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Au-delà d'un résultat et de ses chiffres...
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C'est à la FRANCE que nos compatriotes d'Outre-mer ont manifesté leur attachement! Chassez le naturel, il revient au galop! Pour Monsieur Sarkozy, tout comme Monsieur Eric Besson – qui en serait surpris?-, la France n'existe pas... Notre amie Anne-Lys prend connaissance du rejet du projet d'autonomie pour lequel Guyane et Martinique votaient...
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Merci Anne-Lys. Oui, continuons à faire aimer la France!
Portemont, le 16 janvier 2010
Je m'éveille ce matin pour apprendre en même temps que la Guyane (à 70%) et la Martinique (à 80%) ont rejeté un projet d'autonomie accrue (qui masquait - mal - une future et proche indépendance) et que M. Sarkozy s'en réjouit parce que, dit-il, cela montre "l'attachement des Guyanais et des Martiniquais à LA RÉPUBLIQUE !"

Je veux bien qu'il soit républicain (dans la fonction qu'il exerce, c'est même nécessaire), je comprends qu'on soit républicain même si je ne le suis pas du tout, mais là, il y a tout de même « comme un défaut » : Ainsi, Guyanais et Martiniquais auraient seulement manifesté leur attachement à la forme républicaine du gouvernement, forme républicaine dont ils auraient pourtant pu tout aussi bien bénéficier dans une Guyane et une Martinique indépendante, voire dans un rattachement de ces départements à n'importe quel état républicain ? Non, c'est à la FRANCE que nos compatriotes d'Outre-mer ont manifesté leur attachement. Mais pour M. Sarkozy, une seule chose importe : son propre préjugé politique pour la forme républicaine de gouvernement et pour les "valeurs républicaines", si vagues et peu respectées qu'elles soient aujourd'hui. La France, il s'en moque... Il l'avait déjà montré, avant son élection à la Présidence de la République, par diverses déclarations assez inquiétantes. On aurait pu croire que représenter la France devant le monde entier l'avait conduit à changer quelque peu sur ce plan. Eh bien non, quand il s'exprime à chaud, son naturel revient au galop et ses véritables préoccupations montrent le bout de l'oreille et même le visage entier : M. Sarkozy n'aime pas la France, il aime la République, et la France seulement quand elle est en République ... et encore !
Heureusement, il y a encore 70% de Guyanais, 80% de Martiniquais pour aimer la France. Vous me direz que c'est parce qu'elle les nourrit, leur accorde des avantages qu'ils n'auraient pas si elle n'était pas là pour les soutenir. C'est vrai, mais en ces temps où tant de gens (suivez mon regard !) crachent dans la soupe qu'ils sont venus réclamer, ce n'est déjà pas si mal que d'avoir "la reconnaissance du ventre". C'est en tout cas beaucoup mieux que M. Sarkozy que la France a porté aux plus hautes fonctions, qui en profite et y prend plaisir, mais qui oublie, dès que son naturel reprend le dessus, de l'en remercier.
En attendant, nous qui aimons la France plus que tel ou tel régime politique, continuons à la faire aimer...
Anne-Lys |
Avec une participation de 48,16 %, moindre qu'en Martinique, les Guyanais ont, eux aussi, nettement rejeté toute transformation de leur département. Dix-neuf communes sur vingt-deux ont voté non, avec des scores qui dépassent 80 %, voire 90 % dans l'ouest et dans l'intérieur de la Guyane, là où la droite obtient traditionnellement ses meilleurs résultats. Toutes les grandes villes ont voté non à plus de 60 % (61 % de non dans la préfecture, Cayenne, et 79 % à Kourou). Ce résultat est un échec pour la classe politique locale - les présidents des conseils régional et général, les quatre parlementaires guyanais, dont la députée Christiane Taubira, et les principaux partis de gauche - qui s'était engagée au sein d'un front commun en faveur d'une autonomie limitée.
http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/01/11/martinique-et-guyane-refusent-une-autonomie-accrue_1290081_823448.html |
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