jeudi 09 février 2012

Nous contacter


Effectuer
une recherche
sur le site :


Pour recevoir
la Lettre
des Manants du Roi, j'inscris mon
adresse courriel :

 

Du « Désarmement »... Du « Pacifisme »... Suite...

Des « Causes inavouées et inavouables des deux dernières guerres mondiales »...
Alors que l'air du temps souffle une fois encore sur l'air de « Désarmons! Désarmons! », Quelques piqures de rappels indispensables.  Un incontournable travail de « JMT » que nous remercions chaleureusement.


« On y voit, clair comme le jour, que la République française n’avait pris aucun souci de l’armée française : rêver après cela, qu’elle, qui ne pouvait avoir de dessein, en avait de guerriers, était la faire encore plus bête que nature ! si loin qu’elle eût développé ce talent, et bien qu’elle eût fait tout ce qui était humainement possible dans l’ordre de l’extravagance, elle n’a point franchi les bornes du Possible, parce que cela lui était interdit par définition. » Charles MAURRAS 29 octobre 1934 in l’AF

Nuremberg-1934


Autodafé- Berlin -1933-

« Le Français ne sait pas qu’il est environné de nationalismes avides. Le Français vit et pense dans une atmosphère artificielle qui lui fait croire que, chez lui, le nationalisme qui est purement défensif, conservateur, statique, constitue néanmoins un je ne sais quoi d’excessif. (…) Nous désarmions depuis 1899. Depuis 1901, l’Allemagne armait. Il suffit de relire les séances des 13, 14 et 15 juillet à la Chambre et au Sénat français, quinze jours avant la guerre pour avoir une idée du contraste entre notre ennemi et nous. » Charles MAURRAS 30 décembre 1931 in l’AF.

« … il ne peut y avoir de sérieuses chances que les Français puissent s’aimer les uns les autres, s’aimer entre eux, sous un régime qui agite et déploie une prime si haute, et si large, et si riche, au contraire exprès de l’Amour !
Aussi longtemps que pèsera sur eux un gouvernement de parti, cette réconciliation apparaît un rêve impossible. Leur régime électif cultive et arrose la haine.
Si l’on chiffrait par UN l’intensité des sentiments de sympathie, d’altruisme ou de charité qui animent normalement des gens qui vivent ensemble, il faudrait chiffrer par cent ou par mille les effets de la prime qu’un régime électif accorde à la rivalité des égoïsmes, ensemencement fatal des conflits.
De temps à autre, la présence de l’ennemi commun peut obliger transitoirement à quelque « union sacrée ». Mais la faible, l’instable union ! La nôtre n’a vraiment duré que d’août 1914 à Janvier 1915, pour le temps de la dictature d’un grand soldat, incarnant le pays qui l’avait implicitement investi : dès le retour du Parlement, l’union se relâcha sous les âpres critiques des assemblées, de leurs groupes divers et de leurs esprits opposés. Fatalement aussi, ceux qui s’étaient posés, comme M. Caillaux, en défenseurs de ce régime des assemblées et des trahisons qu’il fomente, devinrent eux-mêmes des traîtres. Comme ils accusaient autrui de leur trahison, la paix intérieure disparut aussitôt ; il faut se rendre à l’évidence : couvrir les haines d’un manteau plus ou moins épais, et même en interrompre le spectacle public, ce n’est pas établir l’amour. Quand l’accord est ainsi dicté et imposé, il peut pourvoir à des nécessités immédiates ; il lui manque ce qui est l’essence de l’amour, spontanéité, liberté. Or, sans amour, rien n’est prévu ni préparé contre le péril à venir.
Je n’ai jamais pu croire à la durée de cette union. Elle devait mourir avec les circonstances qui l’avaient fait naître ; celles-ci disparues, rien ne la maintenait, toutes les forces du régime tendaient à la défaire. Or, la vue de disputes aussi légales que fatales peut-elle manquer d’inspirer au redoutable vaincu de 1918 un nouveau désir, plus violent, de revenir nous imposer la paix de sa conquête ? Le passé ne peut rendre optimiste sur l’avenir.  (…) … Car « La république et la Démocratie » furent traîtresses à la France  puisqu’elles ont traduit un « dénuement politique immense » qui a stérilisé ses vertus ». Charles MAURRAS   1927  Préface à la nouvelle édition de Quand les Français ne s’aimaient pas

« L’agression, l’invasion ont rendu possible l’Union sacrée autrefois désirée de tous les bons citoyens, non réalisée jusque là. Tous les Français (ou peu s’en faut !) sont unifiés par la guerre. Ils vivent sous le gouvernement d’une seule chose : la guerre. C’est la Monarchie, non d’un être, mais d’un évènement. L’ennemi armé et envahisseur leur a imposé cette conséquence de son assaut, mais une fois retiré, défait et déconfit, quel facteur, quel agent d’union le remplacera ? » Charles MAURRAS 19 avril 1916 in l’AF

« Il y a longtemps que les synthèses de Daudet, le livre pénétrant de M. Alphonse Séché, « les guerres d’enfer », ont permis de classer la guerre de 14 au nombre des effets les plus directs, logiques et nécessaires de la Démocratie.

