|
|||||||||||||||||||||
|
|
|||||||||||||||||||||
|
Du chaud du froid… Douche écossaise ?
Le président Lula da Silva n’a pas cessé de répéter que la décision finale serait politique et qu’il aurait le dernier mot…
De son côté, le ministre Nelson Jobim fait valoir que la décision qui sera prise résultera de « la stratégie nationale de défense » dans laquelle le Brésil entend s’inscrire… Et aussi de l’importance du transfert de technologie… Transfert de technologie qui a été promis au président Lula da Silva par le président Sarkozy et qualifié de : « sans réserve », lors de son voyage au Brésil en septembre 2009. Le quotidien « Folha », de Sao Paulo, affirmait le 4 février 2010 que le président Lula da Silva aurait tranché en faveur du Rafale après que Dassault eut baissé le prix du contrat de deux milliards de dollars, le contrat passant de 8,2 milliards de dollars à 6,2 milliards.
Cette baisse substantielle aurait été obtenue par le ministre de la Défense brésilienne lors de son passage éclair à Paris, revenant d’un voyage en Israël, et pour cette négociation, il aurait été rejoint par le secrétaire de l'Economie et des Finances de l'armée de l'air, le général Aprigio Azevedo. Le quotidien affirme même que le ministre Jobim aurait déjà fait connaître sa décision au général Juniti Saito, commandant de l’armée de l’air et que celui-ci se serait déclaré « désolé » d’une telle décision… tout en affirmant accepter cette décision « politique ». Espérons que cette affaire de « Rafale » ne débouchera pas sur un coup d’état… Et comme il se doit, notre avionneur national déclarait attendre la décision finale « … avec sérénité et confiance. Nous restons confiants. » Baisse de prix ? Chez Dassault un seul refrain : « Ces informations sont fausses…Nous n'avons pas l'habitude de négocier sur la place publique ». Personne n’a ménagé sa peine jusqu’à ce jour. Alors qu’il se trouvait au Brésil début novembre 2009, l’amiral Guillaud, alors chef d'état-major particulier du président de la République, accordait un entretien au journal brésilien « O Globo » pour dénoncer « la campagne de dévalorisation du Rafale » à laquelle se livre ses concurrents américains et suédois.
Figure de proue dans les négociations, tant au Brésil qu’aux Emirats arabes unis, représentant très direct du président Sarkozy, il déclarait : Et de laisser entendre qu’il était permis de douter de la promesse des Américains qui, pour contrer la France, avait annoncé un transfert complet des codes sources de leurs systèmes d’armes si le F-18 était retenu par le Brésil… L’ancien pacha du Charles-de-Gaulle - quand celui-ci cassa son hélice au large de la Guadeloupe- ne manquait pas d’assurer les Brésiliens du soutien du président Sarkozy… Vendre, c’est bien. Mais ne sommes-nous pas en droit de nous interroger sur ce qui devient la « philosophie » de la France : « Vendre, se vendre, à tout prix ! » ? Portemont, le 12 février 2010 Sources : http://secretdefense.blogs.liberation.fr
|
|
|||||||||||||||||||
©
lesmanantsduroi - Tous droits réservés. |
|||||||||||||||||||||