La crise ?

|
Les places boursières de la planète sont fébriles.Quand le marché des emprunts immobiliers à risques du « Bushland » tousse, la planète financière semble guettée par la coqueluche…
Qu’en est-il ?
|
Construction du « Bear Sterns World headquarters », 2002.
New York, 383 Madison Avenue. ( 47 niveaux, 237 mètres de hauteur.)
|
La banque « Bear Sterns » qui s’était distinguée fin juin en annonçant la déroute de deux « hedge funds », a annoncé qu’un troisième était en difficulté… rappelons que ces fameux « hedge funds », fonds d’investissement, sont dits « fonds alternatif » mais qu’en fait ce sont des « fonds spéculatif » et qu’ils « obéissent » à un mode de gestion visant à obtenir de meilleurs résultats que ceux du marché…Pour faire simple…
En 2005, près de 8000 de ces fonds étaient recensés dans le monde, et géraient environ 1070 milliards d’euros. Une belle cagnotte…qui s’élèverait aujourd’hui à 2000 milliards de dollars !
Dans la grande « Phynance », quand on parle de difficultés, les chiffres donnent vite la folie des grandeurs : le troisième « hedge fund » de « Bear Sterns » a essuyé 900 millions de dollars de perte. Réponse de l’ « Ours étoilé « ? Il a momentanément suspendu les rachats sur ce fonds…
Comme en écho, une banque d’investissement australienne (Macquarie) avertissait ses investisseurs particuliers que ceux qui avaient investi dans deux de ses fonds obligataires gérés par « Macquarie Fortress Investments » feraient mieux de s’atteindre à quelques pertes : jusqu’à 25% ! Et « Macquarie » n’est pas la seule : Absolute capital, Basis Capital et Mariner Bridge ont reconnu avoir quelques difficultés sur leurs fonds… allant même jusqu’à geler les avoirs de leurs investisseurs !
Ours ou kangourou, même panade…
Petit refroidissement ou prémices d’une grande crise ?
Histoire de donner des couleurs aux mines déconfites, « Goldman Sachs », une des plus prestigieuses banques d’investissement de la planète, que certains milieux financiers appellent « The Firm »… banque rappelons le, qui dispose de la meilleure armée de conseillers financiers, oeuvrant tant pour les plus grandes entreprises que certains gouvernements, faisait savoir que le premier assureur mondial « AIG » pourrait bien laisser des plumes dans cette crise des prêts immobiliers à risque (subprimes). Des plumes pour 1,4 milliard de dollars…
Courageux mais pas téméraires, les gros investisseurs ont donc fui tous les actifs financiers à risque, et, plongent plus ou moins les bourses…
Mais que l’on se rassure : une banque malaisienne, une compagnie d’assurances chinoise ou une mine de cuivre chilienne peuvent bien faire les frais du marché… Il y a toujours de l’argent à faire !
Le baril de « brut » a dépassé les 78 dollars, les cours des produits agricoles grimpent, grimpent…et nos banquiers ont le moral !
Les résultats de la première banque française « BNP Paribas », publiés le mercredi 1er août 2007, sont les meilleurs de son histoire ! Résultats semestriels s’entendent. Plus 24%. Et Baudoin Prot, son directeur général, de rassurer son monde en précisant que la banque n’ était pas particulièrement exposée face à la crise… Et ce avec de bonnes raisons : « Le subprime représente 2% du portefeuille de crédit immobilier de BancWest ». « BancWest », filiale américaine de BNP Paribas…
Et de se réjouir de la conquête de nouveaux clients en France : 80 000 au premier trimestre 2007 et 60 000 au printemps !
Le premier banquier de France ? Un banquier serein !
Nous verrons vite à la rentrée si cette sérénité sera partagée par tous les Français…
Léon Areva, le 9 août 2007
Passionante lecture de La Tribune du jeudi 2 août 2007.
Transmettre à un ami
Imprimer
Réagir |