Il y a longtemps que nous répétons, sur cette catastrophe du monde, les paroles du poète-prophète de l’Amérique Edgar Poë, paroles vieilles de plus de trois quarts de siècle, paroles que nous inscrivions, voilà juste vingt-cinq ans, au fronton de notre premier essai de philosophie générale, les Trois idées Politiques, nées en 1898 ; paroles qu’ils serait juste, naturel et utile de redire, comme une sorte d’oraison jaculatoire, à chaque fois qu’un étourdi, un ignorant, un sot vante les bienfaits sanglants de la Démocratie sanguinaire. Elles sont ainsi conçues : « en dépit de la voix haute et salutaire des lois de gradation qui pénètrent si vivement toutes choses sur la terre et dans le ciel, des efforts insensés furent faits pour établir une Démocratie universelle ».
Dans un univers physique et moral où tout est qualité, où tout est différence, où la ressemblance n’intervient jamais que comme moyen de mesure, c'est-à-dire encore de distinction ; où il n’y a pas deux feuilles d’arbre identiques ; où l’égalité n’apparaît qu’à titre de fiction mathématique commode : le dogme fabuleux de l’égalité n’a pu s’introduire ni s’imposer que par un appel aux forces intérieures et, donc, les moins capables de raison, de conscience et de prévoyance, les plus aptes à laisser s’accumuler les causes de désastre, les plus aptes à les provoquer. C’est ce qu’entendait le visionnaire américain quand lui, si réfléchi dans son art et dans sa pensée, écrivait « efforts insensés » ! Efforts payés de la vie et du sang de millions d’hommes. Du moins si la direction absurde de ces efforts eût été comprise ça et là ! » Charles MAURRAS 14 août 1923 in l’AF.


« Depuis le début de la guerre, Léon Daudet et Charles Maurras ont oublié leur haine contre la République et les républicains, pour ne plus penser qu’à la France » Raymond POINCARE in Mémoires de Poincaré, Au service de la France, tome IX : l’année trouble

Raymond Poincaré


« Si notre défense de 1914-1918 a été un chef d’œuvre d’héroïsme, de volonté nationale, d’art militaire, et si l’on y admire un merveilleux arc-en-ciel de grands chefs guerriers, les Joffre, les Gallieni, les Foch, les Franchet d’Espérey, les Fayolle, les Mangin, les Pétain, les Castelnau, les Weygand, regardez le personnel politique, de la même période quadriennale : à côté de ces tacticiens hardis et rapides, de ces stratèges patients et puissants, il n’y a proprement pas une tête politique de quelque capacité. Ceux qui savaient quelque chose (Deschanel, Charles Benoist, et qui ?) sont à l’écart ou au rancart, et toute vue de politique générale demeurée absente de la conduite des affaires, les idées ne se sont rencontrée qu’à l’état de pièces et de morceaux.

Le plus instruit et le plus réfléchi de la bande était bien M. Poincaré. Il eût craint de passer pour réactionnaire s’il eût adhéré soit à l’esprit politique bourbonien, soit à l’esprit politique napoléonien, et l’on ne peut pas dire que sa pensée ait jamais choisi. Barthou eut des lueurs, largement compensées par les ombres épaisses au milieu desquelles barbotait Briand. Clemenceau ne croyait qu’aux anglo-saxons, presque plus à la France, il n’avait aucune idée de la manière dont elle pouvait ou tenir ou se développer. Il ne fallait rien demander de pareil à Millerand ni à la pâle troupe qui tant bien que mal gravitait alentour. A cette heure critique, on pouvait dire que le sort du peuple français était exactement comparable à celui d’un orphelin dont les tuteurs s’amuseraient à soutenir des thèses de droit ou à prononcer des phrases sonores au lieu d’administrer et d’enclore son patrimoine. » Charles MAURRAS  13 février 1943 in l’AF

