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La lune de miel se poursuit…

Entre le géant russe Gazprom et la China National Petroleum Corporation, le miel est remplacé par le gaz… Mardi 29 septembre 2009, à Tomsk en Sibérie, un accord a été signé portant sur des livraisons de gaz russe à la Chine…

En 2006, les deux groupes avaient déjà signé des accords portant sur la construction de deux gazoducs qui pourraient à terme livrer 80 milliards de mètres cubes de « miel » par an à la Chine…

Afin de bien nourrir la Grande R. (R comme Ruche ou Russie), Gazprom entend diversifier ses livraisons et étendre sa clientèle bien au-delà de l’Europe… Et ces avancées tombent à point…

Octobre 2008 : coopération culturelle…
« Le Premier ministre chinois Wen  Jiabao et son homologue russe Vladimir Poutine »

Vladimir Poutine est attendu en Chine du 12 au 14 octobre 2009, à l’invitation de son homologue Wen Jiabao pour des entretiens puis une réunion de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS), qui regroupe la Russie, la Chine, le Kazakhstan, l'Ouzbékistan, le Tadjikistan et le Kirghizstan.

Vladimir Poutine et Alexeï Miller… 2008

En juillet 2009, Gazprom lançait le chantier du gazoduc « Sakhaline-Khabarovsk-Vladivostok. »

La « crise » aidant, certains rapprochements entre la Russie et la Chine pourraient se faire plus pressants… La « crise » tout comme les élections de 2012…
Bien que…

 

MOSCOU, 28 août - RIA Novosti.  Gazprom juge trop onéreux le projet de gazoduc Altaï censé relier la Sibérie occidentale à la Chine comme et reporte sa construction sine die, lit-on vendredi dans le quotidien « Kommersant », proche des milieux d'affaires.

A présent, le monopole russe du gaz accorde la priorité à Sakhaline dans les livraisons de gaz aux pays du sud-est asiatique. Toutefois, le ministère russe de l'Energie a l'intention d'inclure le gazoduc Altaï dans le schéma général de développement du secteur gazier du pays à l'horizon 2030. Quant au délai de réalisation de ce projet, le ministre de l'Energie Sergueï Chmatko estime qu'il dépendra directement du début de la mise en valeur du gisement Tchayandinski, soit 2016 au plus tôt.

Le prix du gaz pour la Chine dépendant directement de ce projet, cette variante a été rejetée par les Chinois, fait remarquer une source proche de la corporation. Un autre manager du monopole russe a confirmé que, depuis un an le projet Altaï est au point mort. Une autre source, proche des pourparlers avec les Chinois, a indiqué que le projet Altaï ne figurait pas aux pourparlers.
« Le monopole gazier préfèrera la construction accélérée d'une usine de GNL (gaz naturel liquéfié) à Yamal que dans l'Altaï, car la mise en valeur du gisement Zapoliarny dans la presqu'île s'effectue plus rapidement et l'Europe n'a pas besoin de volumes supplémentaires de gaz », indique l'analyste Maxime Chéïne de « Broker Credit Service » commentant la situation.

Selon une information informelle de Gazprom, Alexeï Miller prévoit d'effectuer un voyage de travail en Chine à la mi-septembre. "Au cours de la préparation de cette rencontre, les Chinois ont proposé un projet de construction d'une station de mesure du gaz en Transbaïkalie, en Sibérie orientale. En somme, ils sont revenus à l'idée des livraisons de gaz du gisement de Kovykta situé dans la région d'Irkoutsk.

Mais le gisement d'Altaï ne peut transporter que du gaz de Sibérie occidentale, et il s'agit d'autres points de vente", a expliqué le manager de Gazprom.
Le partenaire de l'agence de conseil « RusEnergy », Mikhaïl Kroutikhine, estime que deux obstacles se dressent devant le projet Altaï: tout d'abord, il est trop cher, raison pour laquelle les Chinois ne sont pas prêts à payer, d'autre part, le plateau d'Oukok par lequel doit passer le tube est un lieu sacré pour les habitants locaux et une zone de Baïkal, c'est-à-dire une réserve nationale.
Mikhaïl sait le projet est gelé. « D'ailleurs, il ne faut jamais dire jamais, précise-t-il. On voit que, malgré le manque de bien-fondé économique, la construction des pipelines Odessa-Brody, en Ukraine, et BTS-2, en Russie, ainsi que celle du gazoduc Vladivostok-Khabarovsk se poursuit ».

 

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Léon Areva, le 3 octobre 2009

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