jeudi 11 mars 2010

Nous contacter


Effectuer
une recherche
sur le site :


Pour recevoir
la Lettre
des Manants du Roi, j'inscris mon
adresse courriel :

.

Ils vont mettre le paquet…

Avec « Luc Chatel, ministre de l'éducation, nous allons mettre le paquet sur l'information en milieu scolaire » Mettre le paquet… Madame Roselyne Bachelot excelle dans cet art… Après la grippe, il lui faut se refaire une « santé ». Prochaine cible ? Les jeunes. Et le ministre Bachelot d’insister, de souligner qu’il y a : « un réel manque d'information et d'éducation à la sexualité des plus jeunes »

Le dernier rapport de l’Inspection générale des affaires sociales tombe à point.
A plus d’un titre.

Ce rapport nous dit que «…  trente-cinq après la loi Veil, qui légalisait l'avortement, l'accès à l'interruption volontaire de grossesse (IVG) et à la contraception est encore compliqué, alors que la France compte plus de 200 000 IVG par an. »

Il se félicite de la loi de 2001 qui a porté le délai légal, insistons sur le légal… de 10 à 12 semaines… Le tout pour faciliter l’accès à l’avortement et à la contraception…
Mais il s’inquiète ce « remarquable » rapport de l’Inspection générale des affaires sociales : des avancées, certes, mais « fragiles »…

Et le ministre Roselyne Bachelot n’en revient pas : « 50 % des IVG sont pratiqués chez des femmes qui sont sous contraception, pilule ou stérilet »

Vraiment, Madame Bachelot n’a pas de chance : trahie par la grippe, trahie par les Français, minables trouillards qui claquent des dents devant une seringue de rien de tout et n’ont pas voulu se faire vacciner en masse… trahie par la loi de Simone Veil au service de la grande Faucheuse…

Et l’Inspection générale des affaires sociales d’attirer l’attention sur le « niveau préoccupant » d'échecs des moyens de contraception, rappelant que 72% des IVG  sont réalisées sur des femmes qui étaient sous contraception…

Que vient faire le ministre de l’Education dans cette galère arborant le pavillon frappé de la tête de mort ?

Mais bien sûr ! On nous dit que l'Education nationale est à la traîne, qu’elle ne « joue » pas suffisamment son rôle en matière d’éducation sexuelle. C’est bien connu, tout devient jeu…

 Heureusement, le ministre Bachelot est là ! Affichant une volonté de fer, le ministre va s’attacher à garantir un égal accès à l'avortement sur le territoire et promet une consultation médicale gratuite et anonyme pour les mineurs…

On nous en dit des choses, des choses terribles… Que le nombre d'établissements pratiquant l'IVG est passé de 729 en 2000 à 639 en 2006 et que cette baisse du nombre d’établissements a réduit le choix quant aux méthodes d'IVG. Et que l'IVG chirurgicale est de moins en moins pratiquée. L’IVG chirurgicale ? Méthode « peu attractive » pour les personnels de santé…

Que ne lance-t-on pas une campagne contre ces « salauds » de personnels de santé ?

Une campagne aussi vigoureuse que celle pour la grippe… le ministre Bachelot y songe-t-il ?

Mais dans un premier temps le ministre entrevoit une solution : « …une hausse de 10% de la rémunération pour les établissements pratiquant l'IVG. »

Un grand ministre Roselyne Bachelot, tout dévoué à la culture de mort…

Un ministre souvent hilare et ignorant.

Un ministre qui ignore que la vie des femmes est marquée par la maternité. Un ministre qui ignore ou veut ignorer tous les mystères du désir de grossesse. Un ministre qui ignore ou veut ignorer que sur 10 000 mineures enceintes – par an- 6000 avortent.

Le ministre Bachelot est-il autiste ? Vous me direz que toute notre société en prend le chemin et que le ministère de la Santé est loin d’être seul en cause… Celui de l’Education nationale le serait-il plus encore? Que transmet- elle à nos enfants ? Est-ce son rôle ? Elle qui peine tant et tant dans la pénible transmission de savoirs élémentaires…

Et les familles me direz-vous ?