« Je n’ai pas pensé de moi-même qu’il fallait « abattre » l’Allemagne « avant tout ». L’Allemagne me l’a fait penser.
En la regardant bien, je me suis d’abord aperçu qu’elle ne voulait plus faire partie de cette République spirituelle à laquelle appartinrent jadis des hommes de toutes langues et de la sienne même : le grand Albert, ou Leibniz, ou Goethe : elle m’a d’abord paru vouloir vivre toute seule sa vie, puis, avec le temps, elle a ambitionné d’être maîtresse de la vie d’autrui ; en dernier lieu, j’ai constaté que l’Oligarchie imposée à l’Etat français entre 1880 et 1940 offre certains aspects d’une colonie allemande.
De ces trois observations, il suit que « la réorganisation de la France « exige que l’Allemagne respecte notre autonomie mentale et n’attente point à notre indépendance de pays et de nation.
Mais ces deux libertés françaises sont-elles compatibles avec l’unité allemande ? Je ne le crois pas. »
Charles MAURRAS

« Les réfutations directes, par voie d’analyse, n’auront manqué ni à Rousseau, ni à Kant, mais la précipitation où vivent les hommes et l’intérêt, hélas, trop cher payé, qu’ils ont à s’abuser au moyen de mensonges spécieux, suffisent largement à les détourner de ces discussions âpres, fermes et décisives. Ils se détourneront moins aisément du grave témoignage apporté par les faits. Les faits de l’histoire des hommes depuis Rousseau et Kant sont d’autant plus précieux qu’ils vont dans le même sens : il y avait longtemps que la guerre civile et la guerre étrangère n’avaient été aussi meurtrières que depuis le traité de paix perpétuelle et les rêves de fraternité humanitaires agglomérés autour de ce traité. De 1789 à 1815, de 1848 à 1870, de 1888 à nous jours, la terre n’a guère cessé de fumer du sang. » Charles MAURRAS 9 avril 1917 in l’AF

« L’Hitlérisme sort du germanisme. Il n’y a pas de filiation plus directe. Tout lecteur de Mein Kampf s’en rend compte pour peu qu’il sache et voit. Ce livre n’est qu’une expression populaire, si l’on veut populacière de l’essence de quelque cent vingt ans de vie intellectuelle allemande qui ont été orientés, dirigés, administrés par les écoles, les gymnases, les universités, tout cela tenu par l’Etat mais qui, déjà, était animé du même esprit germanique, germanitissime, que l’Etat n’avait qu’à subventionner et encourager.
Hitlérisme, c’est germanisme. (…)
Le germanisme est une religion qui a soufflé sur l’Allemagne dès l’occupation napoléonienne, qui n’a fait que croître et embellir au XIXè siècle, tantôt avec le Parlement de Francfort, tantôt avec les victoires de Bismarck, et dont le règne pseudo-Louis quatorzien de Guillaume II a fini par tirer une synthèse d’Etat.
Cet Etat est tombé, cette synthèse non. Elle a survécu à la défaite qui en a même fouetté toutes les puissances et tous les instincts. Hitler les a fait chair : rien de plus. » Charles MAURRAS 5 mai 1940 in l’AF.


QUE FAIRE DE L'ALLEMAGNE ?
De LOUIS NIZER- 1944-  Traduit de l'anglais par Paul Segnitz

« ... Les causes de la défaite française ont été continuellement dénaturées non seulement par les détracteurs de la France, mais même par ses amis. La vérité est que l'Allemagne, dont l'effort total se tendait, en vertu d'une néfaste tradition, vers la conquête du monde, était un adversaire trop puissant pour toute autre nation attachée à la paix. Si les Etats-Unis avaient été attaqués par la Wehrmacht en 1939, ils n'auraient pas été de taille à lutter contre la compétence professionnelle d'une nation guerrière. Pris individuellement, l'Américain ou le Français est plus qu'égal à l'Allemand par le courage et l'habileté, et il lui est bien supérieur par l'ingéniosité. Mais la guerre moderne est basée sur la production massive, et une nation qui se livre, même partiellement, à la fabrication des automobiles et des frigidaires ne saurait se mesurer avec une autre nation qui se dévoue exclusivement à la fabrication des machines destructrices. Autant s'élever contre la « décadence » d'un paisible citoyen assailli et mis à mal par un bandit qui depuis des années s'est exercé à l'emploi d'armes spéciales et de techniques nouvelles pour écharper un adversaire. Si un paisible citoyen ou une nation pacifique a la possibilité de se préparer d'une façon similaire, les prouesses du bandit sont bientôt réduites à néant. Nous le voyons alors sous son aspect véritable d'assassin pleurnichant dans la défaite. Il en fut ainsi, chaque fois, chez les Allemands. Une nouvelle occasion leur sera-t-elle offerte ?

