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Une visite se prépare…
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Au joli mois de mai 2008, Monsieur Bernard Kouchner rendra visite au président d’une démocratie de pointe… Monsieur Nazarbaïev, président du Kazakhstan ! Il pourra tout à son aise, embrasser un président réélu en 2005, au premier tour, avec 91% des suffrages…
Monsieur Kouchner apprend la « realpolitik » !
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Nursultan Nazarbaïev |
Sa mission ? Préparer la visite en France, au mois de juin 2008, du président Noursoultan Nazarbaïev, en « poste » depuis 1990, date à laquelle le Kazakhstan s’est déclaré indépendant – officiellement en décembre 1991 -.
Pétrole et uranium obligent…
Le beau Kazakhstan, ancienne terre de déportation, sous le règne du petit père du peuple Staline, pour les Tatars de Crimée, des Polonais, des Tchétchènes, et les Allemands de la Volga, est aujourd’hui une « mine », non pas de sel, mais de pétrole et d’uranium…
Démocratie de pointe ?
A sa tête donc, le Président de la République, seul à disposer des droits de proposer des amendements à la Constitution ; de nommer et destituer les membres du gouvernement ; de dissoudre le Parlement ; de proposer des référendums ; et de nommer et destituer les gouverneurs des régions (oblystar) et des villes d'Astana et d'Almaty.
Dans toute démocratie, il y a un parlement.
Le parlement du Kazakhstan est composé d'une chambre basse, le « Majilis », et d'une chambre haute, le Sénat. Afin d’être dans les clous de la démocratie, le « Majilis » est composé de 77 députés élus au suffrage universel, à l’issue d’un scrutin partiellement proportionnel.
Le Sénat comporte 39 sièges : 7 sénateurs sont directement nommés par le Président de la République. Les autres sont élus par les grands électeurs des 14 « oblystar » et des deux villes à statut particulier (Astana et Almaty). Nos lecteurs les plus sagaces auront compris que ces grands électeurs sont eux-mêmes nommés par le président de la République…
Une démocratie de rêve pour le Président Sarkozy qui doit piaffer d’impatience : Il se rendra à Astana en 2009…
Monsieur Kouchner soupire d’aise en préparant son voyage. Il ne sera pas nécessaire d’aborder la question du Tibet ou des Jeux Olympiques…
En effet, Karim Massimov, Premier ministre Kazakh, a cosigné une limpide déclaration avec son homologue chinois : « Le Kazakhstan soutient les efforts de la Chine dans ses préparations des JO de Beijing et va renforcer la coordination avec la Chine en matière de sécurité olympique afin de garantir l'organisation réussie et régulière des Jeux de Beijing »
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Monsieur Nazarbaïev, président du Kazakhstan |
Au Kazakhstan, c’est le Président en personne qui a donné le départ du relais de la Torche Olympique…
Ce communiqué précise aussi que la Chine et le Kazakhstan sont tous les deux convaincus que les JO de Beijing sont un grand événement pour le peuple mondial, favorisant le renforcement de l'amitié et de la coopération.
Un communiqué « riche » qui rappelle que le Kazakhstan réitère son adhésion ferme à la politique d'une seule Chine et son opposition à "l'indépendance de Taiwan" sous quelque forme que ce soit, à toute tentative visant à créer "deux Chine" ou "une Chine, un Taiwan", de même qu'à l'entrée de Taiwan dans toute organisation internationale ou régionale n'acceptant que les pays souverains comme membres.
Et pour faire bon poids, les deux amis entendent continuer leur coopération dans les domaines de la sécurité nationale et de la lutte contre le terrorisme, le séparatisme, l'extrémisme, les crimes transnationaux et le trafic de drogue.
Un vrai voyage de vacances pour notre champion national de l’ingérence et tutti quanti…
Gageons que notre Premier ministre François Fillon, qui a « visité » le Kazakhstan en février 2008 aura su conseiller Monsieur Kouchner. A son retour, le « french doctor » sera-t-il aussi rêveur que le Premier ministre ?

Nous ne manquerons pas de vous présenter ce pays à la grande histoire mouvementée.
Simon de Quoisiry, le 20 avril 2008
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Nous avons entamé aujourd'hui un dialogue extrêmement constructif avec la perspective de signature de contrats très importants pour l'économie française" : François Fillon a adopté un ton volontariste lors de sa visite officielle vendredi à Astana au Kazakhstan. "La France est aujourd'hui le cinquième investisseur au Kazakhstan et nous allons très vite faire mieux", a promis le Premier ministre après avoir rencontré le chef de l'Etat Noursoultan Nazarbaïev. De fait, la Russie, la Chine mais aussi l'Allemagne ont des relations commerciales plus fortes que la France avec ce pays d'Asie centrale à la forte croissance économique et surtout riche de ressources naturelles.
Gaz, minerais dont de l'uranium, mais surtout pétrole, dont le Kazakhstan a les huitièmes réserves les plus importantes au monde, tous les regards des grandes puissances se tournent vers ce pays. Or le Kazakhstan a prévenu dernièrement qu'il serait de plus en plus exigeant dans ses relations commerciales. Noursoultan Nazarbaïev a ainsi menacé les investisseurs exploitant ses vastes ressources naturelles de rompre leurs contrats d'exploitation. Il a aussi prévenu que les "règles du jeu" allaient changer à l'avenir.
Avec la France, aucune signature d'accords commerciaux n'est formellement intervenue au cours du déplacement de François Fillon mais le groupe d'aéronautique et de défense EADS a conclu un protocole pour l'achat de titane au Kazakhstan, dont le montant pourrait s'élever à terme à un milliard de dollars. Plusieurs accords de coopération ont été également conclus entre les deux pays, dont l'un dans le domaine ferroviaire. Depuis 15 ans et le déplacement de François Mitterrand, aucun dirigeant français n'avait fait le voyage au Kazakhstan. Nicolas Sarkozy devrait à son tour se rendre à Astana en début d'année prochaine.
http://www.europe1.fr |
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