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Des « Gros Bonnets » se frottent déjà les mains…
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Nous vous l’avons répété : l’argent coule à flots ! A gros bouillons !
Et les bouillons ne se comptent plus aux Etats-Unis : « Le nombre total des logements saisis en avril est le plus haut que nous ayons vu depuis le lancement de l’indice… »
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Sur un an, les procédures de saisies de logements ont augmenté de 65%.
On pourra toujours nous expliquer que c’est le marché de l’immobilier qui « purge » les fantaisies des banques par « subprimes » interposés.
Et que c’est l’Etat du Nevada qui a la palme ! Quoi de plus normal pour l’Etat qui s’enorgueillit de Las Vegas ? On joue, on gagne… Pas à tous les coups…
Pas besoin d’être grand expert pour annoncer que les catégories les moins aisées de la population prennent la crise de plein fouet.
Ces catégories ont contracté des emprunts à risque « subprimes loans » assortis de taux d’intérêts fixe « d’appel », pour une durée de deux ans…
Après deux ans ? Les taux deviennent variables… Et la Deutsche Bank d’estimer que 400 milliards de dollars de crédits à risque subiront des augmentations de taux de 30% au moins d'ici à la fin de 2008…
Une nouvelle flambée des procédures de saisie par les banques n’est donc une vaine crainte.
Entre janvier et juillet 2007, un foyer sur 112 en a été victime :
«Un record depuis 37 ans », s'alarmait le démocrate Christopher Dodd, président de la Commission des Finances au Sénat qui prévoyait alors que « un à trois millions de personnes » pourraient perdre leur résidence dans les prochains mois.
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Tenter de vendre avant la saisie…
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Bien sûr, des mesures ont été prises afin de limiter la « casse »… Mais il est bon de se souvenir des propos de George W. Bush qui ne voit dans cette crise qu’une « nécessaire réaction » du marché face à l'argent facile des dernières années, alors que secrétaire au Trésor martelait : « L'économie et les marchés sont assez forts pour absorber les pertes ».
L’année 2007 aura donc été pour un grand nombre de foyers modestes l’« Annus horribilis ».
Nous savons maintenant que 1,3 million de logements ont été saisis en 2007.
Des esprits grognons nous ferons remarquer que ce n’est que le produit d’une hausse de 79% des saisies.
Et que chaque année, il se saisit beaucoup…
Un modèle de société, un modèle d’économie et un modèle financier qui en fait rêver plus d’un. Au moins un, qui n’a jamais caché être fier que d’être surnommé l’Américain…
Alors que les « Gros Bonnets » se regonflent à coups de monnaie de singe en provenance de « fonds souverains », et espèrent déjà être sur les prochains bons coups… l’on ne parle plus de ceux qui ont été, sont et seront les victimes de la « nécessaire réaction »…

Le Veau d’Or, plus gras que jamais, en mugit déjà de bonheur. Et à l’ouverture des prochains Jeux Olympiques, gageons que ses mugissements couvriront tous les brouhahas de la planète…
Portemont, le 22 mai 2008
Hausse spectaculaire des saisies immobilières américaines dès le Printemps 2007 : dix millions de citoyens US jetés à la rue dans l’année en cours
En effet, après une hausse de 42%, les saisies immobilières en 2006 aux Etats-Unis touchent désormais en moyenne 1 foyer américain sur 92. Des régions entières comme le Colorado, la Californie, l’Ohio, le Texas atteignent des taux d’un foyer sur 35 ou 40, victimes de saisie immobilière. Dans l’Ohio, entre Octobre et Décembre 2006, ce sont 3,3% des maisons et appartements qui ont été saisis. On assiste a une accélération du processus de saisie du fait de l’insolvabilité d’un nombre croissant de ménages US (cf. GEAB N°10 sur cette question de l’insolvabilité) : en 2006, ce sont plus de 1,2 millions de saisies immobilières qui ont été effectuées touchant directement entre 4 à 5 millions de citoyens américains (en comptant entre 3 et 4 personnes par foyer).
Taux de saisies immobilières aux Etats-Unis en Décembre 2006 (ordre croissant du gris au rouge)
Pour LEAP/E2020, l’année 2007 va connaître au moins un doublement du nombre de saisies immobilières puisque c’est cette année qu’arrive sur le marché le plus grand nombre de prêts immobiliers à refinancer (près de 2.000 milliards USD). On s’oriente donc vers deux à trois millions de domiciles saisis et environ 10 millions de citoyens américains jetés à la rue pour l’année en cours. Si certains doutent encore que les Etats-Unis sont bien entrés dans une « très grande dépression », qu’ils aillent sur le terrain constater l’impact dévastateur de la crise immobilière et financière sur des millions d’Américains. Une multitude de blogs est apparue qui essaye de retracer la catastrophe immobilière en cours et son cortège de drames humains. En comptant les trois mois d’intervalle entre le premier non-paiement des intérêts et la saisie du bien immobilier, pour LEAP/E2020 c’est bien en Avril que la seconde grande vague de saisies va frapper le marché US.
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Lire aussi :
« Alors que plusieurs études se disputent l'évaluation de la crise à venir, des répercussions éventuelles et autres effets de contagion possibles et imaginables, je vous propose aujourd'hui une autre carte réalisée par le Wall Street Journal qui a la particularité de montrer simplement là où les prêts à hauts risques (subprimes loans) ont été faits et dans quelles proportions. En cliquant sur la carte vous aurez accès à un tableau par zones métropolitaines avec la proportion de crédits hypothécaires fait sous forme de prêts à hauts risques, ce à fin décembre 2006, le taux de défaut de paiement à la même date, le taux de défaut de paiement à décembre 2005 et le taux de variation entre les 2 dates. »

http://www.apprendrelabourse.org/archive-03-2007.html |
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