A lire: ouvrage sur:


Jean ZAY, nommé en 1935 par Léon Blum, Ministre de l’Education Nationale, avait exprimé en 1924 ce que lui inspirait le drapeau national :

 « … 1.500.000 morts pour cette saloperie tricolore (…) oui, je te hais dans l’âme (…) Je hais tes sales couleurs (…) ignoble symbole (…) N’oublie pas, malgré tes généraux, ton fer forgé et tes victoires, que tu es pour moi de la race ville des torche-culs… »

En septembre 1933, Léon Blum déclare, en qualité de Chef du Parti Socialiste : «  Du moment qu’on démolit l’armée, j’en suis. »

« Nous pensons que si sérieuses et si graves que soient les conjonctures dans lesquelles l’Europe est aujourd’hui plongée, quelle que soit la gravité de la période dans laquelle nous entrons, l’effort de désarmement général est plus que jamais nécessaire. » Léon BLUM à La Chambre Des députés J.O.  du 2O/12/33

« Ce réarmement de l’Allemagne, comment pouvez-vous le prévenir et l’empêcher, pendant qu’il en est temps encore, sinon par une convention générale de désarmement à laquelle l’Allemagne serait partie ? » Léon BLUM à la Chambre des Députés J.O. du 15.O6.34

« Nous ne voulons par un seul instant croire à la défense nationale. Nous en sommes restés, nous communistes, à cette phrase du manifeste communiste de Marx : « Les prolétaires n’ont pas de patrie … Nous sommes, nous, les partisans de Lénine, les partisans du défaitisme révolutionnaire. »  Maurice THOREZ  1er secrétaire du P.C.   Le 15 juin 193

Léon Blum et Maurice Thorez

« Dès lors, la sûreté de nos Gaules n’existe plus : il faut armer, Armons. » Charles MAURRAS  1937


« Maurice Thorez, Chef du Parti Communiste, résume son concept de défense à la tribune de la Chambre : «  Les prolétaires n’ont pas de patrie (…) Nous sommes résolus à accomplir, sans défaillance et en dépit de la répression, la tâche antimilitariste. »


« Un régime moral, social, politique, économique, a abdiqué dans la défaite, après s’être lui-même paralysé dans la licence. »  De GAULLE


« Comment avez-vous osé déclarer la guerre dans cette situation ? » PETAIN à Daladier

A la surprise de Doumergue, qui en février 1934 lui proposait le ministère de la Guerre, Pétain avait demandé le portefeuille de l’Education Nationale afin, avait-il dit, « de m’occuper des instituteurs communistes ». Sa requête n’ayant pas été agrée, il s’adressa le 5 avril 1934, à son collègue de l’Education Nationale : « Il est de toute nécessité pour le pays, tant du point de vue de sa défense que de son redressement moral, que le corps enseignant s’emploie à former une jeunesse résolue, virile et bien préparée à l’accomplissement de son devoir militaire. »

Parallèlement à la bataille qu’il mène dans le domaine de la stratégie militaire, Pétain tente de faire prendre conscience au pays de la fragilité de la paix et de la nécessité impérieuse de procéder à un réarmement moral. Il s’élève contre l’Internationalisme et les abandons de l’Education Nationale :


« Nous avons fait entrer le communisme dans le cercle des doctrines acceptables. Nous aurons vraisemblablement l’occasion de le regretter (…) Tout ce qui est international est néfaste. Tout ce qui est national est utile et fécond (…) On ne peut rien faire d’une nation qui manque d’âme. C’est à nos instituteurs, à nos professeurs de la forger (…) La crise n’est pas chez nous une crise matérielle. Nous avons perdu la foi dans nos destinées, voilà tout. Nous sommes comme des marins sans pilote, sans gouvernail. C’est contre cela qu’il faut lutter. C’est cela qu’il faut retrouver : une mystique. Appelez-la comme vous voudrez : mystique de la patrie ou plus simplement du souvenir : hors de cela point de salut ».  Maréchal PETAIN    30 avril 1936


