Dans sa grande tradition, Albion aime la mer et les océans…
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Deux. Le ministère de la défense britannique a donné son accord pour la commande de deux porte-avions « géants »… Une commande à 5 milliards d’euros (4 milliards de livres). Et pour enfoncer le clou, Ann Taylor baronne de Bolton, ministre en charge de l’équipement des armées de déclarer : « Nous investissons 14 milliards de livres dans la Navy et dans l’industrie maritime sur les dix à quinze prochaines années »…
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Echangeons tous les Morin de la terre contre Ann Taylor !

Cette décision va permettre à BAE Systems et à VT Group de finaliser le rapprochement de leurs activités de constructions navales dans les tous prochains mois.
Ann Taylor de préciser: « ces futurs porte-avions fourniront une capacité militaire importante et vont soutenir de nombreux emplois, environ 10.000 lors des pics de production ».
Les noms de ces deux bâtiments, « plus gros navires de surface jamais construits au Royaume-Uni » sont déjà connus : Le HMS « Queen Elizabeth » et le HMS « Prince of Wales », qui entreront en service en 2014 et 2016.
La décision a été prise malgré les hémorragies du budget de la défense britannique : guerre en Irak et en Afghanistan.
La construction de ces deux porte-avions est apparue comme vitale afin de conserver le savoir-faire de l’industrie navale britannique, assurer les carnets de commande des chantiers écossais et du sud de l’Angleterre, et pérenniser la puissance de la Royal Navy.
Et si le gouvernement français avait en son temps laissé entendre la possibilité de construire un porte-avion en « partenariat » avec les britanniques, vantant les effets de séries pour abaisser les coûts… Tout était joué à l’avance. Dans les projets-rêves du gouvernement français les coques auraient été construites à Saint-Nazaire… ce qui ne pouvait pas être accepté par les britanniques.
Si nous avions été attentifs, nous aurions pu constater qu’en juillet 2007 « BAE Systems » et « VT Group » signaient un accord pour rapprocher leurs activités de construction et de maintenance navales afin de satisfaire à une exigence du gouvernement britannique qui demandait à ses industriels d'engager une consolidation… alors que les deux groupes attendaient la concrétisation de cette commande majeure pour passer à l'acte.
Lot de consolation, « Thales » est parti prenante dans l' « Aircraft Carrier Alliance », qui participe au projet. « Thales » intervenant dans le « design », la propulsion et les systèmes aéronautiques, estime la valeur de ce chantier à plus de 500 millions d'euros potentiels, sur la phase de construction…
Léon Areva, le 24 mai 2008
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