vendredi 22 août 2008

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Les beaux habits de la « Phynanciarisation » à tout crin…

La réalité est aussi hideuse que le mot ! Afin de remettre en cause un système qui ne repose que sur le Veau d’Or, des pompiers en tenue en rouge « sang » se précipitent. Certains sont contraints et forcés. D’autre tel Warren Buffet, le coffre-fort au gros « cœur »… joue à l’Homme- araignée, tissant sa toile…

Warren Buffet

Dès lors que les premiers indicateurs sont passés au rouge, il y a eu le plan « Hope Now ». C’était en octobre 2007, croyons nous ; il s’agissait d’un plan avec objectif de geler les mensualités des foyers américains les plus endettés et les plus vulnérables à la crise naissante des « subprimes », et ce pendant cinq ans… Plan mis en place de conserve entre le gouvernement de Washington et les grandes banques. Du pur libéralisme comme il se doit…

Devant l’ampleur de la crise, « New Hope » a vite fait figure d’emplâtre sur une jambe de bois ! Il fallait passer à la vitesse supérieure… C’est chose faite : Le secrétaire  au Trésor, Henry Paulson a annoncé un programme d’aides, auquel six des principaux établissements bancaires américains auraient donné leur accord. Un joli nom pour ce « programme-radeau » qui a pour objectif de tenir la tête hors de l’eau aux emprunteurs qui coulent : « Project Lifeline »…

Tous les emprunteurs au stade de la noyade avancée pourront en profiter,  « subprimes » ou pas ! Un beau geste…  Il suffira d’être en retard d’au moins trois mensualités consécutives…

Les banques feront le bouche à bouche aux noyés, pouvant « …leur accorder un délai de trente jours avant la saisie de leurs biens et des aménagements aux contrats de prêts. »

L’objectif n’est pas tant de les sauver… mais le gouvernement du « Bushland » craint par-dessus tout la récession. Et les chiffres effraient les plus optimistes :
« Selon les estimations de la « Mortgage Bankers Association » (MBA), jusqu’à 1,4 million de logements pourraient être saisis en 2008 suite au défaut du propriétaire sur son prêt immobilier. Réduire ce nombre répond à un impératif social et économique », nous dit Hélène Baudchon, économiste au Crédit Agricole (La Tribune du 13 février 2008).

Qui dit saisie, dit vente aux enchères.

Pas besoin d’être grand économiste pour comprendre que si un trop grand nombre de logements étaient subitement mis sur le marché, leurs prix s’effondreraient et ne régleraient pas le fond du problème… Bien au contraire.

Et cerise sur le gâteau, une douce voix s’élève. Chevalier blanc pour les uns, ogre pour les autres : Warren Buffet ! Avec sa tirelire « Berkshire Hathaway », il « couvrirait » jusqu’à 800 milliards de dollars de prêts accordés aux collectivités locales, elles mêmes mal en point…

Une opération qui apporterait en un seul coup 33% du marché obligataire !
Un bien gentil fonds « souverain » à lui tout seul… Mais un des trois « rehausseurs »  contacté aurait refusé : Les sorciers de la Phynance ne sont pas tous prêts à aller chez le bon Docteur Buffet et dire : 33% ! 33% !...

Pour les initiés, Warren Buffet, en gratification pour son beau geste, demanderait une commission égale à 1,5 fois la prime qu’encaisseraient les sorciers « rehausseurs » pour garantir les fameux titres… à savoir l’équivalant de 2400 milliards collectivement garantis !

Son offre serait valable 30 jours…

Le rêve américain…

Léon Areva, le 18 février 2008

Au sujet des subprimes, relire :

La crise ?

Les places boursières de la planète sont fébriles. Quand le marché des emprunts immobiliers à risques du « Bushland » tousse, la planète financière semble guettée par la coqueluche…
Qu’en est-il ?

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C’était au 31 du mois d’août 2007…

Tout allait très bien ! Nous pouvions lire dans « La Tribune » : « Les banques françaises restent sereines face à la crise des « subprimes »…

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