En 1937, dans la préface à « Devant l’Allemagne éternelle », alors qu’Hitler, au pouvoir depuis quatre ans, avait déjà commencé à mettre en pratique les principes énoncés dans Mein Kampf, Charles Maurras avertissait : «  … les volontés et les passions germaniques n’auront pas peur d’être ce qu’elles sont, les Allemands ne craindront pas de se satisfaire. Nous pouvons nous tenir pour exposés à subir des conditions pires que la mort. Fort de sa mission de messie humain, ce peuple de seigneurs, cette race de maîtres, s’entraîne déjà à compter quelles légitimes violences devront être imposées aux mâles des peuples vaincus et quelles hontes pèseront sur leurs femmes et sur les enfants. »

« L’Allemagne mènera et devra mener sa lutte vitale suivant le système germanique qui est la projection intellectuelle, le reflet généralisé de la nature germanique. » Charles MAURRAS
(AF, 22 novembre 1918    !!!!!)

En mars 1935, après que l’Allemagne eut rétabli le service militaire obligatoire, violant ainsi une des clauses essentielles du traité de Versailles, Maurras écrit : « C’est la France qui est directement visée ; c’est sa sécurité même qui est en cause. Et à une menace aussi nette aurait dû correspondre un acte énergique. On a attendu vainement  (AF, 19 mars 1935)

En 1927, Charles Maurras estimait que les « directions » de l’Allemagne « ne sont ni conservatrices, ni défensives. Elles sont expansives et conquérantes (…) Ces directions tendent non, comme en France, à maintenir une civilisation, la Civilisation, mais à en « créer » une, flambant neuve, au signe, au sceau, au timbre, au module de l’esprit prussien. Le germanisme (car il n’est pas besoin de prononcer pangermanisme), le germanisme est un islamisme, l’Islam des terres sans soleil : c’est une idée qui va, qui gagne, qui pénètre, qui assimile, dont le fer et le feu ne sont que les auxiliaires, nécessaires parfois à la vérité, secondaires pourtant. » (AF, 14 mars 1927) « Nous sommes en face d’une mystique, d’une mystique armée qui désire uniquement se compléter en artillerie lourde. »  Charles MAURRAS  (AF, 13 mai 1933)


« Quand ils voudront, les boches entreront chez nous ! » CLEMENCEAU


Dans une remarquable intervention (1er mars 1935), Pétain a rappelé la faiblesse de l’armée française et la puissance de l’armée allemande. Il a évoqué « une agression brutale et inopinée » qui se traduirait par « une victoire foudroyante ». Car « les instruments d’une pareille guerre existent déjà … La multiplication des engins blindés motorisés, les progrès de l’aviation ont ouvert de nouvelles perspectives en faveur d’une agression inopinée. L’aviation, en particulier avec sa faculté de transporter la destruction à grande distance, devient un danger de plus en plus redoutable. » Pétain propose « une armée active plus solide, capable d’assurer l’inviolabilité de notre front », permettant ainsi la mobilisation «  de la masse de nos forces nationales ». Et il s’élève contre « la plus dangereuse duperie pour les peuples pacifiques » de « s en remettre à une garantie basée sur le contrôle des armements (…) Qui donc est encore assez optimiste pour s’imaginer qu’une convention nouvelle suffirait à endiguer la volonté de domination de l’Allemagne ? (…) Une France faible, la guerre ne serait plus qu’une question de date ».

« C’est la pétaudière. De Janvier 1930 à février 1934, 14 présidents du Conseil et 9 ministres de la Défense ont manifesté l’impuissance du pouvoir. Dans la seule période de Juin 1937 à avril 1938, soit en dix mois, 6 gouvernements successifs ont présidé aux destinées du pays dont l’existence même est menacée.  Alors que les ouvriers allemands travaillent 52 heures par semaine, leurs homologues français travaillent 40 heures. Une circulaire de Daladier, ministre de la guerre, a prescrit le 29 Juillet 1936, soit quatre mois après le coup de force allemand en Rhénanie : « Aucune heure supplémentaire ne sera effectuée … » Une exception est toutefois prévue pour les arsenaux de l’Etat. La faiblesse de l’effort industriel sera aggravée par des grèves puissantes et nombreuses. Des militants communistes iront jusqu’à commettre des sabotages et Daladier lui-même parlera de trahison. On ne peut donc qu’être surpris de l’aplomb de Léon Blum qui, lors de l’audience du 11 mars 1942 du procès de Riom, déclare : « J’ai réalisé les plans d’armement massifs à un point tel que personne ne l’avait fait encore. »   Général LE GROIGNEC


