|
De la « santé publique en Russie »…
 |
De la vodka direz-vous… de l’héroïne aussi. La Russie aurait décidé de mettre en cause la responsabilité de l’Otan devant le Conseil de sécurité de l’ONU. Il est vrai que l’opium se porte toujours bien en Afghanistan…
|
Si certaines affirmations peuvent paraître excessives, tout n’est pas faux…
Portemont, le 8 mars 2010
Les ressortissants des pays de la CEI ayant acquis la citoyenneté russe sont désormais susceptibles de se la voir retirer s'ils se retrouvent mêlés à des trafics de drogue. C’est ce que rapportait récemment le journal Kommersant. Le Service Fédéral de Contrôle de la Circulation des Stupéfiants (SFCS) a en effet décidé d’introduire cette mesure en réaction à la prolifération de l’héroïne en provenance d’Afghanistan, qui transite par les pays frontaliers de la Russie (Tadjikistan, Ouzbékistan, Kirghizistan et Kazakhstan). |

Le Tadjikistan, pays d'Asie centrale par lequel transite la drogue d'Afghanistan, a annoncé jeudi la saisie record de quelque 124 kilogrammes d'héroïne afghane destinée à l'Europe et à la Russie, une prise estimée à plusieurs millions de dollars.
"L'agence de lutte contre la drogue a effectué cette prise grâce à un appel anonyme", a annoncé le service de presse de cette agence gouvernementale.
Cette héroïne, découverte dans les montagnes du nord de cette ex-république soviétique, près de la frontière avec l'Ouzbékistan, "devait être livrée en Russie et en Europe, où elle aurait été vendue pour plusieurs millions de dollars", a-t-il précisé.
Lire l’intégralité :
|
Un citoyen tadjik aurait déjà fait les frais de cette nouvelle réglementation, tandis que des dizaines d’autres seraient sur le point de subir le même sort.

La Russie leader mondial de la consommation d'héroïne
Le durcissement de la lutte contre le trafic d’héroïne en Russie peut s’expliquer par la hausse vertigineuse de la consommation de cette drogue, notamment au sein de la jeunesse russe. «L’héroïne recouvre toutes les régions de Russie», pouvait-on lire le 26 décembre 2009 sur le site du journal officiel « Rossijskaja Gazeta ». L’article assez alarmiste rapportait des données policières selon lesquelles aucun sujet fédéral du pays ne serait désormais épargné par les produits dérivés de l’opium, dont les adeptes se seraient multipliés ces dernières années, au point de faire de la Russie le peu glorieux leader mondial de la consommation d’héroïne selon un rapport de l’ONU publié en octobre dernier par l’agence de presse « RIA novosti ».
Héroïne, la Russie durcit le ton: Une mesure s'en prend aux trafiquants issus des pays de la CEI
http://societemonde.suite101.fr/article.cfm/heroine-la-russie-durcit-le-ton#ixzz0hE05GsmU
|
En quelques années la consommation d’héroïne afghane est devenue un problème majeur de santé publique en Russie.
Selon les données recoupées par l’ONU et par le Service fédéral russe pour le contrôle des stupéfiants, les récoltes de pavot à opium ont été multipliées par 40 depuis l’intervention états-unienne en Afghanistan, pour atteindre 7 500 tonnes en 2008.
La culture du pavot s’étend sur au moins 193 000 hectares. La récolte est transformée grâce à des produits chimiques importés. Les plantations et les laboratoires sont situés à 92 % dans les zones où les troupes de l’OTAN exercent leur autorité.
En 2008, l’héroïne afghane a tué plus de 100 000 de personnes dans le monde.
Aussi Moscou a t-il décidé de mettre en cause la responsabilité de l’OTAN devant le Conseil de sécurité de l’ONU.
Officiellement, les stratèges US s’opposent aux fumigations des cultures pour ne pas se mettre à dos les paysans afghans. Ils préfèrent lutter contre l’importation des agents chimiques nécessaires.
Durant la période soviétique, la CIA, conseillée par le directeur des services secrets français Alexandre de Marenches, avait encouragé les Moudjahidines à cultiver le pavot pour intoxiquer les jeunes soldats de l’Armée rouge. A l’époque, les produits chimiques nécessaires étaient importés par des agents français infiltrés dans l’association Médecins sans frontières. Le trafic était organisé sur place par la famille Karzai.
De notoriété publique, l’essentiel de la production afghane actuelle est achetée et traitée par une organisation criminelle dirigée par le demi-frère du président Karzai et contrôlée par le Pentagone. La partie de la production destinée à l’Europe occidentale est acheminée par les avions des forces US vers camp Bondsteel (Kosovo), puis prise en charge par la mafia kosovare d’Hashim Thaçi. Ce dernier est devenu Premier ministre du Kosovo grâce au soutien de l’ambassadeur Frank Wisner Jr., et de Richard Holbrooke, actuel représentant spécial du président Obama pour l’Afghanistan.
Pour en savoir plus :
-
Dans le secret des princes, entretien de Christine Ockrent-Kouchner avec Alexandre de Marenches (Stock, 1986).
-
« Le gouvernement kosovar et le crime organisé », par Jürgen Roth
-
« La géopolitique derrière la guerre bidon des États-Unis en Afghanistan », par F. William Engdahl
|

