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Plafond bas... Disions-nous...
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Pour en prendre la mesure, les plus courageux pourraient lire les 30 000 pages du rapport de l'armée de l'air brésilienne. Mais la simple lecture des conclusions devrait suffire aux plus pressés...
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Et d'apprendre que pour les militaires brésiliens, le Gripen NG de Saab leur conviendrait bien mieux que notre beau Rafale...
Sans oublier d'entendre que le Super Hornet F/A-18 de chez Boeing fera lui aussi fort bien l'affaire...

Qu'en est-il donc de ce qui fut annoncé comme le « Contrat » après la visite du président Nicolas Qui-Vous-Savez, au Brésil?
Il n' y a toujours pas de contrat signé en bonne et due forme. Rassurons-nous, le Brésil n'est pas la Libye. Luiz Inacio Lula da Silva n 'est pas Mouammar Kadhafi...
Nous en sommes toujours dans la phase des négociations... pour l'acquisition par le Brésil de
36 avions de combat Rafale pour un montant compris entre 4,5 et 5 milliards d'euros.
Et si, d'aventure, tout se passait au mieux,les livraisons de notre bel avion pourraient commencer en 2013 et s'étaleraient jusqu'en 2019-2020... Tout n'étant pas qu'une affaire de sous, précisons qu'un tel contrat assurerait 6000 emplois pendant 4 ans chez Dassault.
Sans omettre le beau transfert de technologies qui serait offert au Brésil attendu que les six premiers appareils seraient assemblés en France et le « reste » au Brésil...
Un point très important pour le Brésil qui spécifiait clairement que le contrat des avions de combat devrait garantir de réels transferts de technologie.
"Ces transferts de technologie ne me font pas peur. Ils sont devenus une nécessité, et c'est là notre avantage face aux Américains", affirmait alors Serge Dassault.
Toute cette lune de miel se déroulait alors que le rapport de l'armée de l'air brésilienne, plusieurs fois reporté, était toujours attendu. Simple rapport technique et consultatif direz-vous...
Mais enfin le voilà! Et de rappeler que les rapports entre les chefs militaires brésiliens et le président Lula sont loin d'être au beau fixe...
D'autre part, Saab offrirait son « Gripen » pour la moitié du prix du Rafale, lequel aurait une heure de vol quatre fois plus chère que le Suédois...
Nos temps sont vraiment difficiles...
Toutefois, il convient de garder à l'esprit que tout achat de matériel militaire, qui plus est de haute technologie et à un tel prix,est avant tout une décision politique...
Ce qu'entend affirmer le président Lula...
Affaire à suivre donc...
Léon Areva, le 10 janvier 2010
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