Houston Stewart Chamberlain

« La défaite de l’Allemagne altéra davantage encore la santé déjà précaire de Chamberlain et en 1921 il s’alita, paralysé. Au début du mois d’octobre 1923 Hitler lui rendit visite et lui parla de ses projets. Sans pouvoir répondre, Chamberlain l’écouta, et le 7 octobre, lui fit tenir une lettre publiée par Edouard Dujardin et dont il est intéressant d’extraire les phrases suivantes : « Vous êtes le contraire d’un fanatique (…) le contraire d’un politicien (…) je ne vous prends par pour un homme de violence (…). Selon Goethe il y a une violence qui vient du chaos et qui y mène et il y a une violence dont l’essence est de former le cosmos (…). C’est dans cette signification cosmique que je vous range, parmi les hommes qui construisent et non parmi les violents (…). Rien ne sera construit tant que subsistera le système parlementaire (…). Votre œil est comme doué de mains, il saisit l’homme et le retient (…) quant aux mains, elles sont si expressives dans leurs mouvements qu’elles rivalisent avec les yeux ; (…) qu’au moment de sa plus grande détresse l’Allemagne se donne un Hitler, cela prouve sa vitalité. Que Dieu vous protège. » Houston Stewart Chamberlain mourut trois ans et demi plus tard. Singulier destin que celui de ce Britannique si passionné par l’Allemagne qu’il en fut aveuglé. »   Pierre Marie GALLOIS


« La propagande communiste changeait toutes les données et ne permettait pas de comparer la situation à celle de 1914. En 1914, Jaurès et ses collègues se proclamaient patriotes et « bons français ». En 1939, les communistes se déclaraient fidèles à Moscou ; selon ses ordres ils prêchaient la paix dans les usines, dans les rues, dans les quartiers industriels et les faubourgs. Ils réussissaient à ralentir les fabrications de guerre ; à causer des accidents mortels dans l’aviation, grâce à leurs sabotages ; parmi les instituteurs, ils régnaient ; or, en cas de conflit, on comptait sur les instituteurs pour former les cadres de l’infanterie. Dans un tel désordre, un Hoche, un Kléber, un Bonaparte réussissaient à entraîner, à galvaniser, à discipliner les jeunes français. Aujourd’hui, j’avais beau chercher, je ne trouvais aucun chef de cette espèce ; ils ressemblaient tous à des fonctionnaires consciencieux, parfois intelligents, mais routiniers. » Bernard FAY


« Vouloir faire croire à la paix, au lieu de consentir à voir une guerre qui vient, cela mène au désarmement qui rendra cette guerre plus désastreuse. Vouloir faire penser qu’on a des millions en poche, quand il n’y reste pas un liard, combine l’escroquerie et le dénuement. Vouloir faire croire à la bienfaisance possible de la lutte des classes et de l’envie démocratique, mère de tous nos maux, n’en diminue point la malice, mais la couvre et la recommande, la protège et la facilite, l’envenime, l’aggrave et la multiplie. » Charles MAURRAS


« Généralissime » Gamelin: Mal renseigné sur l'adversaire, il a craint de s'opposer par les armes à la réoccupation de la Rhénanie en 1936...puis au démantèlement de la Tchécoslovaquie en 1938...

Accueil triomphal d'Hitler dans les Sudètes, 1938

Il croit à l'efficacité de la ligne Maginot, chef d'état-major général de la Défense nationale depuis 1938. Le déferlement des armées allemandes, en mai 1940, va mettre au jour la carence de son commandement.


Dans une lettre de Gamelin à Daladier du 8 Juin 1938, Gamelin proteste sur la décision prise de renoncer à augmenter les effectifs de l’armée, (…) mais il expose que ses demandes « représentaient le minimum nécessaire pour pouvoir répondre de la défense terrestre de la France. Cette situation jointe aux insuffisances de notre armement est d’une gravité exceptionnelle. Je reconnais le danger de laisser connaître ou même soupçonner l’état exact des choses à l’opinion publique. Mais si mon devoir supérieur est de me taire, il me commande de vous exposer personnellement et respectueusement la portée des décisions que vous avez cru devoir prendre. »

En 1940, la France a 35.000 ouvriers dans l’armement travaillant 40 heures, et les allemands 100.000 travaillant 52 heures …

« Agonisante sous Poincaré, la démocratie parlementaire semble mourir sous l’assaut de la rue, en 1934 ; mourir sous l’assaut des syndicats en 1936. »

1936...

