars.
Les banques de détail, quant à elles, devraient s’intéresser à la finance islamique.
L'association AIDIMM, en collaboration avec la société britannique spécialisée en Finance Islamique IFAAS, a demandé durant le printemps 2008 à l'IFOP de réaliser un sondage d'où il ressort que « 47 % des musulmans vivant en France seraient intéressés par un contrat d’épargne et 55 % par des emprunts qui respectent l’éthique islamique ».
De quoi occuper bien des banquiers après les « subprimes »…
Tous les banquiers et ils sont nombreux, qui ont oublié – ils ne sont pas les seuls – les enseignements élémentaires de la doctrine sociale de l’Eglise qui nous rappelle qu’il est :
« on ne peut plus urgent de trouver des solutions institutionnelles capables de favoriser réellement la stabilité du système, sans en réduire les potentialités ni l’efficacité. Il est indispensable d'introduire un cadre normatif permettant de protéger cette stabilité dans la complexité de tous ses éléments, d'encourager la concurrence entre les intermédiaires et d'assurer la plus grande transparence au profit des investisseurs. »
Condamnant :
« Le développement de la finance, dont les transactions ont largement surpassé en volume les transactions réelles, -qui- risque de suivre une logique toujours plus auto préférentielle, sans lien avec la base réelle de l'économie. »
Quand agirons-nous et comment, afin que puisse naître un fort « courant » qui prenne en compte les enseignements de notre Eglise ?
Léon Areva, le 17 décembre 2008
Relire :
Tapis rouge ?…
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C’était avant l’éclatement de la « crise »…
Christine Lagarde, ministre de l’économie, annonçait des « clarifications fiscales et juridiques » pour la finance islamique…
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Un vrai sujet de réflexion !
Nos faiblesses nous aveuglent. Plus nous jetons nos grands principes (ou ce qu'il en reste...) à la face du monde musulman et plus nous révélons nos impuissances.
En totale connivence, les médias du politiquement correct et la "gens" politique agitent tout un arsenal de chiffons rouges afin d'attiser nos peurs voire de réveiller de vieux fantasmes.
Qui nous informe vraiment de la finance islamique? Personne.
Il est pourtant urgent de s'interroger sur les principes du système bancaire islamique.
Quatre principes majeurs régissent ce système bancaire qui se veut conforme aux préceptes du Coran et respectueux de la Charia.
Premier principe: "Murabaha"
Pour l'achat d'un bien, le client ne contracte pas d'emprunt. Sa banque se porte, à sa place, acquéreur du bien et celle ci le lui revendra avec un profit préalablement négocié.
Second principe: "Mucharaka"
Si le financement d'une opération résulte de la participation de la banque et de son client. Tous deux partageront les pertes et les profits selon un ratio toujours pré-établi.
Troisième principe: "Muradaba"
Pour une opération dans laquelle la banque fournit tous les capitaux nécessaires à son client, c'est la banque qui assumera seule les pertes, considérant que son client aura perdu, la valeur de son travail. Si bénéfice il y a, il sera partagé entre la banque et son client, toujours selon un ratio pré-établi.
Quatrième principe: "Ijara"
Il s'agit d'un équivalent au crédit-bail. C'est toujours la banque qui achète un bien et le loue à son client. A un terme d'une durée définie, le client pourra devenir propriétaire.
http://www.lesmanantsduroi.com/articles/article3552.php |
ISLAM ET BANQUES : Vers l’institutionnalisation de Shariah Board (comité de charia au sein de la profession bancaire)
par : Mohamed el-béchir ould Sass/ Paris le 16/7/2008
Introduction
Si on conçoit la religion comme « un ensemble de préceptes moraux uniquement orientés vers la gestion des biens du salut » [1] selon l’expression de Max Weber, l’Islam est plus qu’une religion puisqu’il a vocation d’intervenir également dans la gestion des biens matériels par le biais de ce qu’on appelle la Shariah.
Du point de vue étymologique, la Shariah est un mot arabe (nom féminin) désignant littéralement la voie droite que l’on prend pour rejoindre une source d’eau. Dans son acception technique ou juridique la Shariah peut être définie comme étant « un ensemble des normes et règles jurisprudentielles régissant la vie (temporelle & spirituelle) des musulmans »
Le Corpus général de la Shariah se compose de deux parties distinctes ; l’une appelée fiqh ’ibadat représente une discipline jurisprudentielle exclusivement axées sur les normes du culte et la gestion de la vie spirituelle alors que la seconde appelée fiqh al-muamalat s’occupe de la production et l’interprétation des règles et principes qui régissent la vie de l’individu en société au niveau social, économique et financier
En islam, il n’y a pas de clergé ni pouvoir religieux « institutionnalisé » d’où la diversité d’obédience et d’approches interprétatives. Il n’en demeure pas moins que le droit d’interpréter les enseignements d’ordre religieux incombe exclusivement aux imams et ulémas qu’on appelle docteurs de la foi ou encore Shouyouk (singulier: Shaikh). Le rôle du Shaikh ou Mufti (celui qui produit des Fatwa) fut toujours important dans la culture musulmane notamment en termes de détermination de la licéité de telle ou telle pratique, raison pour laquelle des pays musulmans se dotent d’un Mufti officiel même dans les États qui sont institutionnellement laïques comme l’Égypte et la Syrie.
Avec la création des nouvelles banques islamiques, les Muftis se voient proposer des fonctions de conseillers religieux ou de membres des bureaux de supervision éthique dans le cadre de ce qui est connu actuellement, sous le nom de Shariah Board.
Formation et recrutement du Shaikh ou Moufti…
La suite :
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Le « fiqh » – qui dérive du verbe signifiant comprendre- est traduit par la jurisprudence islamique relative aux avis juridiques pris par des docteurs de l'Islam sur les limites à ne pas dépasser par les musulmans. Il s'agit donc d'une compréhension du message de l'Islam sur le plan juridique. |
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