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… Avec sérénité. Sérénité est une bonne compagne, surtout quand il s’agit d’attendre la décision de Brasilia…
En lice, Boeing, Saab et Dassault. Combattent donc virtuellement dans les airs, le « F18 » de Boeing, le « Gripen » de Saab et le « Rafale » de Dassault…
En coulisse Barack Hussein Obama, Fredrik Reinfeldt (premier ministre suédois) et Nicolas Sarkozy se démènent… Dans cette bataille du ciel, ce n’est pas faire injure au Brésil et à son président Lula, de dire que les capacités opérationnelles de ces trois avions ne seront pas primordiales dans la décision finale… Si les aspects industriels et technologiques pèsent un bon poids, le choix sera avant tout « politique ». Mais plus le temps passe et plus la pression des Etats-Unis se fait forte… Avons-nous de sérieuses raisons d’être serein ? Le Brésil et la France sont liés par un partenariat stratégique de défense… Lire la conférence de presse conjointe de M. Luiz Inacio Lula Da Silva et de M. Nicolas Sarkozy, du 23 décembre 2008.
De bonnes raisons donc, d’autant que le Brésil possède le « Sao Paulo », porte-avion que la France a bien connu du temps où il s’appelait « Foch »…
Le « Rafale » existant en version « navalisée » présenterait quelques opportunités pour le Brésil alors que la même version du « F18 » est bien trop lourde… et que le « Gripen » n’est que « terrestre »…
La simple lecture d’une carte nous rappelle que le Brésil a plus de 8000 km de côtes maritimes… 4.5 millions de km2 d’eaux territoriales sans compter une forte espérance « pétrole »…
Et réalité souvent oubliée, la France est le seul « grand pays » a été présent en Amérique du Sud grâce à notre Guyane ! Nous avons 700 km de frontière avec le Brésil. Pour faire bon poids dans cette compétition, la France dit oui à un transfert de technologies à presque 100%. Un « oui » qui est permis grâce au fait que le Rafale n’intègre aucun composant « made in USA » et que nous n’avons pas à obtenir une autorisation des Etats-Unis pour exporter notre Rafale… Ce qui n’est pas le cas du « Gripen »… Le Brésil, client exigeant qui souhaite que son futur avion soit construit sur place, est donc un client « potentiel » sérieux… Le « montage » final, si le Brésil retenait le « Rafale », pourrait réserver quelques surprises aigres-douces… (Reprise par le France des « Mirage ») ?... Pour conclure temporairement et nous inscrire dans l’attente en compagnie de Sérénité…laissons la place à « Multipol ». Portemont, le 27 août 2009
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