De même le capitalisme. (…)
Les élections d’avril-mai 1936 furent d’abord les élections du dégoût. Dégoût d’hommes finis, tarés ou médiocres. Intelligents peut-être, mais de cette intelligence inféconde qui ne s’exprime que par les intrigues ou par les profits personnels, de cette intelligence incapable en vue d’avenir, d’une synthèse des forces nationales, de cette intelligence enfin aussi inapte à enfanter des mythes qu’à mordre sur les réalités. Dégoût de l’état présent du régime. Quelle que soit la couleur des bulletins mis dans l’urne, sept sur dix des électeurs de 1936 étaient convaincus de la nécessité d’une révolution. L’abjection de l’Etat de 1936 à 1937, c’est bien l’abjection française. » Jean-Pierre MAXENCE


« Dans les années 30, Winston Churchill et le général De Gaulle (en fait colonel) s’efforcèrent de sensibiliser à la montée du danger hitlérien des classes politiques aveugles ou veules. Celles d’aujourd’hui n’ont pas plus anticipé les menaces. Les opinions publiques, en France et chez nos voisins européens, leur feront grief de n’avoir rien vu venir ; l’on réduisait à tout va les crédits militaires, assurés que l’on était d’une pacification générale du monde par l’irrésistible essor de la prospérité économique. » Laurent ARTUR DU PLESSIS


« Le développement de l’Etat épuise le pays. La France (évoquant l’avant guerre de 40) était comme ces malades dont les membres dont déjà froids et dont le cœur seul palpite. Chacun des régimes successifs ayant détruit à un rythme plus rapide la vie locale et régionale, elle avait finalement disparu. L’Etat est une chose froide qui ne peut pas être aimée ; mais il tue et abolit tout ce qui pourrait l’être. » Simone WEILL

Simone Weill

« Les esprits hardis et décidés ignorent les obstacles signalés par l’intelligence. La raison ne fonde pas les grandes religions et les puissants empires. Dans les sociétés brillantes par l’intelligence, mais de caractère faible, le pouvoir finit souvent par tomber entre les mains d’hommes bornés et audacieux. J’admets volontiers que l’Europe, devenue pacifiste, sera conquise « par le dernier peuple resté militaire et relativement féodal ». Ce peuple-là réduira les autres en esclavage et fera travailler à son profit des pacifistes chargés d’intelligence, mais dénués de l’énergie que donne la volonté. » Gustave LE BON in Les opinions et les croyances.


« Le 22 octobre 1941, Guy Môquet s’écroulait abattu  par les 12 balles du peloton d’exécution allemand. Il n’avait que dix-sept ans. Une si courte existence et un si tragique destin ! Mais s’il fut une victime de l’Allemagne nazie, Guy Môquet n’a jamais été un résistant.

Guy Môquet était communiste, ce qui n’enlève rien à la cruauté de son sort certes, mais est indispensable à la compréhension de celui-ci. Contrairement à une certaine légende, entretenue depuis 1945, communiste et résistant n’ont pas toujours été synonymes.
Le 23 août 1939, Staline et Hitler signent le pacte de non agression : pour les communistes de tous les pays et en particulier français, l’Allemagne nazie cesse dès lors d’être l’ennemie.

Le PCF dénonce lors la « guerre impérialiste » que la France mènerait contre l’Allemagne.
La nuisance est telle que Daladier, président du Conseil, prononce sa dissolution le 26 septembre 1939. Le 6 octobre Maurice Thorez, secrétaire général du Parti Communiste « français », déserte et rejoint Moscou.

Vidéo: départ de Maurice Thorez à Moscou...

retrouver ce média sur www.ina.fr
 

Le 10 octobre, Prosper Môquet, député communiste, est arrêté et déchu de son mandat.

Prosper Môquet

Contraint à la clandestinité, le parti n’en continue pas moins ses actions de sape contre la nation : propagation défaitiste, sabotages de matériel militaire au sein des usines qui causeront la mort de nombreux soldats français lors de la campagne de mai 1940.
C’est dans ce contexte de collusion avec l’ennemi que Guy Môquet, militant des jeunesses communiste, sera arrêté le 13 octobre 1940 au métro Gare de l’Est par des policiers français. C’est donc, non pour des faits de résistance, mais pour avoir suivi avec toute la naïveté de son âge la position de trahison et de collaboration du PCF qu’il a été arrêté.

Le 22 juin 1941, l’Allemagne attaque l’URSS, le PCF entre alors en résistance contre cette première, nouveau renversement de situation qui ne fait que montrer que le PCF ne détermine pas sa ligne politique selon les intérêts français… Le 20 octobre, Karl Holz, commandant des troupes d’occupation de Loire-inférieure, est assassiné par trois militants communistes, le cycle infernal des répressions commence… Sur ordre des Allemands, Pierre Pucheu, ministre de l’intérieur, sélectionne 27 otages ; Guy Môquet est parmi eux.