Ahmed Wali Karzai
Octobre 2009 - Mercredi, le New York Times a rapporté que Ahmed Wali Karzaï, le frère du président afghan Hamid Karzaï, est employé par la CIA. Tandis que les explications ne sont pas formellement condamnables (la CIA et les Forces d’Opérations Spéciales US lui louent une enceinte et l’utilisent souvent comme intermédiaire pour communiquer avec les Taliban), on sait très bien comment cette information sera perçue dans la région. Les théories selon lesquelles l’Afghanistan est un Etat fantoche de l’Occident sont confirmées. Cela appuie les rumeurs disant que les intérêts d’Hamid Karzaï sont entre les mains de l’hégémonie américaine. Et, cela aggrave la "crise de confiance" que connaît le peuple afghan envers son gouvernement, comme le décrit le Général Stanley McChrystal dans son Appréciation Initiale de Commandement. Selon toutes les indications, c’est une catastrophe pour l’administration Karzaï. Et cela a été dévoilé une semaine avant le deuxième tour forcé (par les Etats-Unis) de l’élection présidentielle.
Ahmed Karzaï n’est pas un simple gouverneur-copain d’un Etat qui s’enfonce dans une guerre de plus en plus terrible. Il est la cheville ouvrière de l’opium en Afghanistan, le Pablo Escobar de l’Hindu Kuch. Selon le Général McChrystal, cette guerre ne peut pas être gagnée tant que le commerce illicite de l’opium reste sans entraves. L’ISAF [la Force Internationale d’Assistance à la Sécurité en Afghanistan] a passé huit années à incendier les champs de pavot de tout un chacun et, pourtant, il semble que Ahmed Karzaï touche des subsides de la CIA et bénéficie » d’un laissez-passer. Un fonctionnaire américain a raconté au New York Times : « Il n’y a aucune preuve de l’implication de Wali Karzaï dans le trafic de drogue, certainement rien qui puisse tenir devant un tribunal ». Ne manquait qu’un clin d’œil et un sourire complice.
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article93381
Et lire :
Le Kosovo, paradis des mafias
http://www.nouvelordremondial.cc/2008/04/30/le-kosovo-paradis-des-mafias/
http://www.nouvelordremondial.cc/cat/kosovo/

Hashim Thaci, chef du KLA, le protégé de Madeleine Albright qui le choisit pour jouer un rôle clef sous la conduite de Washington lors des « négociations » de Rambouillet en 1998…

Des « criminels de guerre » joignent leurs mains (Kosovo 1999).
De gauche à droite:
Hashim Thaci, chef du KLA. Thaci était un protégé de Madeleine Albright.
Bernard Kouchner, chef de la Mission des Nations Unis au Kosovo (UNMIK) in Kosovo (Juillet 1999- janvier 2001), a œuvré pour que le KLA obtienne un statut aux Nations- Unis
Général Michael Jackson, « Commander of KFOR Troops » au Kosovo.
Général Agim Ceku, « Military Commander of the KPC », investigated by the International Criminal Tribunal for the former Yugoslavia (ICTY) "for alleged war crimes committed against ethnic Serbs in Croatia between 1993 and 1995." ( AFP 13 Oct 1999)
Général Wesley Clark, « NATO Supreme Commander ».
|
Le marché russe des stupéfiants est le troisième du monde après l'Europe et les Etats-Unis, a annoncé lors d'une conférence de presse le député européen Pino Arlacchi.
"En volume, le marché russe de la drogue est le troisième au monde après l'Europe et les Etats-Unis. La Russie compte autant de consommateurs de stupéfiants que toute l'Europe occidentale", a-t-il affirmé.
La mise sur pied de la coopération anti-drogue entre l'UE et la Russie pourrait constituer un "tournant" dans cette question, a estimé M. Arlacchi qui élabore, au sein de l'UE, une stratégie de lutte appelée à compenser selon lui "neuf ans d'inaction en Afghanistan".
"Lorsque que les troupes américaines ont occupé l'Afghanistan en octobre 2001, la production de stupéfiants y était quasi-inexistante", a rappelé le député européen. Conjointement, a-t-il poursuivi, la Russie et l'Union devront chercher à éliminer la menace émanant d'Afghanistan sans se fier, sur cette question, aux Etats-Unis. Toutefois, "une coopération avec les Etats-Unis et l'ONU est nécessaire", a-t-il reconnu.
"L'Afghanistan produit des stupéfiants pour moins de 0,5 milliard de dollars. Ceci dit, rien que l'UE doit dépenser annuellement un milliard d'euros pour combattre la menace liée à la drogue afghane. Cet argent pourrait être dépensé pour développer l'agriculture traditionnelle en Afghanistan", a expliqué le député…
Lire :
|
Lire et relire, quand tout était dit par René Edelmann…
Au cœur de l'Asie centrale : le pavot...
Le 10 janvier 2010
 |
Un « Heartland » qui ne dit pas son nom! « Europe-Afghanistan : guerre à la drogue ! » Par René EDELMANN. Avec l’aimable autorisation de l’amiral Dufourcq, « pilote » de la revue mensuelle « défense nationale et sécurité collective ». (Numéro 722, août-septembre 2009)
|
Lire
la suite...
|
Transmettre à un ami
Imprimer
Réagir
|
|