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Enterrement de « première classe »...
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Le Colloque ? Discrètement remplacé par un séminaire… « César » voulait débattre de l’identité nationale. Et tout se termine donc par une « césarienne » en catimini. Selon un sondage, seuls 22% des Français auraient trouvé le débat sur l’identité nationale « constructif ». Et Besson le larbin n’a pas manqué de reconnaître qu’«objectivement, ce n’est pas faux... Ils ont raison.»…
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Difficile pour le ministre de l’Immigration et de l’Identité nationale de justifier et défendre son initiative ?… Il lui a suffit de rappeler l’engagement de campagne de Nicolas Sarkozy. Engagement qu’il est bon ton de feindre l’avoir oublié…
Et donc de respecter sa feuille de route…

Je continuerai à parler de l'identité nationale parce que je crois que l'identité nationale pour un peuple c'est quelque chose d'essentiel, et parce que je crois que la France traverse une crise d'identité, que cette crise est grave, que cette crise est profonde, que cette crise est dangereuse. À nous contester le droit de parler de notre identité nous créons les conditions d'une crise identitaire. Nous ne savons plus qui nous sommes parce que nous n'avons plus le droit de parler de ce que nous sommes.
Je continuerai donc de parler de l'identité nationale parce que c'est un sujet qui concerne tous les Français, parce que je ne veux pas laisser le monopole de la nation à l'extrême-droite, parce que je me fais une haute idée de la France, parce que je n'ai pas honte de mon pays, parce que je n'ai pas honte de ses valeurs, de sa culture, parce que je n'ai pas à m'excuser d'être Français, parce qu'au contraire j'en suis fier, parce que j'aime la France pour ce qu'elle m'a donné en partage, pour ce qu'elle m'a permis de devenir.
Je continuerai à parler de l'immigration en posant le problème de l'identité nationale parce que ce que nous avons de plus précieux à offrir à tous ceux qui veulent vivre en France c'est la fierté d'être Français qui est bien davantage qu'un statut juridique, et parce que le partage de cette identité qui est la nôtre, avec la culture, la langue, les valeurs qui la fondent est la condition de leur intégration réussie.
Extraits- Discours de Besançon – 13/03/2007
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Passons sur tout ce dont déclamait le candidat Sarkozy et qu’il ne connaît pas, lui, Sarko l’Américain si fier de l’être…
En bon larbin, Eric Besson est allé au « charbon ». Aussi feint-il d’être surpris et de déplorer les «caricatures» et les «phénomènes exogènes» qui auraient saboté le débat, débat qu’il qualifie d’ «indispensable».
Donc, une enquête « Obea-InfraForces » qui a été réalisée pour « 20 minutes » et « France Info » à partir de la question :
«Estimez-vous que le débat sur l’identité nationale a été constructif?» fait apparaître que 22,2% des sondés ont répondu «oui», 63,1% ont répondu «non», et 14,7% ne se sont pas prononcés. Selon « 20 Minutes », l’enquête a été réalisée par téléphone auprès d’un «échantillon représentatif de 1.000 personnes constitué selon la méthode des quotas».
Candide, le ministre justifie ce peu d’enthousiasme ainsi que les résultats, du fait que les « Français » n’ont pas compris sa démarche. Si nombre de sondés ont vu des mauvaises intentions dans ce « débat », du genre : « c’est pour stigmatiser les étrangers ou les Français d’origine étrangère", Eric Besson s’en défend : [...] C’est grotesque, j’ai voulu un débat pour rassembler, pour dire ce qui nous lie, ce que sont nos valeurs»…
Et dans l’incompréhension, bien sûr, ne manquent pas quelques causes « extérieures » au havre de paix qui règne habituellement en France : vote suisse sur les minarets et « l’attitude de quelques jeunes après les matchs Algérie-Egypte», sans compter sur l’entrée dans le champ français du voile intégral…

Le Vieux Port à Marseille…

Le ministre a bien admis quelques lacunes dans sa démarche. Ne pas avoir assez associé les intellectuels à sa démarche, ne pas avoir «créé, dès le début, un comité des sages ou un comité d’orientation». Le ministre omet de nous dire que les « intellectuels » ne se sont pas privés d’intervenir à tout bout de média…
Les sondés ont été 53,4% à trouver que le débat était porté par « une démarche électoraliste». Par nature, c’est à croire que les sondés sont « méchants » ! Et le ministre de s’insurger : «Je n’avais pas du tout anticipé la polémique sur les élections régionales. [...] J’ai entendu mille fois qu’il paraît que ce débat a été lancé pour les élections régionales, ce que je continue à trouver absurde. Mais dont acte.»
Mille « sondés » ont donc fait de la peine au ministre Besson.
Et le Colloque qui devait conclure ce débat « essentiel », avec remise d’un rapport de synthèse, s’est transformé en séminaire gouvernemental sous la férule de François Fillon… qui a annoncé les mesures…
Vous avez dit mesures ?

« Le drapeau tricolore devra être effectivement apposé sur chaque école et la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, qui constitue notre référence républicaine, devra être présente dans chaque classe » dixit François Fillon qui envisage aussi la mise en place d'un "carnet de jeune citoyen" à partir de la rentrée 2010 et un renforcement de l'éducation civique à l'école pour 2011…
Tout « ça » pour « ça » ?
Alors que dans le même temps, un sondage, un autre, « TNS-Sofres » faisait apparaître que 65% des Français éprouvent un sentiment d’ « affaiblissement de l’identité nationale » à cause de :
-l'immigration (30 %)
- la perte des valeurs (20 %)
- la diversité culturelle et ethnique (18 %)
- la religion (13 %)
-des raisons politiques (11 %).
Le ministre s’est-il penché sur ces résultats ?
Nous y reviendrons…
Portemont, le 26 février 2010
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