Pierre Pucheu et Jacques Barnaud en février 1941

Le soleil éclaire la place d’exécution de ses derniers rayons, lueur funèbre. Douze coups de feu déchirent le silence de cette fin d’après-midi du 22 octobre 1941. Un jeune homme de 17 ans est mort, mais si horrible que soit son destin, il n’a aucun rapport avec la résistance. » Romain VINDEX 2007 in l’AF


« Les fous qui nous conduisent à la guerre sous le drapeau de la paix, d’autres fous qui nous prêchent ce bel évangile sont pour la plupart des fous très sages, car ils palpent, en gros et en détail en espèces sonnantes, ou théoriquement convertibles en espèces, le bénéfice de cette simulation. » Charles MAURRAS 1937 in l’AF

« D’abord, socialiste, tout le monde l’est aujourd’hui. Comme tout le monde était, en France, vers 1900, républicain, et de gauche.
Seulement, pendant des lustres, les socialistes parlaient un même langage « paléo » ou « archéo » marxiste, en tout cas issu du Manifeste de 1848, explicité par la motion d’Amsterdam. Le socialisme européen, pendant trois quarts de siècle, a vécu de la « tactique éprouvée et glorieuse » de la lutte des classes, de la condamnation du réformisme, de la conquête révolutionnaire des moyens de production et d’échange. Tous les partis usaient du même vocabulaire et, en principe, se comprenaient. Tout cela se termina, bien sûr, par deux faillites assez historiques en 1914, puis en 1939 : du moins réussit-on à préserver pieusement l’orthodoxie dont s’étaient réclamés aussi bien Jaurès que Jules Guesde. » André GUERIN in le journal L’Aurore du 4-5 septembre 1971

« Le public a découvert avec stupeur que le lamentable état de notre marine l’avait en quelques années fait descendre du deuxième rang au cinquième, comme l’a montré monsieur Doumer. « Ni unité de vue, ni efforts coordonnés, ni méthode, ni responsabilité définie, négligence, désordre et confusion » est-il écrit dans le rapport général de la Commission. Monsieur Ajam, membre de cette commission, évalue à 700.000.000 le coût du gaspillage. (…)
Les faits dévoilant le désordre et l’indifférence du personnel maritime de l’Etat atteignent parfois à l’invraisemblance. Monsieur Ajam cite un cuirassé chargé d’une cuirasse trop lourde. On la change, elle devient trop légère. Force est de la remplacer encore. Le bateau flotte enfin. Coût : 3.000.000.
L’accumulation de ces négligences arrive à être ruineuse, le prix de nos cuirassés est de 30% plus élevé qu’en Angleterre. Et alors que nos rivaux mettent deux ans à construire un vaisseau de guerre, nous en employons cinq. « Notre manière actuelle de construire, dit monsieur Ajam, c’est l’Etatisme dans toute son horreur et la condamnation du monopole d’Etat ». Des faits analogues se révèlent partout. » Gustave LE BON  1911 in Psychologie politique Et que dire 90 ans plus tard de l’hélice du porte-avion Charles De Gaulle : mêmes causes, mêmes effets

« La CGT peut se maintenir impunément en guerre contre la patrie, l’armée, la société, le capital, ne cessant sa propagande antimilitariste, provoquant les pillages d’usines et les incendies. » Gustave LE BON 1911 in Psychologie politique.


« Je vis dans le monde industriel. Eh bien !laissez-moi vous dire que je constate que l’esprit d’entreprise et d’initiative est découragé. Les menaces dirigées contre le capital, les grèves à jet continu, les attentats trop souvent impunis à la liberté du travail, les menaces fiscales dirigées contre tous ceux qui possèdent et qui épargnent, sont peut-être pour beaucoup dans ce découragement. Les révolutionnaires qui nous poussent dans cette voie sont bien imprudents. Ils sont en train de tuer la poule aux œufs d’or. Ils espèrent qu’avant peu il n’y aura plus de riches. S’il n’y avait plus de riches, tout le monde sera pauvre, les pauvres seront plus pauvres et ce sera la misère générale. » Discours au Sénat de Monsieur Méline du 11 mars 1910.


Portemont, le 11 janvier 2010

Transmettre à un ami
Imprimer
Réagir

© lesmanantsduroi - Tous droits réservés.