Mais tendons l’oreille, entendons ces femmes de toutes conditions qui témoignent :

Extraits

« A 36 ans, Nathalie se découvre enceinte. « C’était tellement improbable. Je portais un stérilet, j’étais en pleine remise en cause professionnelle, je n’avais aucun projet avec cet homme. Cela n’avait aucun sens. »
« Aurélie, 24 ans : « Cela ne pouvait pas tomber plus mal. J’étais à deux semaines de passer mon diplôme. » Cécile, 28 ans : « J’ai oublié de prendre ma pilule. Ce bébé m’a échappé, comme un acte manqué. »
« Interruption volontaire de grossesse, IVG. Dans ses jours les plus sombres, Véronique entend plutôt « Il voulait grandir ». Armelle tique sur le « volontaire ». Pas si simple. « C’était la peste ou le choléra. Garder l’enfant nous aurait mis lui et moi dans une situation impossible. Y renoncer a été la plus grande déchirure de ma vie. »
« Y renoncer a été la plus grande déchirure de ma vie »…
 « A une époque où l’on planifie l’arrivée des bébés, il est difficile d’admettre que la conception échappe en partie à la volonté, note Geneviève Delaisi de Parseval, psychanalyste elle aussi. Or le désir d’enfant n’a rien d’un projet rationnel. C’est un désir de l’inconscient. » C’est pourquoi il arrive qu’un couple ne puisse pas avoir d’enfant alors que tout va bien sur le plan physiologique. Ou qu’une grossesse survienne malgré la pilule ou le stérilet.

Vera, 49 ans, pensait ne plus être féconde. Sa vie avait été heureuse et bien remplie. Mais elle avait plusieurs épreuves à affronter. « J’approchais de la cinquantaine, mon père vivait ses derniers instants, mes deux grands enfants s’apprêtaient à quitter la maison… » Sa grossesse, surprenante, inespérée, venait lui offrir une diversion. « C’était une vie à la place d’une autre, une joie malgré la peine. » Elle décida pourtant de ne pas la mener à son terme, « la raison prenant la place du cœur ».

 « Ce qui se passe dans le corps offre en effet une sorte de pause psychique dans un moment de tension, analyse Bernadette Rondot-Mattauer. Pendant un temps, la grossesse se présente comme la possibilité de nier une perte ou de combler un manque. L’IVG pourrait ensuite marquer l’abandon de ce fantasme. Et le franchissement de la perturbation. » Malgré le chagrin, « il m’a semblé que quelque chose s’était mis en place, qu’une page avait été tournée », confirme Isabelle.
Alors que l ’avortement est institué comme un droit depuis trente ans, la majorité des femmes le vit encore dans une culpabilité terrassante. « Pour des raisons propres à chacune, tantôt culturelles, tantôt familiales, ou liées à leur trajectoire individuelle, explique Geneviève Delaisi de Parseval. Souvent, la honte se révèle à l’égard des autres enfants », ceux qui sont déjà là ou qui naissent par la suite. « Je n’osais plus me présenter devant mes filles, confie Florence. Je n’arrivais pas à assumer ce que j’avais fait. Quelle mère monstrueuse étais-je devenue ? » Et Céline : « Après mon avortement, j’ai fait plusieurs fausses couches avant de parvenir à être enceinte. J’ai vécu chacune d’elles comme un châtiment. » « Quand mon fils est né, ajoute Géraldine, j’ai ressenti de plein fouet le chagrin que j’avais étouffé lors de mon IVG. J’ai pris la mesure de ce à quoi j’avais renoncé. »
Toutes comptent pendant des années l’âge qu’aurait leur enfant s’il avait vécu. Fort heureusement, cette culpabilité peut être surmontée avec un accompagnement psychologique. « Quelque chose, dans leur histoire, n’a pas permis aux femmes d’avoir cet enfant-là. Mais celles qui avortent sont aussi celles qui ont – ou auront – des enfants », assure Bernadette Rondot-Mattauer.

L’intégralité…

« Y renoncer a été la plus grande déchirure de ma vie »

Que « vaut » une société qui n’entend pas de telles voix ?

Mesurons-nous l’ampleur de ce « problème » ?

Quand le prendrons-nous à bras le corps et le cœur ?

Simon de Quoisiry, le 4 février 2010

Transmettre à un ami
Imprimer
Réagir

© lesmanantsduroi - Tous droits réservés.